• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

Morpheus

Morpheus

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

  • Premier article le 29/11/2013
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 3 618 449
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0


Ses articles classés par : ordre chronologique






Derniers commentaires




  • 1 vote
    Morpheus Morpheus 18 décembre 2013 13:12

    Yonanda, tu as du mal comprendre, car c’est exactement le contraire : l’hypothèse de départ est que la dynamique du groupe l’emporte sur les comportements individuels, or, l’expérience a montré que c’est le contraire : c’est la "pomme pourrie" qui influence la dynamique du groupe.
     
    Cela étant, il faudrait rééditer ce genre d’expérience sur de la collaboration a plus long termes, car sur une petite heure, je pense (a priori) que ce n’est pas pareil que si la collaboration doit durer plus longtemps. A tester (avis aux étudiants en sociologie).



  • 1 vote
    Morpheus Morpheus 17 décembre 2013 23:08

    Un épisode de " This american life" en 2009 a montré une interview de Will Felps, un professeur qui a mené une expérience sociologique démontrant la puissance surprenante de l’effet des moutons noirs (Bad Apples).
     
    Des groupes de lycéens ont été organisés en équipes et ont reçu pour tâche de prendre des décisions basique de direction en 45 minutes. Pour motiver les équipes, on leur dit que l’équipe qui s’en sortira le mieux sera récompensée par une somme de 100$ par personne. Ce qu’ils ne savent pas, cependant, c’est que dans certains des groupes, le quatrième membre de leur équipe n’est pas un étudiant. C’est un acteur engagé pour jouer un mouton noir, un de ces types de personnalité :
     
    1- Le pessimiste dépressif : Il va se plaindre que la tâche à remplir n’est pas amusante et va émettre des doutes concernant la capacité de réussir du groupe.
     
    2- Le branleur : Il va dire que les idées des autres ne sont pas appropriées mais ne proposera à la place aucune alternative. Il dira : "Les mecs, vous avez besoin d’écouter un expert, moi ."
     
    3 - L’indifférent : Il dira "Si vous voulez", et "J’en ai vraiment rien à faire"
     
    L’hypothèse de départ est que même avec cette expérience, aucun de ces facteurs perturbateurs ne devrait avoir d’effet sur les groupes. Les groupes sont puissants. Les groupes dynamiques sont efficaces. De cette façon, les groupes dominent les individus, et non l’inverse. Ce qui tendrait à prouver que les gens se conforment au valeurs et aux normes dictées par le groupe.
     
    Mais Will a trouvé le résultat inverse. Invariablement, les groupes qui avaient "la mauvaise graine" se débrouillaient mal. Cela, malgré le fait que certaines personnes dans les groupes étaient très talentueuses, intelligentes et aimables. Felps a constaté que le comportement du "mauvais élément" avait un effet très significatif - les groupes avec un mauvais élément on travaillé 30 à 40% moins bien que les autres.
     
    Dans ces équipes là, les gens se disputent et se battent, ils ne partagent pas d’informations importantes, ils communiquent moins.
     
    Encore pire, les autres membres de l’équipe ont adopté en partie certaine des caractéristiques des mauvais éléments. Quand il agissait en branleur, ils commençaient à agir de la même façon, quand il se montrait indifférent, ils faisaient pareil, etc.
    Ils n’agissaient pas seulement de cette manière en réponse à la mauvaise graine, mais ils agissaient de cette manière entre eux.
     
    En simplifiant, ce qu’ils ont constaté est que le pire membre de l’équipe est le meilleur moyen de prédire le résultat de l’équipe. La question de savoir comment est le meilleur membre du groupe ou comment est la moyenne du groupe ne semble pas poser problème. Les équipes avec les mauvaises personnes ont été les moins efficaces.
    Ira Glass, l’hôte de " This american life" a trouvé les résultats si ahurissants qu’il a commencé à interroger sa propre équipe de travail.
     
    « Les mauvais éléments sont si communs que ça m’a stupéfié. Vraiment, j’ai été en quelque sorte hanté par ma conversation avec Will Felps. En découvrant sa recherche, vous réalisez à quel point il est facile d’empoisonner n’importe quel groupe. Chacun d’entre nous cette semaine a du se demander à un moment ou l’autre si nous n’étions pas les mauvais éléments dans nos propres groupes. Comme toujours, la remise en question est le premier pas. Si vous ne pouvez pas dire quel est le mauvais élément dans votre groupe, alors peut-être que c’est vous. Considérez votre comportement dans votre équipe. Est-ce que vous ne glisseriez pas un peu vers une de ces mauvaises façons de faire ? »
     
    Néanmoins, il y a eu une petite étincelle d’espoir dans cette expérience. Un groupe en particulier s’est démarqué. Un groupe s’en est très bien sorti, malgré le mauvais élément. Il y avait juste un jeune homme, qui était un leader particulièrement bon. Il posait des questions, engageait tous les membres de l’équipe et dissolvait les conflits. Plus tard, j’ai découvert qu’il est en fait le fils d’un diplomate. Son père est diplomate d’un pays sud-américain. Il avait cette capacité merveilleuse de dissoudre le conflit qui aurait normalement émergé quand notre acteur, Nick, montrait entièrement son comportement " branleur". Si le fait de savoir qu’un groupe peu être empoisonné si facilement et si profondément par les pires tendances d’un seul membre, cela réchauffe le cœur de savoir qu’un leader avisé, si vous êtes assez chanceux pour en avoir un, peut intervenir et potentiellement, contrôler la situation.
     
    Tiré du "Citizen Handbook"



  • vote
    Morpheus Morpheus 17 décembre 2013 22:44

    @ Gaspard
     
    Le big-bang est encore une hypothèse (début des étapes de la méthode scientifique), pas encore une théorie. Ceux qui la présente comme une théorie se trompent - ou trompent leurs interlocuteurs. Toutefois, un certain nombre d’observations astrophysique tendent à conforter cette hypothèse, et le moment venu, cette hypothèse pourra soit être démontrée (et devenir une théorie) soit être rejetée, donnant lieu à d’autres hypothèses. C’est ainsi que fonctionne la méthode scientifique.
     
    Maintenant, je sais bien que même parmi le milieu scientifique, considérant le monde dans lequel on vit, il se trouve des charlatans. Lorsque je parle de méthode scientifique, ce ne sont évidemment pas à ces charlatans que je fait référence smiley
     
    Et tout comme toi, je considère les sciences comme des disciplines devant nous permettre de résoudre des problèmes pratiques, pas des questions philosophiques ou morales. Sur ce point, nous sommes complètement d’accord smiley



  • 9 votes
    Morpheus Morpheus 17 décembre 2013 16:46

    Ils ne marchent plus, en effet ... ils courent (droit dans le panneau du système oligarchique).



  • vote
    Morpheus Morpheus 17 décembre 2013 16:40

    Dans le monde francophone - dans la culture française - nous avons un gros problème : nous sommes victimes des incohérences de la "logique" de Descartes. Et de façon générale, les français sont victime de cette supercherie qui mélange philosophie (et souvent, par "philosophie", il faut entendre branlette intellectuelle) et pragmatisme scientifique, parfois même en y mêlant, pour faire bonne mesure, Dieu !
     
    Autant dire que ce meltingpot entraîne une sérieuse confusion de principes et obstrue considérablement la capacité de communiquer des idées, mêmes simples.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité


Palmarès

Publicité