L’égalité de droits (le fait qu’il n’y ait pas d’esclave ni de
discrimination raciale, par exemple) L’esclave est celui qui ne s’appartient pas à lui même. Or le fou, enfermé à l’HP, s’appartient-il ? Le meurtrier, enfermé en prison, s’appartient-il ? Ne sont-ils pas des esclaves, d’une certaine manière ? Ne doivent-il pas obéir sans cesse ? Il n’y a donc pas égalité des droits, où alors il faudrait abolir l’HP et la prison, c’est-à-dire prétendre qu’il n’y aura jamais ni fou, ni criminel.
La liberté de chacun (tant
qu’elle est conciliable avec le bien-être commun) D’instinct, vous réduisez la porté de la liberté, car vous concevez bien que la liberté absolue est illusoire
me semblent être de bons principes principe vient du latin principium, qui signifie "ce qu’on prend en premier", c’est-à-dire que c’est un postulat, un axiome (comme le principe d’incertitude en quantique ou le principe d’invariance de la vitesse de la lumière en relativité).
Lorsque l’on construit une théorie par-dessus des principes, il faut que ces principes correspondent à la réalité telle qu’elle se présente. Or, y-a-t-il, aujourd’hui, égalité de tous et liberté pour tous ? Non. Donc poser la liberté et l’égalité en principe est inapte à construire une théorie politique. C’est pour cela que je préfère les voir comme des promesses, qui sont des buts.
Et ce n’est pas une promesse, c’est un chemin sur lequel l’humanité peur choisir ou non d’avancer.
En effet, entre le principe et le but, il y a la stratégie. Mais pourquoi accepter une stratégie, sans en connaître la finalité ? A partir du moment où une société s’organise pour parvenir à un but, de fait, chacun se retrouve lié aux autres dans la perspective d’aboutir à cette fin, et il n’y a donc plus liberté absolue, de même que chacun accepte d’agir à un certain niveau, donc il n’y a plus égalité absolue des situations...
Par conséquent, cette stratégie libertaire et égalitaire ne peut produire qu’une société désorganisée et sans but, vide de sens.
MiseryIndex : J’oubliais, merci pour l’honneur que vous me faites d’apprécier certains de mes commentaires. C’est normal de ne pas être d’accord en tout.
Ensuite, c’est vrai que je vois une cohérence dans "la théorie de la conspiration" et que je suis charmé par le christianisme et l’ouverture qu’il donne sur les pensées antiques grecques et juives.
Mais je crois qu’il convient de placer la réflexion au plan des "ordres", en tant que corps sociaux agissant de manière coordonnée, et non au plan des personnes, et encore moins au plan des catégorisations de type "race, classe" qui ne sont pas des corps sociaux organisés en tant que tel.
miseryindex : Je n’ai pas été élevé dans la religion chrétienne, et comme chacun, j’ai vécu selon l’idéologie 68arde de la libération sexuelle. Cependant, avec le recul, j’ai constaté que ces comportements, vides de sens, n’aboutissait qu’à des comportements d’addictions, voire pire, justifiait de considérer l’autre uniquement comme un objet de plaisir.
Lorsque j’ai découvert la doctrine chrétienne sur ce point, un peu sur le tard, j’ai bien été obligé de reconnaître son exactitude, car elle correspondait à ce que j’avais tiré de mes expériences personnelles.
C’était pour rezazera : Gaspard : Ok, nous convergeons bien pour dire que la maçonnerie est un ordre. Pour le reste : La maçonnerie n’a-t-elle pas du charme ? N’est-ce pas merveilleux cette promesse pour chacun d’être absolument libre et l’égal de tous y compris des puissants ? Cette promesse est-elle possible à tenir ?
Que veux-tu, les ordres religieux, corps hiérarchisés et organisés, cela existe. Ils sont très similaire dans leur fonctionnement aux États, qui sont aussi des ordres, avec un commandement à leur tête et des serviteurs qui en applique les ordres.
S’il n’est pas absurde de s’enquérir des buts des États, ce que font tous les services secrets du monde, il n’est pas absurde non plus de s’enquérir des buts des ordres religieux...
Les ordres, du fait de leur cohésion, sont les structures sociales qui ont la plus grande force politique (ex : l’ordre de Thulé). Comprendre leur but, décrypter leurs stratégies est donc essentiel.
En ignorer l’existence, ou les traiter comme un club de supporter de l’équipe de foot locale, est un déni de réalité.
Mais c’est vrai que la réalité peut rendre triste.