En effet, même à l’intérieur de son domicile s’il y a d’autres personnes qui y vivent, il y aura des formes de frontières (je l’ai déjà souligné en parlant que défendre sa souveraineté dans son domicile consiste à traiter les autres le partageant comme ses sujets), mais si le principe dans le fond reste invariant, la forme n’a plus rien à voir.
Cela dit, imaginez que dans votre domicile un des membres laisse la crasse et les mauvaises odeurs envahir les autres pièces ou pire encore, considèrerez vous que vous ne pouvez toujours pas empiéter, pénétrer dans l’intimité de l’autre, alors qu’il empiète sur la votre via les lieux communs ?
Il en est ainsi à chaque niveau ou échelle relativement aux autres. Ainsi, si un pays envoi ses déchets et sa pollution dans un lieu commun comme un fleuve ou la mer, où est alors le respect de la frontière pour un lieu commun irréductible. La pollution humaine (on oubliera le réchauffement climatique) ne peut être circonscrite à des frontières, même si comme pour le nuage de Tchernobyl le gouvernement français avait affirmé que la douane l’avait arrêté.
Je l’ai déjà dit, je ne reconnais qu’une seule souveraineté et propriété, celle de chaque individu sur lui même, au delà, la souveraineté est toujours la domination de l’un sur l’autre et l’histoire ne dit pas autre chose et croire le contraire relève de l’imaginaire.
L’édification des frontières et donc des territoires n’ont rien de naturel, sont une construction intellectuelle humaine et rien d’autre, faite pour permettre à un petite minorité d’exploiter tous les autres.
Bref, la frontière d’un pays est celle d’une collectivité et non pas d’un individu et si vous réduisez une collectivité à un individu c’est que vous rétrogradez l’individu au niveau de sujet de celui ou ceux qui auront le contrôle de la collectivité, que ce soit une nation ou une maison qui est déjà un lieu collectif dès lors où vous êtes deux à y vivre. Par contre, vous pouvez toujours défendre le particularisme d’une collectivité, mais on revient au point de départ, c’est à dire où seule la mutualisation de la force permet à chaque collectivité de garantir son particularisme, sans cela, c’est le rapport de force direct entre individus. Qui se résume à la fameuse maxime dont tout l’art diplomatique peut se réduire, soit, diviser (ses ennemis) pour mieux régner et l’union (de ses vassaux ou alliés) fait la force.
question absurde dans la mesure où c’est la société dans laquelle nous vivons depuis quelques temps déjà et suffisamment longtemps pour avoir les réponses. Quant à ta "nuance" faut il te faire remarquer que c’était le principe de la conscription ?
Les réponses sont déjà contenu dans mes précédents commentaires, aussi, inutile de les répéter, comme dit le proverbe, il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir comme Yoananda2.
De plus, pour celui qui est épris de liberté, toute frontière est une forme de prison et de fait, les frontières entre les humains sont faites pour permettre à une élite de soumettre le reste de la population et s’en servir soit comme chair à travailler soit comme chair à canon contre d’autres "guerriers" au bonheur des maîtres. Mon "esprit guerrier" s’éveille contre toute hiérarchie reposant sur un statut ou classe sociale humaine voulant m’imposer l’obéissance aveugle et s’éteint ou se met en sourdine lorsque la hiérarchie repose sur la compétence et le mérite personnel, qui interdit l’exploitation d’autrui à son profit.
Pour ma part, l’ennemi n’est pas extérieur ; mais intérieur, c’est celui qui impose la dictature d’une élite et se sert de l’étranger comme justification à sa propre domination et soumission du reste de la population. Sachant que dans tous les autres pays c’est la même chose, m’est avis que l’esprit guerrier du citoyen consiste donc à se débarrasser de cette élite exploiteuse et d’inviter les citoyens des autres pays à faire de même. Alors oui, insuffler cet "esprit guerrier" permettra de se libérer de ces maîtres. Et le conserver en état de veille afin d’éviter de se laisser manipuler via des stratégie de pompier pyromane.
Bref, je suis d’accord sur le principe de garder l’esprit guerrier en veille comme tu l’écris, mais faut pas se tromper de cible ou de guerre, car ici, le sujet est l’esprit guerrier du citoyen, donc, en société..
Ben ouai ! Tu fais un petit diagramme en 2 colonnes :
homme libre | homme désarmé
esclave ____ | homme armé
petit jeu : tu dois relier d’un trait les 2 éléments de gauche à ceux de droite.
La liberté telle que tu l’écrit implique de vivre en dehors de la société, car tu ne peux pas vivre en guerrier en tant que flic ou militaire, vu que ce ne sont pas des guerrier mais des fonctionnaires. Dans une société qui impose le non port d’arme aux civils car reposant sur la détention de la force par des corps constitués, chargés d’assurer la liberté relative ou la liberté absolue est en principe interdite.
Bref, soit pour vivre en accord avec ton idéal de liberté guerrière tu dois ériger ta maison en bunker et sortir armé, soit tout ce que tu écris c’est du vent et t’es guerrier dans ta tête mais pas dans la réalité.
Je t’invite donc à aller vivre dans une grotte à l’écart de la société !