Ce qu’ils veulent tous les deux, c’est d’abord abolir les états européens, et la première étape fut de les endetter au maximum.
Mais le problème est plus complexe qu’il n’y paraît, car comme les états ont une dette imposante, leur abolition risquerait de fait d’enrayer les remboursements.
La stratégie de Mélenchon est la constitution d’un Etat européen autour de la BCE (c’est sa proposition à la présidentielle de créer un Fond national, inclu dans un Fond fédéral européen, abondé par la BCE et dont les financements seraient "démocratiquement" orientés). Mélenchon prône essentiellement la constitution d’une structure parallèle à l’Etat français abondé directement par création monétaire par la BCE, convenablement soumise à l’Europe et qui absorberait peu-à-peu l’Etat actuel.
Or Attali ne trouve que ce n’est pas le moment, car les Etats européens, comme la France, sont encore trop puissants, il faudrait les forcer à se vendre morceaux par morceaux, et surtout à diminuer leurs forces militaires. Donc Attali souhaite faire durer le plaisir un peu plus longtemps.
Donc, ce qui paraît bien, c’est qu’Attali et Mélenchon sont en fait d’accord sur les buts, ils sont juste en désaccord sur la stratégie.
La logique du rétablissement économique implique de sortir du carcan de l’Euro et de L’UE. Il n’y a pas de raison lutter contre les Anglo-Saxon, il suffit de se protéger d’eux (établir un protectionnisme)
Après, je ne sais pas ce qui se passera, mais la France reste encore une puissance militaire, donc avec des alliances bien senties (Venezuela, Argentine, Russie), il n’y a rien à craindre.
Pour le coup, Machiavel, je te trouve bien douillet par rapport à tes discours habituels : la reconfiguration politique obligera certes a un peu de casse dans les élites mondialistes françaises actuelles, mais ce n’est pas gênant : que celles-ci aient moins d’oseille à la fin du mois par ce qu’elles seront privés d’influence politique ne les tuera pas (ils ont faits suffisamment de réserves). Cela ne compte pas par rapport au danger de mort immédiat du peuple français qui peine de plus en plus à se nourrir.