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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 1 vote
    ffi 19 février 2012 21:43

    @gaz :
    l’état n’est pas une oligarchie.
    Historiquement, c’est le corps des officiers du roi mis en place pour lutter contre les oligarchies d’alors (les seigneurs féodaux). De fait, après un effort sur plusieurs générations (disons de Louis IX à Louis XIV - l’Etat, c’est moi), les oligarchies ont finalement été matées par l’Etat pour le compte de la monarchie.
     
    Mais, ayant coupé la tête du Roi, puis ayant mis le commandement de l’état aux enchères périodiques, la révolution a fait de l’Etat un corps sans tête, dont la prise de contrôle est le petit jeu permanent des oligarchies du moment. Les oligarchies ont institutionnalisé la "démocratie" pour durer (en fait la possibilité de lutter en permanence pour contrôler le pouvoir politique), par la manipulation idéologique (c’est ça le trait de génie !).
     
    Enfin, la notion de norme ne vient pas du tout avec le libre-échange : les universités d’ouvriers (les corporations d’ancien régime, associations composées de travailleurs indépendants) avaient déjà développé leurs normes.



  • 7 votes
    ffi 19 février 2012 19:33

    L’Agrentin :
    Un état civilisé ne doit pas faire une politique qui aboutisse à déporter les populations pour raison de travail. C’est une manière de faire de la traite d’êtres humains. L’exode rural fut pour moi une sacrée erreur.
     
    L’Etat doit au contraire aider à créer le travail sur place, à partir des populations et des matières premières qui s’y trouvent.
     
    Sinon, ça désorganise toute les solidarités qui existait précédemment, ce qui provoque des troubles sociaux à terme.
     
    "Calculer" les migrations, c’est vraiment considérer les gens comme des pions. C’est bien comme cela que le système politique nous considère. C’est la marchandisation des populations. Ce n’est pas acceptable.



  • 4 votes
    ffi 19 février 2012 18:20

    Mais bien-sûr que les migrations, à partir d’un certain seuil, posent des problèmes de troubles à l’ordre public.
     
    Prenez un million de retraité parisiens, et laissez-les s’installer en Provence. Au résultat, vous aurez les enfants du pays qui ne pourront même plus se loger, à cause de l’augmentation du coût du logement. Cela causera des troubles à l’ordre public.
     
    Les migrations doivent donc être gérées politiquement. C’est une évidence. Cela n’a rien à voir avec la peur, cela à voir avec des comportement collectifs qui nuisent à autrui (bien que les individus eux-mêmes ne souhaitent pas nuire en tant que tel, c’est l’effet de masse qui est nuisible).
     
    Prenez l’analogie du petit village traversé par une nationale, fort empruntée par les camions. Aucun camionneur ne souhaite nuire, à titre personnel aux villageois, mais l’intensité de la circulation, elle, est nuisible, du fait du bruit et des accidents générés.
     
    Simone Weil (la philosophe) disait (en gros) que les gens déracinés se sentent tellement précaires qu’ils n’ont de cesse de vouloir déraciner tout le monde. Je crois que l’on en est là : les politiques suivies ont tellement déracinés les gens en France que la sédentarité est presque devenue un gros mot.



  • 2 votes
    ffi 19 février 2012 18:04

    L’idéal serait même, si le besoin se fait sentir sur place, d’aider ces pays à établir des systèmes de sécurité sociale.



  • 10 votes
    ffi 19 février 2012 17:55

    Surtout que ce qui brise les solidarités, en pratique, c’est le fait de pousser les gens à se "déporter" et à s’éparpiller sans cesse, ce qui fait qu’ils ne se connaissent plus du tout (cf anonymat des grandes villes). Les gens mettent du temps à s’apprivoiser mutuellement, ils ne sont pas des pions ni des machines. L’amitié vraie ne se fait pas en un jour. Après un jour, c’est le bal des hypocrites.
     
    Les liens de solidarité sont toujours long à s’établir.
    Les migrations humaines ne sont pas gérables comme la juxtaposition de marchandises sur un étal.
     
    L’homme, en tant que sujet pensant et ressentant, n’est pas un objet inerte : c’est pour cela que le travail ne peut être géré comme un marché.
     
    Mais Isga reste dans sa chosification des hommes, à la suite de ce qu’il croit comme idéologie salvatrice de la situation, car la déconstruction du sacré post-révolutionnaire, à laquelle il adhère, aboutit à une chosification (marchandisation) des hommes : il y a la chosification de gauche et la chosification de droite.
     
    Depuis la révolution, les hommes sont perçus comme des numéros, des nombres, des choses, sans spécificité ni aspirations particulières.

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