D’accord avec Kurtis, je ne crois une seule minute que ces actes de vandalisme ciblés soient le fait de groupes "néonazis", mais qu’il s’agit bel et bien d’actes perpétrés délibérément par les »anti« fas (c’est-à-dire des fascistes "de gauche") agissant sous fausse bannière (à tous les niveaux d’interprétation du termes).
Les mouvements antifas sont complètement infiltrés et télécommandés par l’axe atlantiste et sioniste, et ils agissent en service commandé pour créer délibérément un climat de tensions. De plus, les antifas collaborent bel et bien et sans complexe avec les sionistes et la LDJ (groupuscule fasciste sioniste).
« aimez-vous les uns les autres comme vous vous aimez vous-même »
On oublie presque toujours la deuxième partie de la phrase.
Mais je pense que même complète, cette phrase est une traduction malhonnête ; je pense que la phrase n’est pas impérative (aimez-vous), mais "observative" (vous vous aimez les uns les autres comme vous vous aimez vous-mêmes). Dites comme cela, elle prend tout son sens : l’orateur décrit et explique la façon dont nos relations interdépendantes nous affectent : si nous nous aimons, nous pouvons aimer les autres ; si nous ne nous aimons pas, nous ne pouvons aimer les autres.
Bon, je n’ai pas encore regardé le documentaire, mais j’interviens déjà sur le fond du sujet.
1) la première chose à faire pour étudier cette question c’est de se débarrasser des idées toutes faites sur « la nature humaine » soi-disant « intrinsèquement violente », qui est une idée fausse véhiculée par les syllogismes libéraux du XVIIIe et XXe siècle.
2) seconde chose, ce qui caractérise réellement la « nature humaine » c’est sa faculté d’adaptation à son milieu environnant (son environnement).
3) dès le néolithique et l’avènement des cités-états, l’humain qui se civilise commence à modeler lui-même son environnement et développer ce qu’on appelle la culture. Celle-ci se détache des contingence naturelles (au moins en partie) et invente des modes de pensées qui coïncident avec des croyances (mythes, religions) n’ayant pas forcément de rapport avec le réel.
4) de cette façon, le mode de perception du réel est biaisé, ce qui accentue le biais cognitif et perceptif. La conséquence est que le « réel » vécu semble (du point de vue biaisé de l’humain dans la cité) correspondre plus ou moins aux mythes) : c’est ce qu’on appelle une « prophétie auto-réalisatrice » ou « auto-justificatrice » : l’observation des comportements humains, conditionnés par les croyances socioculturelles, semble accréditer les présupposés des croyances, sans que le rapport au réel soit pertinent, puisqu’il ne correspond pas à un environnement naturel, mais artificiel .
5) le paradigme le plus puissant dans la société moderne est issu du système économique fondé sur la monnaie, qui est une économie de la rareté (la monnaie n’est utile que pour gérer une répartition de biens en pénurie, accréditant qu’il n’y en a pas assez pour tous). Cette économie est directement issue de la sédentarisation et du passage, au néolithique, d’une économie de l’abondance non productiviste (cueillette et chasse) à une économie de production.
6) violences, classes sociales, esclavages, criminalité, etc. proviennent de là, c’est-à-dire sont des produits de la civilisation elle-même, c’est-à-dire d’une rupture entre les humains et leur environnement naturel. Les sociétés dites « primitives » (paléolithiques) vivaient, par la force des choses, en symbiose avec leur environnement.
7) dans une situation où l’économie elle-même génère une rareté artificielle (qui est inévitablement induite par le mécanisme de la monnaie > ce qui donne la valeur est la rareté - réelle ou artificielle - des biens et services), il en ressort des inégalités. Ces inégalités génèrent des frustrations, de la violence, des comportement dit « déviants » et une sous-culture qui répond à une violence sociale (inégalités économiques et culturelles) par une violence criminalisée : l’humain s’adapte à son environnement pour survivre.
8) Le seul moyen d’agir pour réduire les violences serait d’agir sur la structure économique et socio-culturelle à l’origine des inégalités et des violences. Il faut rompre avec l’économie monétisée et développer une économie d’abondance (techniquement faisable - politiquement c’est autre chose), et revoir l’ensemble de nos présupposés (mythe) culturels.
PS : oui, je sais Machiavel, tu vas encore me dire que c’est une idée « socialiste », et je te réponds : non, car les prétendus socialistes sont des libéraux masqués, qui ont une idéologie totalitaire qui utilise certaines de ces idées (pas toutes) pour justifier leurs orientations totalitaires, ce que bien sûr je ne soutiens pas.
C’est intéressant ce sujet, et curieusement (synchronicité) il rejoint le sujet de Rounga, où l’on parle aussi (en commentaires) de la pensée réificatrice, que l’on retrouve chez Aristote (donc sans doute chez les grecs qui peuplèrent Gandhara), mais également chez Confucius.