Pour faire court, de mon point de vue, chaque échelle disons matérielle ou spatio-temporelle obéit à un ordre directeur propre qui n’est pas le même que l’échelle suivante ou antérieure, mais où chaque échelle est intriquée aux autres dans la mesure où elle est soit le support, soit supporté par l’échelle antérieure ou suivante. Exactement comme une échelle pour grimper dans son principe fondamental. C’est le principe de fractalisation de l’espace-temps.
Selon une loi de causalité, un principe est fondamentalement invariant quelle que soit l’échelle ou le domaine auquel on l’applique, seule la forme change et d’autant plus radicalement selon l’échelle ou le domaine considérée.
Or, le principe de dualité veut que deux pôles sont indissociables l’un de l’autre, dans la mesure où l’un n’existe pas sans l’autre. De fait et selon le principe précédent, deux photons intriqués sont indissociables l’un de l’autre indépendamment de la vitesse, car s’ils étaient dépendant de la vitesse, alors, cela violerait le principe de causalité.
Bon, ce n’est pas que cela soit difficile à comprendre car reposant sur des bases élémentaires simples, c’est seulement que ce n’est pas exactement le même mode de pensé, notamment avec le principe de fractalisation de l’espace-temps, qui veut qu’il y ait inversion de polarité à chaque changement d’échelle, entre autre.
Ici, la causalité n’est pas une affaire de vitesse, rien de plus faux, la causalité est une affaire de logique pure qui n’implique pas une vitesse, mais un ordre de précession, soit, la cause précède l’effet.
En logique pure, vous pouvez avoir une vitesse infinie, des milliards de fois plus rapide que la lumière, cette notion ne fait pas sens. Par contre, si vous voulez rendre compte et/ou avoir une évolution de votre relation causale, alors, vous devrez impérativement définir des limites d’espace-temps.
J’insiste bien sur le fait qu’un ordre de précession ne définit en aucune manière une vitesse, ni une limite, ces dernières n’entreront en jeu que pour obtenir une relation causale observable dans l’espace-temps, mais ce n’est pas ce qui définit la causalité, c’est seulement ce qui en rend compte !
C’est Einstein qui affirme que dépasser la vitesse de la lumière revient à remonter dans le temps, ceci, pour affirmer qu’il est impossible d’aller plus vite dans la réalité, mais c’est totalement faux dans l’imaginaire. Dans ce dernier, la notion de vitesse ou de flèche du temps est accessoire, sauf dans deux cas.
Pour communiquer avec autrui et pour vivre avec autrui, dans ces cas là, votre imaginaire est totalement impuissant, vous devez en passer par la réalité ou causalité comme ordre premier.
en aucun cas la mécanique quantique viole la causalité, au contraire, elle confirme magistralement la causalité comme fondement de la réalité.
l’absolu dont vous parlez est ce qui englobe la réalité ET l’imaginaire, qui en absolu existe et où ce qui est absolu, c’est le fait de l’existence de l’être. Le tout étant de savoir alors dans quelle mesure cette existence a ou non un sens.
Vous ne vous trompez pas, la réalité obéissant à la causalité est une "chose objective indépendante de ma conscience" car si elle était dépendante de ma conscience, alors, la réalité serait, dépendrait de mon imaginaire. Conséquence logique, il me suffirait de ne plus vouloir quelque chose pour que cette chose disparaisse ou se transmute en tout ce que je veux, or, à l’exemple que vous donnez, l’anneau magique existerait réellement et ne serait donc pas confiné au seul imaginaire du fou. Ici, la définition de la réalité de K Dick est parfaite "la réalité est tout ce qui refuse de disparaitre lorsque JE cesse d’y croire". Le je est toujours personnel et non pas universel (en dehors de Dieu bien évidemment) !
Sans vous en rendre compte, vous faites ce qu’on appelle l’inversion accusatoire, car c’est vous qui confondez l’imaginaire et la réalité, puisque vous limitez le champ de la réalité à votre conscience, tout en m’accusant de cette erreur.
Question simple, l’héliocentrisme existe t’il depuis que l’humain en à pris connaissance par l’observation directe ou bien existe t’il depuis que certains humains ont su imposer son existence par conviction intellectuelle dans le sens où avant eux, l’Univers était géocentrique. Autrement dit, est ce la conscience humaine qui fait la réalité objective de l’héliocentrisme et avant lui, la sphéricité de la Terre, ou bien cette réalité existait indépendamment de notre conscience depuis quelques milliards d’années ?
Ce que j’écris ne dit en aucune manière que l’imaginaire n’est pas dans une relation de causalité ou d’intrication avec la réalité, j’écris seulement que c’est la réalité via la causalité qui permet seul à des êtres dotés de leur propre imaginaire de communiquer et partager un espace temps commun, de concevoir des outils obéissant à la causalité de la réalité, sans cela, chacun est pris dans son propre imaginaire et ne peut plus rien partager avec autrui. Il n’y aurait alors pas besoin d’outils puisqu’il suffirait de vouloir pour pouvoir quoi que ce soit. Votre exemple et tous les exemples que vous pourrez prendre ne diront pas le contraire.
Ici, on touche à un interdit du cogito, car cela ouvre la porte à ce qu’on appelle la boite de pandore et qui touche tout le champ de ce qu’on appelle le surnaturel.
