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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 9 votes
    ffi 5 juin 2011 22:31

    Robin reste malheureusement enfermé dans ses catégories.
    .
    Il voit dans le libéralisme un chemin vers la liberté. Mais la généralisation du salariat n’est en rien synonyme de liberté : c’est le retour au servage (et encore les serfs ne pouvaient être chassés de leur terre, tandis que les salariés peuvent être chassés de leur travail).
    .
    Le "libéralisme" est un faux ami. Il semble découler de la liberté, mais pas du tout. Pour désigner correctement le libéralisme pour ce qu’il est il faut un mot plus expressif : "la concurrence au travail" = polémergisme (grec polémos : guerre, ergos : travail).
    .
    Là où existe un pouvoir et des oligarchies, le secret espoir d’entamer les hostilités pour conquérir la suprématie sur ce pouvoir, tend les oligarchies à plaider pour mettre en place les conditions de guerroyer sans entrave.
    .
    D’où la mise en avant du polémergisme, puis sa mise en oeuvre avec la révolution de 1789, pour lever toute contrainte politique à la guerre économique.
    .
    De même, sur l’inflation, Robin est prisonnier de sa compréhension réductrice du phénomène : il la réduit à la hausse des prix.
    .
    Or l’inflation est essentiellement due au décalage entre production de valeurs monétaires et croissance matérielle de l’économie.
    .
    Il se trouve que l’accroissement des valeurs monétaires dans l’UE est de 10% par an. Si la hausse des prix est de 2%-3%, ces valeurs monétaires vont bien quelque part : Dans l’inflation des actifs (actions, produits dérivés, produits financiers).
    .
    De plus, il y a inflation de la dette...
    .
    L’inflation sur les prix est la sanction immédiate d’une "mauvaise politique" gouvernementale, et celle-ci est payée par la génération qui la subit. Cette génération peut donc agir directement pour évincer le gouvernement fautif.
    .
    Avec le système actuel, l’emprunt à long terme aux banques privées, c’est les générations futures qui payeront : on "remet à plus tard". Il y a donc décohérence temporelle entre la sanction et l’erreur : l’inflation n’est que remise à plus tard, et précipitée "en attendant" dans une sphère virtuelle.
    .
    Comme nous l’avons vu, la planche à billet fonctionne à plein (10% par an), utilisée par le privé, et si l’inflation qui en résulte n’apparaît pas dans les prix, celle-ci apparaît bel et bien dans le prix des produits financiers, ce qui a des conséquences sur les taux d’intérêts payé par les pouvoirs publics car il faut bien se refaire une santé après l’effondrement des fausses valeurs (18% d’intérêt pour la Grèce).
    .
    Le système est donc plus tordu, mais les principes font que tout revient au même. La différence majeure étant que, les politiques n’ayant rien à dire aux banques centrales, puisqu’elles sont indépendante, ceux-ci sont impuissants à agir contre les fautes de gestion monétaire. Et puisque le peuple se voue à des dirigeants politiques, rendus impuissants par traité, au final, le peuple se retrouve avec une inflation considérable de ses taxes, de ses prix, de ses impôts, de ses matières premières, de ses logements, tout en ayant aucun moyen de recours...
    .
    Bref, le meilleur système est simple et direct : Le gouvernement doit être responsable de la politique monétaire, et fixer de lui-même la quantité de monnaie en circulation sur son sol. Un mauvais gouvernement peut être rapidement chassé par le peuple car il constate les dégâts immédiatement, grâce à l’inflation des prix.



