@micnet "En ce qui me concerne, j’essaie de faire les 2."
Vous ne pouvez pas faire les deux à la fois : défendre un point de vue et chercher à comprendre sont deux attitudes contraires.
De plus, qu’est-ce qui peut nous motiver dans la défense d’un point de vue ? Pourquoi vouloir rester fixer sur un angle particulier plutôt que de tourner autour de l’objet pour l’observer sous tous les angles ? Est-ce que la fixation sur des angles particuliers donne de la consistance à la sensation d’exister comme individu de manière permanente ? C’est quelque chose comme ça ?
@micnet "si votre conception du débat se limite à tenter de comprendre l’autre, dans ce cas vous devriez vous contenter de me poser des questions sans chercher à me contredire."
Je cherche à comprendre et à me faire comprendre, c’est la base de la communication. Rien d’autre ne compte. Défendre "un point de vue", une "opinion" ou "ses idées" est totalement stupide en dehors d’une négociation commerciale. Même l’intention ou le simple réflexe de "défendre" quoi que ce soit nous ferait immédiatement sortir du véritable échange philosophique. Lorsque je ne pose pas de question, c’est parce que je pense avoir compris mon interlocuteur (ce que j’ai pris soin de vous préciser plus haut), ce qui ne l’empêche évidemment pas de m’indiquer éventuellement ce que j’aurais pu avoir mal compris (cela peut arriver).
@micnet "la définition du libre-arbitre telle que je vous l’ai indiquée ne signifie en rien que le libre-arbitre est illimité ou infini."
D’une part, j’ai utilisé l’exemple du concept d’infinité comme un exemple, par analogie (comme plus loin l’exemple du dermatologue).
D’autre part, il me semblait que votre article posait la question de la possibilité d’une liberté de conscience (que vous appelez libre-arbitre), donc de son principe même et non de son degré ou de sa fréquence. Or, la différence entre la possibilité et l’impossibilité d’une liberté de conscience est bien une différence absolue.
@micnet "Du coup, je serais presque tenté de vous répondre simplement : ’oui vous avez raison en tout’"
Un raisonnement peut être juste ou faux mais la raison ne peut pas "s’avoir". Par conséquent, si la raison manque à mon propos, donnez-lui la raison qui lui manque. Mais ne perdez pas votre temps en supposant que quelqu’un ici cherche à "avoir raison". Il n’y a personne.
@micnet "c’est comme ça que vous concevez les débats ?"
Evidemment. Un débat intellectuel ne peut se fonder sur l’intention de défendre un point de vue mais seulement sur le désir de comprendre. On défend son point de vue quand on négocie une augmentation de salaire ou le prix d’une voiture, car cela n’a alors rien à voir avec une démarche de connaissance.