Cela dit, que je la découvre, c’est un peu normal : je n’ai jamais étudié ces domaines auparavant. D’autre part, cela ne compte pas, puisque je n’ai aucun pouvoir de décision.
Ce qui m’étonne, c’est que tant de gens censés être spécialisés dans ce domaine, qui ont des pouvoirs de décision, ne l’aient toujours point découverte.
Oui, faut adapter le taux de change selon la situation économique. C’est vraiment le béaba.
Mais, de plus, il est illusoire de réguler le commerce des milliers filières économiques simultanément par la seule adaptation du taux de change.
Le taux de change, la valeur de la monnaie est un bien commun. Or la monnaie augmente lorsqu’il y a des exportations. Donc même si on sortait de l’Euro, il y aurait encore des soucis. On en reviendrait à la situation antérieure, où le franc était déjà surévalué.
En France, il y a quelques grosses boîtes qui font des productions peu répandue de par le monde (ex : TGV, nucléaire, Aviation). Ces gros équipements sont vendus des fortunes à l’exportation. Cela pousse donc mécaniquement la monnaie française à la hausse.
Or, cette tendance mécanique à la hausse n’est pas due à une meilleur productivité en France qu’ailleurs, non, elle est due au fait qu’il y a en France des entreprises qui font des productions que l’on ne trouve pas ailleurs, et qui sont à haute valeur ajoutée.
De fait, cela pénalise ensuite la production de tous les biens de base (nourriture, mobilier, poterie, faïencerie, tissus, vêtements, pneu, acier...etc), qui perdent en rentabilité.
Donc l’adaptation du taux de change est une chose, mais il faut encore réguler les flux d’entrée et sortie des marchandises par des taxes aux frontières (protectionnisme).
Oui, il y a des exemples. En pratique, les gens qui bossent n’ont pas le temps d’assurer les tâches administratives, et donc ce sont des administrateurs dans les bureaux qui montent les dossiers et élabore des stratégies.
Ensuite, il y a un vote à 99% de oui, vu que personne n’est bien au fait des enjeux, pour valider les décisions prises en amont dans les bureaux.
C’est d’ailleurs ce qui se passe dans les partis de gauche : la stratégie est faite dans des petits cénacles, puis les militants votent à 99% oui.
C’est normal que cela se passe ainsi. Une société étant fondée sur la division des tâches, personne ne fait le même travail. Certains font un travail de direction, d’autre obéissent.
Faut pas croire, il y a aussi une hiérarchie dans les coopératives (ex : banque populaire, crédit agricole, mutuelles d’assurance, mondragon, ...etc). Il y a aussi des directeurs qui dirigent, des cadres, qui encadrent, et des ouvriers qui œuvrent.
Si le socialisme n’a jamais été appliqué, du moins tel quel tu l’entends, c’est que ta manière de l’envisager est utopique : à partir du moment où tu produits, il y a division des tâches, et dès qu’il y a division des tâches, il n’y a pas égalité des situations. La seule possibilité pour que le socialisme tel que tu l’entends existe, ce serait que tout le monde fasse le même travail...
Or, une société repose justement sur la variété des productions, donc tout le monde ne peut pas faire le même travail, et donc ta vision du socialisme est illusoire.
Mais en pratique, le socialisme, ce sont les sovkose Staliniens. C’est l’abolition de la propriété pour tous, puis son transfert à l’État, afin de créer des armées de salariés gérés par des apparatchiks.
Ainsi le socialisme réalise-t-il l’abolition des classes en pratique, les apparatchiks n’étant que de simples ouvriers, qui ne forment pas un autre classe, car s’il est vrai qu’ils commandent les ouvriers et que les ouvriers doivent impérativement leur obéir sous peine de déportation, les apparatchiks aiment beaucoup les ouvriers.
Il explique bien le problème que pose l’Euro. A partir du moment où la monnaie d’un pays est surévaluée par rapport à celle d’un autre, toutes ses productions coûtent beaucoup trop chères pour qu’il puisse en vendre, y compris à l’intérieur. Cela fait donc mécaniquement augmenter les importations et diminuer les exportations. Par conséquent, cela détruit le système économique de ce pays, ce qui crée du chômage.C’est vraiment un mécanisme économique de base.
Déjà qu’on peut se demander, si, à l’entrée de l’Euro, le taux de change entre le franc et le mark était équitable, mais vu la divergence des économies des deux pays entre-temps, je ne vois pas pourquoi se traîner avec un taux de change des années 1980 : l’Allemagne, c’est 180 milliards d’euros d’excédent, la France 60 milliard de pertes...
Mais c’est encore pire. La parité de l’Euro étant ajustée selon l’offre et la demande, et donc la balance commerciale dans les faits, les excédents commerciaux Allemands tendent à faire augmenter l’Euro, car l’Allemagne a de fait une monnaie sous-évaluée.
Or, la France est en déficit commercial. Cela signifie donc que sa monnaie est sur-évaluée.
L’Euro est sous-évalué pour l’Allemagne. L’Euro est sur-évalué pour la France. La présence de la France dans l’Euro maintient un Euro trop bas pour l’Allemagne. La présence de l’Allemagne dans l’Euro maintient un Euro trop haut pour la France.
Donc, le maintient dans l’Euro, c’est la faillite économique assurée sur à peu près tout les plans en France, et donc une explosion du chômage telle qu’il est illusoire de croire que les prestations sociales pourront l’encaisser. Rester dans l’Euro, c’est la paupérisation programmée du peuple français.
Au moins, voilà notre président prévenu. Il ne peut plus ignorer ce fait économique. Rester dans l’Euro, c’est appauvrir le peuple.
Nous verrons bien s’il préfère l’Euro ou le peuple. A si demander si la démocratie, ce n’est pas en fait le pouvoir de l’Euro, par l’Euro, pour l’Euro.