  • 13 votes
    ffi 5 juin 2011 21:55

    Se rassembler pour se rassembler n’a aucun intérêt...
    .
    Sarfati a 100% raison quand il évoque la Vérité. La Vérité, qui est cohérente et unique, est le seul concept fiable qui permet de rassembler les gens.
    .
    Devant l’évidence, tout le monde s’accorde naturellement. L’union ne se fait que par accord sur le vrai. S’il y a désaccord sur le vrai, il n’y a aucune raison d’être uni. L’union est un produit par une vérité partagée. Donc il faut chercher la vérité.
    .
    Le parti pose en préalable l’union pour agir. Mais ce faisant, la vérité y devient franchement secondaire. C’est le plus sûr moyen de se faire manipuler et de prôner l’erreur. Or, une politique basée sur l’erreur provoque le genre de dégâts que l’on constate aujourd’hui. La prospérité par l’Euro, c’était faux... La prospérité par la mondialisation, c’était faux...
    .
    Le but n’est pas que le parti gagne, mais que la vérité gagne, car c’est la vérité qui nous rendra libre, par le parti.



  • 2 votes
    ffi 5 juin 2011 21:25

    égrégore
    .
    ou grégarisme ?
    .
    Vous admettez vous-même que ce genre de concept vient de l’ésotérisme... C’est donc 100% pensée magique. Rien ne montre que ce genre de concept fumeux soit pertinent. Il y a de multiples preuve du contraire.
    .
    Merci en tout cas de cette remarque, je ne comprenais pas d’où venaient ces concepts "pensée collective", "intelligence collective", que j’ai toujours trouvés très irrationnels, mais qui pourtant étaient assénés comme des "vérités indiscutables"... Cela vient donc des penseurs ésotériques.
    .
    Extrait wikipédia :
    En franc-maçonnerie, Jack Chaboud le décrit comme un moment d’exaltation collectif, souvent vécu en fin de tenue lors de la chaîne d’union regroupant les maçons formant cercle, mains enlacées, évoquant le lien qui les unit aux maçons du monde entier, à ceux qui les ont précédés et à ceux qui les suivront.
    .
    Je comprends mieux l’air illuminé du maître es sociocratie...



  • vote
    ffi 4 juin 2011 21:36

    @gaz
    Vous vous évertuiez à démontrer ceci ? Dites-m’en plus !



  • vote
    ffi 4 juin 2011 21:01

    Souvent l’Inter-Être est géré par entente mutuelle, sans responsable précis. Cela marche très bien tant que tous les avis concordent. Les problèmes viennent quand il y a des discordes, que certains n’arrivent plus à se mettre d’accord. Il faut alors un arbitre impartial.
    .
    Imaginez que vous fassiez un match de football avec des amis. En général, il y a quelques contestations, mais les gens s’accordent toujours du fait de l’absence d’enjeu et de l’amitié réciproque. Imaginez maintenant une finale d’un championnat international : dans un tel cas, l’arbitre est indispensable, du fait de l’enjeu, et de l’absence d’amitié entre les joueurs. Cet arbitre ne peut être le capitaine d’une des deux équipe. Il doit être impartial (n’appartenir à aucune des parties en désaccord).
    .
    Toute personne doit contrôler que celui qui exerce l’autorité sur un Inter-Être (ou : bien commun), l’exerce de manière légitime. Mais encore faut-il savoir opérer la distinction entre comportement tyrannique et comportement non tyrannique... C’est à mon avis la première chose à expliquer quand l’on crée une organisation collective. De cette manière, chacun est en capacité de déterminer si le responsable agit de manière légitime.
    .
    Quant à mon assertion "aucun système social mécanique n’a la capacité d’écouter ceux à qui elle s’applique", cela vient de la même réflexion que celle au sujet du concept de "pensée collective". Seul un être vivant à la capacité de percevoir et donc d’écouter. Une collectivité ou un système social ne l’ont pas de manière intrinsèque, mais uniquement par l’intermédiaire des êtres qui en sont membres.
    .
    Le président de la République est en charge de l’Inter-Être. Dans les faits, il est partisan (c’est le capitaine de la meilleur équipe). Puisqu’il a un programme à appliquer, porté par une majorité de votes, il agit donc toujours pour des intérêts particuliers (de ceux qui ont voté pour lui). Le président de la République se sert donc de l’Inter-Être pour servir des intérêts particuliers. Il est donc un tyran.
    .
    Heureusement, ce tyran est rendu impuissant grâce à la division des pouvoirs.
    La République est fondée sur le principe de la tyrannie impuissante.

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