Tant que l’on fait croire aux gens que le meilleur système est le pire, qu’un des pires est le meilleur. . Tant que les gens acceptent le diagnostique qui leur est imposé, pourtant malgré toutes les évidences situées juste sous leurs yeux, comme l’importance considérable du patrimoine culturel dont nous avons hérité de ce "pire des systèmes", comparée aux laides banlieues en béton du "meilleur des systèmes". . La fuite en avant dans le n’importe quoi continuera. . Tant qu’à changer de système, autant opter pour le meilleur. Changer le meilleur système, c’est aboutir au pire. . Mais ce ne sera pas l’ancien système. Ce sera le meilleur d’aujourd’hui (services publics financés par répartition), et le meilleur d’hier (reflux du salariat, du capitalisme féodal, travail libre et convivial).
D’autre part, il n’y a pas égalité entre le "parler vrai" et le "parler faux". il y a inégalité entre aléthogorie et pseudogorie (grec ??????, vrai et ??????, faux). . Sinon nous sommes dans l’isoaléthopseudie, où tout est égal, y compris le vrai et le faux, le meilleur comme le pire. . Donc isogorie nécessaire, droit de chacun de faire valoir ses intérêts à un pouvoir dont le devoir est d’écouter également chacun (pouvoir isoacouste) mais aussi de trier entre aléthogorie et pseudogorie, par égard pour l’inter-Être commun (pouvoir aléthopseudogoriescient, - d’où le sceptre antique)
Quand au droit de parole "l’isogorie", ça n’évite pas le travers suivant (tirée d’un blague Russe) : Chez nous, personne ne peut parler parce que tout le monde écoute, mais en occident, si tout le monde peut parler, personne n’écoute... . Pouvoir parler n’a aucun intérêt si ce parler n’est jamais suivit d’effet... Cela revient à la frénésie de blabla contemporaine, frénésie qui n’apporte rien en terme de solution aux problèmes du peuple. . L’isogorie n’a de sens que face à un pouvoir politique "à l’écoute", c’est-à-dire, en latin, oboediens, et donc par l’étymologie obéissant. Un pouvoir politique "obéissant", c’est-à-dire, "à l’écoute du peuple" est un pouvoir fondé sur le principe de l’autorité chrétienne qui ordonne "que celui qui gouverne soit comme celui qui sert", "que celui qui parle soit comme celui qui écoute", "que celui qui commande soit comme celui qui obéit". . L’isogorie n’est valable que s’il y a isoacousie (? ???? -> écouter en grec)... . Celui qui parle sans ne jamais écouter personne est le prototype même du tyran. Celui qui peut parler tant qu’il veut, mais dont les propos sont toujours ignorés, est profondément méprisé.
@Etienne Chouard, Mais que votre assemblée soit élue ou tirée au sort, cela ne change rien à la chose : Dans tous les cas, c’est l’assemblée qui gouverne, pas le peuple. Investir une corporation nationale particulière du pouvoir de gouverner, c’est une créer une corpocratie, pas une démocratie. . La démocratie, c’est un grand mot, mais c’est comme une page de pub, depuis l’origine. Le dispositif est impossible, car il n’y a de peuple que face à des gouvernants... Toute partie du peuple portée au pouvoir, de fait, sort du peuple pour devenir gouvernant. . En cela, l’erreur est la même que dans le communisme et son concept de prolocratie : toute partie du prolétariat mise au pouvoir sort du prolétariat (car le prolétaire exécute et le gouvernement commande), d’où la nomenklatura... . Si vous considérez la période Athénienne, elle a peu duré : 2 siècles, c’est très peu à l’échelle de l’histoire. La "démocratie" Athénienne a perdu toute ses guerres. . L’Europe ne doit son statut actuel qu’a 1400 ans de monarchie, dotée de la conception du pouvoir chrétien, et de la conception de la convivialité chrétienne (axée sur le travail : une convivialité productive). Cette société et ses créations n’eut été pas emparées par les oligarchies Anglo-Saxones, enrichie par le commerce transatlantique, le monde serait bien meilleur aujourd’hui ! . Saviez-vous, par exemple, que, sous l’ancien-régime, le nombre d’établissement artisanaux était limité à 2, et le nombre de salariés, limités à 4 ? (Lire Etienne Boileau "Le livre des métiers"). Saviez-vous que la révolution a détruit toutes les organisations ouvrières (loi d’Allarde) et a interdit aux ouvriers de s’organiser (décret Le Chapelier) ? Saviez-vous que la légalisation de l’usure (prêt à intérêt) fut faite par la Révolution (Dupont de Nemours) ? Saviez-vous que la Révolution a abolis les prés communs ?
