"Tout d’abord, vous m’affirmez depuis le début que la notion de libre-arbitre est strictement la même que la notion de "liberté de conscience" (ce dont je ne suis pas du tout certain au passage mais passons) mais là vous me reparlez de "science de la liberté" ce qui n’est pas la même chose que le libre arbitre, encore une fois."
Essayons au moins de régler définitivement ce point. Vous avez donné vous-même une définition que je trouve simple et claire : "Le libre-arbitre est la faculté de l’être humain de penser et décider librement". La liberté de penser et de décider, ça me semble proche de la liberté de conscience non ? À moins de vouloir pinailler ou tortiller du cul.
Vos différentes interventions ici donnent plus l’impression à du pinaillage inutile qu’à une véritable envie de dialogue.
Affirmer que la question de la liberté spirituelle n’est pas du ressort de la démarche scientifique est une position fort claire. Cette déclaration est même assez banale en philosophie. Ce que vous appelez "pinaillage" se constitue d’efforts pédagogiques produits cordialement pour vous expliquer des notions assez simples qu’on apprend normalement au lycée (il n’y a aucune ironie dans ce propos : comprendre les limites de la démarche scientifique est quelque chose d’aussi important que de comprendre la nécessité de la démarche scientifique — et cela devrait être réglé avant 18 ans).
"Dans l’absolu, il pourrait choisir d’essayer d’apprendre une autre manière de faire, mais dans la pratique ça demande souvent des années (ou parfois une "révélation") de changer ... En fait, c’est tout le temps qu’il faut pour brûler le karma qui fait qu’on ne voit pas pourquoi on es prisonnier d’un certain comportement."
Mais comment savez-vous que ce n’est pas déjà une "autre" manière de faire en application d’un exercice que son maître spirituel lui a recommandé de pratiquer pendant plusieurs années afin de brûler son karma ?
"S’il s’agit d’une charmante personne de sexe féminin"
Non, Laconicus n’est pas une contraction de "la conne qui suce". Je viens cependant de déposer une plainte en ligne pour harcèlement sexuel avec circonstances aggravantes car je suis en réalité un garçon de 8 ans, donc vous allez prendre cher. (Ma mère m’avait bien prévenu qu’il fallait se méfier des hommes trop bien habillés.)
"Non encore une fois, si erreur de logique il y a, c’est du ressort des scientifiques qui traitent ces questions. Moi je n’ai fait que relayer ici certains de leurs travaux, je n’en suis pas à l’origine."
Quand je parlais d’une "erreur de logique dans votre raisonnement", je parlais bien de votre raisonnement à vous, celui exprimée dans votre phrase, celle dans laquelle vous dite que la question de la liberté de conscience (ou libre-arbitre) "entre parfaitement dans le domaine d’étude des neurosciences ou encore de la sociobiologie".
"Je vous pose la question sans ironie aucune : quelles sont vos compétences pour décider que les neurosciences ou la sociobiologie n’ont pas pour objet de s’intéresser à ces questions ? Après tout, vous avez peut-être raison mais vous vous trompez de destinataire : ce n’est pas à moi qu’il faut adresser votre argumentaire mais à l’ensemble de la communauté scientifique qui étudie ces questions. Expliquez leur donc qu’ils font fausse route et que ces questions ne devraient pas relever de leur domaine d’activité. Bon courage..."
Sous quelle forme voulez-vous que je vous décrive mes compétences ? Je peux dire qu’elles sont immenses et admirables, mais je ne sais pas si cela fera avancer notre dialogue. Plus sérieusement, la définition même de ces disciplines (par elles-mêmes et non par moi !) montre clairement qu’elles ne s’appliquent précisément qu’à ce qui ne peut être libre dans l’homme (elles sont utiles pour cela). Je vais vous l’exprimer plus radicalement : il ne peut y avoir de "science de la liberté" car la liberté de conscience n’est pas un objet perceptible par la pensée discursive. Si vous éprouvez en votre for intérieur l’idée de liberté, vous comprendrez immédiatement ce que je vous dis. Et sinon, qu’y puis-je ?