Comment aux USA appelle-t-on la gauche américaine, les démocrates ? "the liberals"...
Prend par exemple un catholique : tu diras bien qu’il est de droite. Pourtant, il n’est pas libéral.
Le libéral tient que "la lutte par le vice privé engendre la vertu publique" Or le catholique tiendra ceci comme un hérésie. Pour le catholique, la vertu publique découle de la paix dans l’ordre moral, ce qui est l’antithèse du vice, puisque le vice est défini comme un désordre moral.
En économie, le libéral prônera : "la lutte entre les corps sociaux productifs" (concurrence entre entreprise) et prétendra que cela maximisera la production.
En politique, le marxiste prônera : "la lute entre les classes sociales dans les corps sociaux productif" (lutte des classes) et prétendra que cela maximisera l’égalité politique.
Cela permet de définir les doctrines de gauches : ce sont des doctrines manichéennes, où le combat pour un vice particulier est censé engendrer des vertus communes.
Donc, oui, je persiste, le libéralisme est de gauche. Cela rejoint d’ailleurs l’analyse de Michéa.
De mon point de vue, sur le plan économique, le FN est colbertiste, ce qui est fidèle à la tradition de l’économie politique en France.
Le FN n’est pas de gauche marxiste, au sens où il ne prône pas de socialiser les moyens de production au nom de la lutte des classes. Il prône l’intervention de l’État pour réguler l’économie pour y mettre bon ordre, voire même plus, pour la soutenir. C’est simplement du colbertisme.
Maintenant le question que je pose : Le colbertisme est-il de gauche ou de droite ?
En effet, le niveau des salaires doit suivre l’inflation des prix, pour que les gens puissent vivre de leur travail.
Vouloir diminuer les prix en diminuant les salaires ne peut fonctionner : les entreprises ne baisseront pas immédiatement les prix, car le gain obtenu ira dans les bénéfices. S’il y a répartition de ces bénéfices dans l’entreprise par une augmentation des salaires, celle-ci aura lieu dans un temps ultérieur. De même, si l’entreprise décide d’affecter ce bénéfice à la diminution du prix de sa production, elle le fera dans un temps ultérieur, après avoir consolidé ses résultats.
C’est là que l’on voit que la déflation salariale ne permet pas de juguler immédiatement l’inflation et donc n’influe que très aval sur compétitivité globale de l’économie.
Mieux vaut donc agir en amont de tout ce temps nécessaire aux décisions comptables des entreprises, directement sur le niveau de la monnaie. En plus cela fera une énorme économie en matière de trouble sociaux et de misère au travail. C’est donc du bon sens.