@Etienne Chouard, . En fait vous partez, pour votre réflexion, du problème de la corruption. Vous êtes parvenu à l’idée que l’élection produise une certaine corruption. C’est vrai, une élection est chère, il faut des soutiens, d’où le clientélisme. . Cependant une assemblée, qu’elle soit de gens élus ou tiré au sort, est identiquement corruptible. Certes, le tirage au sort évite toute corruption en amont, mais ne l’évite en aval, pendant la législature. . Comme tirer les lois aux sort seraient déraisonnable, pour pallier à ce défaut, vous tablez sur le "contrôle". Mais pour contrôler, il faut des contrôleurs, et ces contrôleurs aussi seront corruptibles... La démocratie Athénienne assassina Socrates. C’est bien pourquoi Platon la plaça à peine au-dessus de la tyrannie : une tyrannie de l’opinion. Cette manie du contrôle en démocratie va jusqu’au contrôle des opinions, et en cela, c’est assez totalitaire, et ressemble aussi à ce que l’on a déjà. . A partir du moment où une institution existe, il faut des individus pour y travailler, et tout individu est corruptible. Le meilleur moyen de corrompre tous les individus de la société en même temps est de mettre en avant des idées stéréotypées, de corrompre toute la société directement au niveau de la pensée, à la formation intellectuelle des individus. Ce que fait aujourd’hui l’éducation nationale (en particulier sur la révolution). . L’erreur est de croire que concentrer le pouvoir politique dans une assemblée évite la tyrannie. Comme il est évident que c’est faux, l’erreur qui suit est de croire qu’en instaurant moult contrôles évite la tyrannie de l’assemblée. Or, dans ce cas, c’est la manie du contrôle qui fait la tyrannie... . Avant toute réflexion, il faut soigneusement distinguer le pouvoir non-tyrannique du pouvoir tyrannique, de manière à savoir de quoi l’on parle. . Dans l’évangile de Luc (22), nous trouvons :
22.24 - Il s’éleva aussi parmi les apôtres une contestation : lequel d’entre eux devait être estimé le plus grand ?
22.25 - Jésus leur dit : Les rois des nations les maîtrisent, et ceux qui les dominent sont appelés bienfaiteurs.22.26 -Qu’il n’en soit pas de même pour vous. Mais que le plus grand parmi
vous soit comme le plus petit, etcelui qui gouverne comme celui qui
sert.22.27 -Car quel est le plus grand, celui qui est à table, ou celui qui sert ?
N’est-ce pas celui qui est à table ? Et moi, cependant, je suis au milieu
de vous comme celui qui sert.
. (Il y a également Jésus lavant les pieds de ses disciples) De ceci, l’on tire la pensée historique de la pratique légitime du pouvoir en France : . - L’autorité légitime n’a d’autre fin que de se mettre au service d’autrui dans le but d’aider autrui à parvenir à ses fins. . - Le pouvoir tyrannique a des fins propres à lui-même et se voue à mettre autrui à son service pour les réaliser. . - L’autorité légitime est au service du publique (services publics) - Le pouvoir tyrannique se sert du publique (sévices publics). . La première chose est donc de rétablir cette conception de l’autorité, rendue caduque par le système électif qui consiste pour le candidat à proposer ses fins propres à la nation, puis s’il est élu, à utiliser la nation pour y parvenir : ceci est dénommé "volontarisme", mais est en fait une forme de tyrannie, heureusement rendue impuissante par la division des pouvoirs. . Ensuite, le seul moyen de lutter contre la corruption des diverses institutions du régime est d’avoir une autorité politique totalement indépendante de toute partie du peuple, et que celle-ci se transmette dans le temps hors toute partie, et hors corruption du pouvoir. Seul un père peut transmettre à son fils de cette manière, car un père aime son fils. . Ici, il faut donc s’en remettre à la providence, et le meilleur système, c’est donc le principe de la monarchie dynastique, fondée sur une conception chrétienne de l’autorité, car elle tire avantage à la fois d’une forme de tirage au sort, à la fois d’une conception non tyrannique du pouvoir, à la fois d’une transmission sans corruption grâce à l’amour réciproque du père et du fils. . Vous noterez d’ailleurs que le principe a eu ses ratés suites à des périodes de régences (la banque de Law, c’était le régent ! Duc d’Orléans, grand-père du grand-maître Franc-maçon Philippe-égalité, qui a largement financé la révolution avec d’autres tels l’anglais William Pit ), avec un très long règne au milieu (celui de Louis XIV) : La révolution vient d’une magouille au niveau des princes de sang, manipulés par les anglo-saxon, via la Franc-maçonnerie, ceci dans le but d’installer le capitalisme et d’ouvrir une première phase de la mondialisation. . Tant que les gens refusent de voir la révolution pour ce qu’elle est, une période de tyrannie ayant provoqué la mort de 2 millions de personne, soit 6% de la population du pays, pour installer le capitalisme, avec le 19ème siècle que l’on sait, et continueront de la voir selon la mythologie scolaire, telle une "libération du peuple", il n’y aura pas de solution politique. . Le meilleur système, comme l’histoire l’a montré, est celui du Roi très chrétien. Tout changement de se dispositif se traduit par une régression.