Je connais déjà : je faisais parti de la motion C du PS dans le temps (Celle de Mélenchon / Hamon).
Mais le protectionnisme Européen n’est pas intéressant. Il faut des instruments plus fins de régulation des échange entre les pays, y compris Européens, car il y a de nombreuses disparités dans tous les domaines.
Et franchement les collaboration d’hier, je m’en moque : je ne me
préoccupe que des collaborations d’aujourd’hui.
Or, collaborer à la réussite de l’UE, qui a nié mon suffrage, imposée le libre-échange, les OGM,...etc, je ne suis pas pour.
Le FN réactionnaire ? Peut-être. Mais après tout, le mariage homosexuel, ça ne me concerne pas. L’euthanasie, je suis contre. Même l’avortement, c’est quand-même un meurtre d’un certain point de vue. Quant à la peine de mort : N’est-ce pas étrange de tolérer la mise à mort des vieux séniles ou des enfants non-désirés, mais de l’abolir pour les meurtriers ?
Alors, bon, je suis peut-être réactionnaire. Je n’avais pas compris que la révolution concernait les moeurs, je croyais naïvement que c’était économique avant-tout.
Face au romantisme révolutionnaire, il est bon d’avoir un ancrage dans le réel.
Voir Pierre Boussel (dit Lambert) sous l’occupation.
Cela dit le FN a aussi été fondé par Roger Holeindre, un résistant.
Tu vois donc que les choses ne sont pas si simples. Les choses ne se laissent pas enfermer dans des catégories toutes faites si facilement !
Maintenant, ceci est un détail : on ne va pas essentialiser les partis politiques... Ce sont justes des sortes de firmes qui proposent des alternatives politiques aux Français. Selon la période les solutions générées sont plus ou moins pertinentes, et c’est là-dessus que l’on peut se faire une opinion.
Le programme économique du FN m’intéresse, car je suis persuadé que le protectionnisme est un bon système. C’est légitime qu’un pouvoir politique se soucie que ses sujets aient la capacité de vivre grâce au travail.
Je n’arrive pas à comprendre pourquoi les partis de gauche ne réalisent pas que prôner le libre-échange et la concurrence entre travailleurs, certains convenablement payés, dotés de droits, et d’autres en quasi-esclavage, aboutit au moins-disant partout. (la tiers-mondisation du pays, devenu pays en voie d’appauvrissement).
La différence de compétitivité, au niveau du coût, c’est le prix qui est donné à la vie humaine... Tous les pays ne donnent pas le même prix à la vie humaine...
Bref, les corporations politiciennes à gauche de l’échiquier politique, ne semblent pas parvenir à envisager un certain protectionnisme, pour je ne sais quelle raison obscure, certainement liée ou à leur idéologie, ou à leur fonctionnement interne, ce qui fait que leur programme économique est mauvais.
Sauf que la révolution est ce qui a - objectivement - installé le capitalisme, en faisant passer le pays d’une économie composé d’artisans indépendants, propriétaires de leur travail, à une économie prolétarisée : des ouvriers salariés dépendant des grands actionnaires.
On ne peut pas être contre le capitalisme et se dire révolutionnaire, car c’est justement la révolution, par ces ruses qu’affectionnent l’histoire, qui a installé le capitalisme en France, puis Napoléon qui l’a projeté dans toute l’Europe.
La révolution, c’est juste un jeu de chaises musicales. La noblesse d’argent (issu du commerce transatlantique) qui se substitue à la noblesse d’or (les guerriers).
Au moins les guerriers ont quelques vertus, surtout dans les périodes de conflits...
"Lénine était un grand Bourgeois...". Original la dictature du prolétariat vu par un bourgeois.
C’est d’ailleurs exactement ce que l’URSS a donné. Une dictature sur les prolétaires par des apparatchiks.
Personnellement, la dictature, ce n’est pas mon truc.
Mais comme tu dis, l’important, ce n’est pas la position sociale, mais la vertu des intentions. Or le fonctionnement d’un "Parti" ne pousse pas à la vertu, comme l’URSS l’a démontré, il produit non pas une lutte des classes, mais une lutte des places : il faut coller le mieux possible au discours fantasmé du parti pour monter en grade.
Le "Parti" n’est pas l’alpha et l’oméga de la politique, c’est son fossoyeur. La politique est devenue un marché où s’affrontent des corporations spécialisées.
Mettre un bulletin dans l’urne pour élire le candidat du parti, c’est comme mettre un billet dans la caisse pour acheter le produit de la marque... C’est juste du commerce...
Tous les 5 ans, le pays organise une grande lutte pour le pouvoir, une mise au enchère électorale des postes à responsabilité. C’est la guerre civile institutionnalisée.
C’est vraiment le modèle libéral : celui-ci est fondé sur la concurrence au travail qui serait censée engendrer la meilleure économie = polémergisme (polémos = guerre + ergos = travail en grec). La politique libérale fait de même : c’est la concurrence entre partis (polémopartisme) qui est censé engendrer le meilleur gouvernement.
Quant à la "lutte des classes"= polémoclaturisme, c’est de la même veine... Voire c’est pire. Envoyez combattre ceux qui n’ont rien contre ceux qui ont tout, et voyez la boucherie... Je ne sais plus quel grand bourgeois disait : "la lutte des classes existe, et nous l’avons gagné".
Toutes ces idéologies modernes ont ce point commun, prôner la concurrence ou la lutte interne comme recette magique de résolution des problèmes. Tirer une habileté de la guerre, ça pourrait se désigner polémosophie.
Les polémosophies modernes : la concurrence au travail produit la meilleure économie :-> polémergisme. la lutte des classes produit le progrès historique :-> polémoclaturisme. la concurrence des partis produit le meilleur gouvernement : -> polémopartisme. la lutte des espèces produit l’évolution :-> polémospécisme.
Notons que le rapport de classe étant au sein du travail, le polémoclaturisme se réduit au polémergisme, ce qui fait que le libéralisme et le marxisme ont le même effet sur les conditions de travail : c’est l’augmentation de la conflictualité, d’où le stress.
La vérité, c’est que c’est l’amour qui produit le meilleur, pas la lutte, ni la guerre, ni la concurrence. Entre philosophie et polémosophie, il faut opter pour la philosophie.
Isga, Sauf que les lambertistes ont été collabos et que Mélenchon est un ancien lambertiste....
Mais bon, aujourd’hui je ne vois pas de courant politique dont l’idéologie est issue de l’ordre de Thulé...
L’intelligence économique est de reconnaître que seul le protectionnisme est viable à long terme : c’est ainsi que la France (Colbert), l’Allemagne (Bismark), les USA (Hamilton, Lincoln) ont pu créer une économie prospère.
Les fruits du protectionnismes sont bons, ceux du libre-échange sont pourris. Or, on reconnaît l’arbre à ses fruits.