Pégase : dont la préoccupation favorite est le profit,
l’opportunité pour s’enrichir ou prendre une part de pouvoir ; mais
toujours pour des convictions bassement mercantiles,
Faire du profit, prendre du pouvoir, mais pas forcément pour des convictions mercantiles... C’est une religion, avec une idéologie... Donc prendre du pouvoir pour appliquer une idéologie.
Revoyez Attali et Mélenchon : "nous avons le même but, Mr Mélenchon", disait Attali...
C’est une technique de prise de pouvoir politique.
Note : l’État français est lui-aussi est un ordre.
Je comprendrais la laïcité si elle interdisait aux membres l’État d’appartenir à un autre ordre que l’État, afin qu’il n’y ait pas d’État dans l’État, et que celui-ci ne soit pas dévié de sa fonction au service du peuple, étant entendu que tout membre d’un ordre est un clerc de cet ordre.
Or si la laïcité exclue en effet aux membres de l’État d’appartenir en même temps à un ordre de l’Église catholique, elle a totalement oublié de soucier de la double appartenance à l’État et à l’Église maçonnique (Comme un certain Cahuzac, membre du Grand-Orient, qui avait la main sur le budget, et donc la connaissance de toutes les dépenses de l’État...).
C’est ce genre d’oubli malencontreux qui me fait penser que la laïcité est une fausse loi, pensée exclusivement à son avantage par l’Eglise maçonnique, laquelle a fort opportunément oublié de se compter comme une religion... (et ainsi peut noyauter l’État en toute liberté).
La laïcité doit donc être pensée, non pas comme une grande innovation de la réflexion politique, mais comme une loi de répression contre l’Église catholique, au profit de l’Église maçonnique.
Gaspard : La maçonnerie ne "veut" pas. La franc-maçonnerie est un mouvement vaste
et complexe regroupant dans sa majorité des gens de bonne volonté...
La maçonnerie est un ordre, au sens de corps social organisé et hiérarchisé, dont les membres jurent obéissance et fidélité par serment.
Cette structuration la distingue radicalement, disons par exemple d’un club de supporter de foot local, unis par une vague affection commune, ou du café-philo du coin réunissant les aficionados de la philosophie.
Non, cette structuration en ordre caractérise une société de type militaire, avec ses grades, les plus haut gradés qui commandent, les plus bas qui obéissent.
Puisque cette organisation est hiérarchique, et qu’il y a de moins en moins de gradés à mesure que l’on monte dans la hiérarchie, il arrive forcément un certain degré où il ne reste qu’un seul gradé, le maître de l’organisation, son général (cela dit, cela peut aussi être un conseil qui prend des décisions collégiales).
Par conséquent, lorsque je dis "la maçonnerie veut", il faut comprendre qu’il s’agit de la volonté de son général, qui, en redescendant les échelons, doit être appliquée.
Avec les sociétés hiérarchiques, il y a une volonté, la volonté du général en chef qui est vouée à être appliquée par ses services. (il n’y a d’ailleurs que dans ce cas que l’on peut parler d’une volonté pour un groupe, en revanche le concept de "volonté générale" appliqué à un groupe désorganisé n’étant pas pertinent).
L’Eglise catholique aussi est un ordre. Les ordres sont les structures sociales les plus puissantes, du fait de leur cohésion, beaucoup plus que les foules, trop désorganisées, qui se dissolvent facilement.
Le combat entre la Maçonnerie et l’Église est donc un combat entre deux ordres, la maçonnerie voulant devenir la nouvelle église catholique : catholique signifie "pour tous" (comme dans mariage pour tous) et universel (comme dans déclaration universelle des droits de l’homme).
Après, il faudrait entrer dans le détail, car il y a en effet des loges que l’on ne peut atteindre qu’après un certains nombre de degrés d’initiation aux secrets, ou encore d’autres, réservées exclusivement aux juifs, et cela reste de toute façon mystérieux. Mais Florient donne beaucoup de détail dans la conférence ci-dessus et donc il ne me sert donc à rien de les répéter.