La monnaie de la dette : On n’en sait rien. Ce sera peut-être pas tout blanc ou tout noir. Une partie acceptera les remboursements en Franc (Banques Françaises, Mutuelles Françaises, Italiennes, Grecques, Espagnoles, Russes, Chinoises...etc). D’autres non. C’est une question d’accords et de coopération. Et puis rien ne dit qu’après un certain temps, le niveau du Franc n’augmentera pas par rapport à l’Euro.
N’empêche que je préfère que le pays soit confronté à ces petites tracasseries administratives plutôt qu’il voit sont industrie rayée de la carte...
Le protectionnisme : Pareil. Je préfère ces inconvénients plutôt que détruire des pans entiers de l’industrie du pays. C’est de la légitime défense.
Je ne crois pas que le Front national soit pour l’augmentation des effectifs de fonctionnaires.
Ce qu’il faut comprendre, c’est que la France se traîne avec un vieux taux de change de 1983, impossible à corriger car figé dans le glacis monétaire de l’Euro.
Or, à la fin de la seconde guerre mondiale, les accords de Bretton Woods stipulaient bien qu’un pays en déficit commercial avait le droit de dévaluer sa monnaie pour rétablir sa balance des paiements.
Mais la France n’a plus cette possibilité de régler le niveau de sa monnaie et ne peut donc plus régler sa compétitivité économique à l’international.
C’est encore vrai dans l’UE, comme Sapir l’a montré, car étant donné que les taux d’inflation (l’évolution des prix) diffèrent entre les états de l’UE, la compétitivité économique dans les états divergent : Les pays de l’UE affectés par une grande inflation perdent en compétitivité par rapport aux pays de l’UE où l’inflation est faible.
Or l’instrument de régulation de ces déséquilibres ayant disparu (la capacité de régler le niveau des monnaies les unes par rapport aux autres) ces déséquilibres de compétitivité vont nécessairement croissants : le pays confronté à l’inflation perd en compétitivité, ce qui se traduit en chômage, ce qui induit des coûts sociaux, ce qui engendre une hausse des prélèvements obligatoires, ce qui engendre de l’inflation,...etc.
L’État doit pouvoir "rétroagir" sur l’économie pour la stabiliser. Or, sans capacité de régler le niveau de la monnaie à l’international, comment fait-il ?
Il prône la déflation salariale...
Donc le choix est là : - Soit de dévaluer la monnaie, ce qui implique d’en retrouver la possibilité. - Soit diminuer les salaires...
Je dis qu’il est préférable de dévaluer la monnaie.
De plus, il suffit de comparer le niveau des prix entre la France et le reste du monde pour remarquer que l’Euro-Franc est très surévalué. Ainsi, malgré une économie très productive, la France n’est pas compétitive. Nos prix sont hyper-chers pour ce qui concerne la nourriture, le logement et autres produits de première nécessité. Pensez : un mois de RSA, c’est l’équivalent du salaire d’un ingénieur dans d’autres pays...
Bref l’Euro fort, cela n’est pas un avantage pour les travailleurs, non, les travailleurs doivent travailler durement pour obtenir peu d’Euros, qui de plus ne permettent pas d’acheter grand-chose. L’Euro fort, c’est un avantage pour les sociétés d’import/export, lesquelles n’exportent d’ailleurs presque plus.
Je tiens donc pour évident qu’il faille d’urgence régler le niveau de notre monnaie à un niveau qui soit plus adapté à la réalité de notre économie.
Vous noterez aussi le synonyme de travail : le boulot. Il a une origine obscure, paraît-il.
Pour le reste, au point de vue des formes modernes de travail, je suis assez d’accord avec vous. Mais je considère qu’il est important que les gens travaillent.
Je pense que le travail est une vertu si on se l’impose de soi-même (on s’évertue à). Mais dès qu’il s’agit d’un tourment imposé par l’extérieur, alors, ce n’est plus une vertu.
Au lieu de faire la promotion du travail par l’encouragement à la vertu, elle fut faite par l’encouragement au vice. Et donc la nécessité de travailler fut imposée par l’extérieur, par l’altérité. C’est le fait du libéralisme et de la concurrence qu’il a imposé partout.
Le libéralisme ne peut envisager que l’on puisse travailler par vertu, il doit donc prôner le vice puis obliger sournoisement au travail.
Je connais par coeur cette affirmation : elle est répétée partout... Cependant, je n’ai jamais trouvé une seule référence sur le linguiste qui l’a proposé en premier.
- triballer : remuer de coté et d’autre, agiter. - tribaylle : peine, tribulation - triboler : tourmenter. - tribouil : tribulation, peine, tourment. - tribouillerie : agitation, confusion. - tribulage : obligation de battre le blé du seigneur. - tribulance (synonyme de tribulation)
Pour tribulare en latin : voir ici. tribulo, ?re, ?vi, ?tum
- tr. -[st2]1[-] presser avec la herse, passer la herse, battre (le blé).[st2]2[-] tourmenter, oppresser.
Je maintiens donc ma proposition. Voir dans tribulare l’origine du mot travailler est aussi acceptable (voir plus) que de la voir dans "tripalium".
Sachant l’important de l’agriculture dans l’ancien temps, que l’action de "battre le blé" soit devenu le "travail" par excellence ne m’étonnerait pas...