Après que les Révolutionnaires est mis à bas tout ce qui restait du ’Royaume de France’
Notez, en langue française, il existe un temps dénommé subjonctif : Après que les Révolutionnaires aient mis à bas tout ce qui restait du ’Royaume de France’
Sous la monarchie, tout était plus simple : toute personne sur le territoire national était sujet du roi de France. Un Mazarin ou un Léonard de Vinci étaient sujets du Roi. Necker, par exemple, ministre d’état de Louis XVI, était genevois. Certains étaient Bretons, poitevins, alsacien, picards, flandriens,...etc
Le problème vint lors du sacrifice du roi, avec la réorganisation du principe politique autour de la notion de "peuple français" : c’est quoi le peuple français ?
En 2 siècles, ce problème n’a toujours pas été résolu.
La monarchie définissait la "France" par le territoire géographique qui suivait ses principes de gouvernement.
Cela dit, il est évident que les gens ne sont pas des pions, et que, pour la convivialité de la société, les lieux nécessitent une certaines continuités des populations en leur sein.
Le localisme est d’un très grand intérêt sur tout un ensemble de plans (y compris en écologie), et il s’oppose absolument au mondialisme. Ceux qui habitent un lieu depuis plusieurs générations sont prioritaires sur les nouveaux-venus, car c’est la succession des générations qui fructifient un lieu.
Il n’y a que guère que les pillards qui affectionnent les raids éclairs.
Première chose : l’esclavage a été explicitement interdit par l’église en 1537. Encyclique veritas ipsa : Nous décidons et déclarons, par les présentes lettres, en vertu de Notre
Autorité apostolique, que lesdits Indiens et tous les autres peuples
qui parviendraient dans l’avenir à la connaissance des chrétiens, même
s’ils vivent hors de la foi ou sont originaires d’autres contrées,
peuvent librement et licitement user, posséder et jouir de la liberté et
de la propriété de leurs biens, et ne doivent pas être réduits en
esclavage. Toute mesure prise en contradiction avec ces principes est
abrogée et invalidée.
Seconde chose : En Nouvelle-France, au Québec, en Métropole, il n’y avait pas d’esclavage. Hélas, l’esclavage s’est imposé dans les colonies récupérées sur d’autre pays comme un fait accompli. Mais il est vrai que ce fut une erreur de la monarchie de ne pas l’abolir, mais d’essayer de le "réguler".
Troisième chose : Oui, c’est l’église qui a inventé les hôpitaux, les orphelinats et les hospices. C’était sa mission de service au peuple. C’était une bonne chose et c’était dans l’ordre de sa mission. Je ne vois pas ce qu’il y a reprocher à l’Eglise d’avoir organisé le système de soin...
Quatrième chose : La richesse n’avait aucune importance sous l’ancien régime, car c’est le sacré qui guidait la politique. Pensez : Louis XIV emprisonne Fouquet, l’homme le plus riche de Royaume, quand Sarkozy dîne au Fouquet’s... La marchandisation est le fruit de la Révolution, conséquence de sa destruction du sacré.
Cinquième chose : l’ancien régime n’était pas basé sur une législation universelle, mais sur des législations particulières : chaque homme était considéré unique, du fait de sa dignité, par conséquent considérer tout le monde identique était vu comme une horreur (c’est une chosification des hommes). D’ailleurs, aujourd’hui encore, malgré le verni d’universel sur la législation, celle-ce se perd toujours en une multitude de dispositifs particuliers (selon le "quotient familial", le niveau de revenus,... etc). On voit bien que la législation universelle a ses limites. C’était donc un régime qui prenait en compte l’intérêt particulier de chacun.
Sixième chose : Les corporations de métiers. Elles étaient des universités d’artisans libres, propriétaire de leur outil de production, en monopole local. Les connaissances y étaient libres, pour assurer la qualité des production. Chaque artisan y était sévèrement encadré : il avait droit à un nombre limité de salariés et d’établissements. En échange, ces universités de métiers assuraient la protection sociale. Les artisans préféraient eux-même ces dispositifs, car ils étaient foncièrement égalitaires. Mais ces dispositifs entravaient les oligarchies marchandes, qui les dénonçaient. La révolution a dissout ces structures (loi Le chapelier, décret Allarde), au non de la "fin des privilèges", pour en vendre les biens aux oligarchies, ouvrant ainsi la porte à la concentration sans fin du capital qui fera rage au XIXème siècle.
Enfin, c’est la monarchie qui a aboli le servage, maté les grands seigneurs féodaux, inventé la démocratie (cahiers de doléance).
La République a réintroduit la féodalité (sur critère marchand), et la servage (renommé salariat).