Même les dictatures les plus féroces du XXe s. se faisaient appeler
"républiques" (bananières), c’est dire si le mot est galvaudé, sur ce
point nous sommes d’accord.
Mais il n’est pas vrai, Eric, que JE malmène, moi, le mot, c’est un mauvais et injuste procès que vous me faites là. Je critique la république non en fonction de telle ou telle définition, mais en fonction des FAITS, de ce que sont ou de ce que furent les régimes républicains. Et aucun de ces régimes ne fut démocratique, tous furent oligarchiques.
Et bien, compte tenu de la longue imprégnation de la propagande qui place, en France, la République sur un piédestal et en a fait une sorte de mythe indépassable, critiquer la République, c’est considéré comme une attaque contre la France et tout ce qu’elle représente. On se doute quand même bien d’où vient cette propagande et pourquoi elle est faite, surtout lorsque l’on a pris connaissance de la fabrication du mythe républicain dès la Révolution et au XIXe s. Donc, en France, critiquer la République est considéré pratiquement parlant, pour une grande majorité de gens, comme une trahison des valeurs de la France. Ce qui est irrationnel.
Pour la seconde question (critique de la démocratie), vous savez bien, Eric, que le sujet est biaisé dans la mesure où cette même propagande a fait que, dans l’esprit du grand nombre < république = démocratie >, même si cela n’est absolument pas le cas, et dès lors, nous sommes confronté à une affreuse confusion qui rend la question pratiquement insoluble en l’état.
Être perçu comme anti-démocrate sera, pour un grand nombre, considéré comme anti-républicain - et vice versa, cela même si ce n’est pas pertinent.
Ben ils diront qu’ils ont bien fait d’utiliser les gueux pour renverser la monarchie, prendre leur place (au pouvoir) et mettre tous ces fainéant de paysans et d’artisans au travail.
Je veux dire : sans être automatiquement taxé de fasciste ou d’anti-démocrate (parce que, justement, si je suis anti-républicain, c’est bien parce que je suis démocrate )
Amusante ironie, qui n’a cependant aucune pertinence, vu qu’elle est fondée sur un biais interprétatif de ce que j’ai écris.
Mon seul propos est de dire que les symboles - comme les mots - ont un sens, mais que l’ignorance dominante fait que, dans une grande majorité de cas, beaucoup s’emparent de symboles sans avoir la moindre idée de leurs sens ("leur" avec S, car un symbole a plus d’un sens).
Ce qui m’a fait rire dans ton commentaire, c’est que TU parles de sorcellerie, alors que JE décris des FAITS (culte mésopotamien de Pazuzu, filiation des alphabets, signification de symboles, hiérarchie pyramidale vs anarchie horizontale, ...). JE n’ai à aucun moment parlé de sorcellerie ou autres démons, c’est TOI qui en parle.