Il
n’est pas venu apporter la paix sur cette terre. Il apporte l’épée pour séparer les justes des injustes. Il apporte un combat spirituel sur terre. Sa venue introduit la division. Ce fut en effet le cas dans le judaïsme.
Je pense que tu aurais pu titrer ton article plus rigoureusement : "La dimension chrétienne de Chavez". Il est indéniablement dans une tentative de syncrétisme, dans la continuité de la théologie de la libération. Il le dit bien d’ailleurs : "Chavez le chrétien a rencontré Castro le marxiste". Après, Chavez n’a pas nécessairement raison sur tout, il suit son chemin.
Ce n’est pas incompatible. Les riches doivent aimer les pauvres et être charitables avec eux. Les riches doivent être des modèles d’amour et de vertu pour le prochain, car il est beaucoup plus difficile pour eux d’entrer dans le Royaume des cieux.
Un patron qui aime ses employés les payent bien. Il se soucie de leurs conditions de travail, il veut alléger leur peine, il est à leur service. Et il sera même heureux qu’ils puissent sortir de leur condition de salarié.
Ce n’est pas comme ces cyniques actionnaires qui demandent des profits à deux chiffres, sans se soucier même des conséquences. Ceux-là, ils iront directement à la Géhenne.
La compassion réciproque, là est le seul chemin d’une humanité fraternelle et apaisée.
Prôner la lutte des pauvres, ceux-ci qui n’ont rien, contre les riches, ceux-là qui ont tout, c’est, sans rire, comme proposer celui-ci qui a des mains nues de combattre celui-là qui a un bombardier nucléaire... Tu parles d’une proposition vicieuse...
La mobilisation des pauvres contre les riches produit son corolaire pervers, la mobilisation des riches contre les pauvres, car peu sont ceux qui, désignés comme un ennemi, n’en viennent à considérer ceux qui le désigne ainsi comme des ennemis.
Prôner la lutte des uns contre les autres, par l’imitation sociale, revient à prôner la lutte des autres contres les uns. C’est au final prôner la lutte réciproque.
Le message du Christ, c’est l’amour réciproque, la compassion réciproque. Ainsi seulement, l’imitation sociale prend un tour vertueux.
Les pauvres devraient donc terroriser les élites, les subjuguer totalement, par la peur de l’enfer et de Dieu, pour qu’enfin ils cessent leur égoïsme destructeur.
Le Verbe manifestant la menace punitive de la puissance divine, en une action pacifique.
Je te trouve fortement excessif. Si tu observes l’organisation des différentes églises apostoliques (éthiopienne, indienne, orthodoxe, moyen-orientales), tu verras toujours peu ou prou la même structure.
Ensuite que l’empire Romain ait voulu en faire une religion d’état est un autre problème. Constantin s’est converti pour des raisons personnelles, et lui-même était plutôt en faveur de la doctrine d’Arius. Mais la doctrine d’Arius a été jugée contraire à la tradition apostolique à l’époque.
Quand le centre politique de l’Empire Romain s’est déplacé à Constantinople, les successeurs de Saint-Pierre ne sont pas allés à Constantinople pour autant.
L’institution chrétienne de Rome est vieille de presque 2000 ans. Sur 2000 ans, il est possible de trouver des erreurs, mais on peut trouver aussi quelques institutions dans le monde qui en 10 fois moins longtemps ont fait 10 fois pire.
Je continue à me fier à l’Eglise de Rome, car elle a interdit de recourir à l’esclavage aux amériques dès 1537, elle a dénoncé le libéralisme, elle a dénoncé le communisme, elle a dénoncé le nazisme, ceci en des temps ou d’autres se sont emballés pour ces doctrines ou pour ces pratiques.
Aujourd’hui, elle continue encore de jouer un rôle positif pour la paix entre les hommes.
L’histoire a montré qu’elle a eu raison sur tous ces sujets.
Il est manifestement très désinformé et se défoule du trop-plein de la colère qu’il a hérité de sa lecture de Nietzsche.
Les millions de mort du christianisme sur tous les continents, c’est une blague... L’église Romaine a explicitement interdit aux européens de se livrer à l’esclavage dès 1537 (bulle veritas ipsa). Il n’y a pas eu d’esclavage au Québec, par exemple. Mais, les pouvoirs politiques temporels... Quant au servage, il s’agit d’une forme de salariat, et encore, le serf ne pouvaient être chassé de la terre qu’il exploitait, contrairement au salarié qui peut être viré sans difficulté... Le servage avait quasiment déjà disparu quand Louis XVI l’abolit sur le domaine royal, en 1776.
Le monde chrétien était un monde peuplé d’Artisans et de Paysans indépendants, propriétaires de leurs outils de production avant la Révolution. Mais les manufactures naissantes avaient grand appétit de salariés...
Quant au commerce des hommes, des femmes et des enfants, c’est totalement grotesque. Je ne connais pas un lieu en France où il y avait des marchés aux esclaves. De fait, il n’y en avait pas... Aucune archive, rien ne le montre et quand on sait cette manie de tout archiver...