Mais je n’insisterai pas plus.... Je tenais juste à clore la discussion commencé dans l’autre article et où il manquait une réponse de ma part.
déjà, le tube en question s’appelle un saxophone, un alto pour être précis.
Ensuite, je veux bien que quelqu’un disent que je fais de la philosophie de bistrot et des tirades merdeuses, mais encore faut il en fournir la démonstration et là, je crains que le globulard n’en soit pas capable.
Bref, c’est toujours rassurant de se faire traiter d’idiot par des crétins.
Dites, cela ne vous rappelle pas notre conversation sous l’article de Robin "interview d’un créationniste" ?
Le prêtre de la vidéo se base sur les trois mêmes arguments, sauf que son raisonnement est limité par sa propre croyance. Mais les arguments sont correct, bien qu’incomplet, car il ne peut pas aller au delà de sa propre croyance et donc, poser la question du créateur lui même, ce que je fais.
tenez, je vous recopie ma dernière réponse à laquelle vous n’avez pas répondu
Gaspard Delanuit
Réponse à votre commentaire du 23 à 7H39
La forme d’intelligence d’un atome correspond à son échelle et conformément à la définition de l’intelligence.
En certaines circonstances, cette distinction ne
s’applique pas. En poésie, par exemple, vous ne pouvez pas séparer le
fond de la forme sans détruire l’un et l’autre. Or, il est possible que
l’univers possède une dimension poétique... que seule une intelligence
sensible pourrait appréhender dans sa plénitude sémantique, justement.
C’est de la pure spéculation qui s’appuie sur une vision toute
personnelle et qui n’invalide pas la distinction entre fond et forme.
Encore une fois, le sensible ou subjectif relève de la conscience, la
mécanique de l’intelligence qui est le moyen pour la conscience
d’atteindre son objectif dan la réalité. La poésie consiste toujours à
mettre en relation le subjectif du sens de l’être dans le monde,
avec l’objectivité de la nature qui parle de ses contraintes. A
l’origine, la poésie est la première forme de la philosophie. Autrement
dit, la poésie traite toujours du contraste entre l’imaginaire et la
réalité mais sous une forme imagé, allégorique. Autrement dit, place
d’abord l’imaginaire devant la réalité, alors que la philosophie fera le
rapport inverse.
Vous m’écrivez que "la causalité ne s’exerce pas sur elle même",
j’avoue ne pas bien comprendre ce que vous voulez dire !? La causalité
est la condition de la réalité, sans elle, il n’y a pas de
réalité possible, ici ou n’importe où dans l’Univers physique obéissant à
des lois et aucune observation ne dit le contraire, ici ou ailleurs.
Aussi, l’étonnant de votre commentaire c’est qu’il exige de moi de se
fonder sur la réfutation, tandis que de votre coté vous vous autorisez à
vous en passer. Sur quelle base en dehors de ce qu’on appelle
l’argument d’autorité ?
Ainsi vous m’écrivez
Quelle méthode de connaissance utilisez-vous ? Le préciser rendrait
l’échange plus efficace. Pourriez-vous l’indiquer à partir de cet
article de synthèse qui liste de nombreuses théories de la
connaissance ?
C’est écrit dans ma phrase et dans le lien, c’est à dire,
l’observation de faits récurrents qui veut que la même cause dans les
mêmes conditions, produise le même effet. S’il y a effet différent, il y
a modification des conditions. Ensuite, le but est de formaliser cette
récurrence par une théorie qui la formalise.
Je vous ait écrit que vous pouvez faire une infinité d’expériences,
elles vous donneront toujours le même résultat. Par exemple, une onde
pour exister à besoin d’un milieu porteur, quelle que soit l’échelle et
c’est vérifié par toutes les expériences réalisées. Le principe de
réfutabilité consiste à prouver l’irréfutabilité par l’expérimentation,
car si vous faites la réfutation, alors, votre théorie s’effondre.
Popper signale juste que s’il n’existe aucun moyen de faire une
expérience de réfutation, vous ne pouvez pas prouver l’irréfutabilité.
C’est le cas de ce que vous écrivez sur la serrure et la clé, alors que
je m’en tient strictement à ce que dit Popper.Ainsi, pour l’onde,
contrairement à ce qu’affirme certains scientifiques, il existe
nécessairement un milieu porteur pour les ondes électromagnétiques, même
s’il n’est pas observable par des instruments. La réfutation est faites
par toutes les formes d’ondes existantes qui nécessitent un milieu
porteur et dont les effets sont identiques relativement à leur échelle
propre.
Pour ce que vous écrivez sur le pardon, là encore, il ne repose
pas en priorité sur la réalité, mais l’imaginaire de chacun par rapport à
la réalité des faits sur lesquels il se prononce. Ici, vous prouvez que
vous n’arrivez pas à "entrer dans mon mode de raisonnement", mais au
contraire refusez d’y entrer. Car le pardon repose sur l’arbitraire de
chacun, donc, son imaginaire, selon la conscience ou le sens que chacun
donne à son existence, son action en conséquence de sa connaissance.
Tout un chacun peut affirmer tout ce qu’il veut dans son imaginaire,
mais ce n’est que confronté à la réalité, qui obéit à la causalité, que
la confirmation ou réfutation peut être faites. D’où le principe de
réfutation de Popper !