La démocratie représentative est exactement issue du même genre d’idées : c’est une sorte de machine légale parée de toutes les vertus... Mais comme ceux qui la font vivre ne le sont pas... . Le problème, dans cette innovation sociale, c’est que l’analogie, au départ est (très) grossièrement fausse. . Des principes de cybernétique, théorie des systèmes, sont appliqués à des hommes. . Autrement dit : Les hommes sont à la sociocratie ce que les robots sont à la cybernétique. . Ceci est un classique de ces fausses analogies contemporaine : l’homme n’est pas un objet, il est un sujet : il a dignité, il pense, il ressent. L’analogie est fausse car elle évacue "juste" l’humanité ... Cela fonde donc un "machin", un engrenage, où l’homme n’est traité que comme un objet. . La sociocratie semble basée sur le "consentement" : c’est une ingénierie du consentement. . Le seul moyen pour améliorer une organisation, c’est d’y balancer un Socrates qui sache y réveiller l’intelligence humaine.
Ce que j’ai vu me suffit. Avec l’article de Wikipedia aussi. . La tyrannie se loge dans la forme de la structure, posée à priori. . Une organisation qui fonctionne ne part pas d’une structure préconçue. Par entente réciproque, et discussion, chacun y trouve son place. La structure se forme sur le vif, par l’intelligence des membres, selon la fin envisagée. . Une organisation intelligente de se préconçoit jamais. Sinon, elle n’est plus évolutive ni réactive. . Toujours à rechercher les miracles dans de magiques machinations sociales ? Tout cela pour éviter d’utiliser son cerveau une fois l’engrenage en place ? . Mais ça ne libère pas l’homme, ça le broie...
Encore un engrenage infernal pour broyer les hommes-robots ? . Il n’y a pas de machinerie institutionnelle qui puisse garantir un bon fonctionnement si la culture humaine est défectueuse. La solution n’est pas dans l’ingénierie d’une énième machination sociale. La solution est de rénover totalement l’infrastructure morale de la société. . Ces gens sont complètement allumés et pervers, ils considèrent l’homme comme un objet inerte, comme un pion... . La pensée technocratique à l’état pur. La tyrannie bureaucratique en germe. . La pensée collective n’existe pas, et ce d’autant plus quand l’humanité se réduit à des pervers narcissiques mis en rivalité sur fond d’unité factice. . Pour qu’une organisation fonctionne, il faut que chacun y trouve du sens. Or, ici, il n’y a aucun sens à trouver pour personne : les hommes y sont soumis à des procédures technocratiques, formatés par la structure, simple machination sociale, sorte de jeu de chaises musicales sophistiqué. . Ces machinations sociales ne rendent pas intelligent, elles asservissent.
Levy s’est lancé dans son envolée lyrique, car il est contre toute forme de retour à "l’ordre moral", c’est-à-dire à des discours moraux récurrents qui condamnent certains comportements déviants. . C’est très hypocrite, car les discours récurrents qui fustigent certaines opinions existent toujours, ils sont tenus tous les jours à la télévision, sauf que l’on stigmatisent sur des critères moraux douteux. . Je ne suis pas du même avis que Levy sur ce sujet : si des discours moraux réguliers peuvent fournir une éducation morale à une population qui tend à oublier parfois toute morale, et surtout si cela permet d’éviter des faits criminels et délictueux, alors cette possibilité de tenir des discours moraux est bénéfique et elle doit être utilisée sans hésiter. Levy, lui, préfèrerait que l’on ne stigmatise jamais ces comportements déviants publiquement, et que l’état se contente de la loi... Mais mieux vaut prévenir que punir ! . Evidemment, la position de Levy était intenable. De plus, il a été absolument grossier et tyrannique - on aurait cru Robespierre à la Tribune. Sa manière d’invectiver, de mettre au défit, de ne jamais écouter l’autre, dans respect ni dignité, montre que ce n’est qu’un rustre. .
JP Petit fait des hypothèses : il n’y a aucun mal à cela... C’est tellement comique de voir certains aussi effrayés par de simples hypothèses. . Il suffit de faire la part entre l’hypothèse et le fait. L’hypothèse est dite vraie si un test de celle-ci aboutit prévoir les faits. . Le Darwinisme est une hypothèse. Cette théorie impliquait une évolution graduelle des êtres vivants. Hors, ce n’est pas ce qu’ont montré les faits. Or, les apparitions de nouvelles espèces ont été démontrées soudaines (explosion du précambrien) : le Darwinisme est donc invalidé. . Certes, l’on peut bricoler les hypothèses de départ, pour tenter de coller mieux à la réalité et ainsi face à l’échec des observations pour sauver le gros de l’hypothèse. ... Mais c’est la voie ptolémienne, la voie de la complication et de la sophistication et cette méthode n’aboutit généralement à rien. . Il y a aujourd’hui, en science, tout un tas de bricolages pour tenter de faire coller les faits et les concepts. En vrac, la matière noire, les trous noirs, la matière sombre, les cordes etc... Ca spécule à mort ! . Le problème de ces spéculations, c’est que, jamais rien n’ai proposé une manière de vérifier qu’elles aient une certaine validité : aucune expérience n’est pensée pour trancher... . Les scientifiques sont frileux : pour sortir des concepts, ok ; mais pour se frotter à la réalité... l’homme peut tout imaginer, sauf le réel. . Si JP Petit présente des hypothèses, même très farfelues, mais propose des moyens concrets pour les tester, ça va. Il n’y a pas à s’en offusquer, il est dans son rôle de scientifique. Sinon, ce ne sont que des spéculations inutiles. . Même si je ne suis pas JPP régulièrement, il me semble que parfois, il a le mérite de proposer des expérimentations. Mais celles-ci ne sont jamais suivies. C’est bien le problème de la science contemporaine : il y a toute une série de chercheurs qui sont privés des moyens d’expérimenter... par ce que leur conceptions sont "à priori" inacceptables... . Morice, vous êtes un trouillard et les mots vous effrayent.