Quand j’ai découvert Jean-Pax Méfret
j’étais déjà de gauche, puisque je l’ai toujours été. Je le suis encore et j’ai
néanmoins beaucoup d’estime pour ce chanteur, de bien réelles, bien constantes
et bien attachantes convictions.
Un peu le contraire de celui-ci, en quelque
sorte :
J’étais dans la régie quand le jeune,
très jeune Renaud, un peu tremblant, s’apprétait à descendre sur le plateau de
télévision pour y chanter, pour la première fois, sa détestation de la France
de Giscard. La chanson m’avait fait beaucoup de bien.
Des décennies plus tard, Renaud annonce sans rire qu’il va voter pour le
Giscard d’aujourd’hui.
Un beau résumé, très symbolique, des décennies de trahisons que m’ont fait
subir mes camarades "de gauche", anars ou pas, mais tous acquis à la
philosophie de l’économisme.
Rappelons qu’il le fit aussi devant les "socialistes" couchés...
... à l’exception tout de même de journalistes "de gauche" et aux dents longues,
qui se précipitèrent chez les nouveaux propriétaires pour leur faire savoir qu’ils
mettaient leur carrière personnelle au-dessus de la démocratie et du peuple
français.
Au-dessus, aussi, de cette vieille chose qu’on appelle encore à
l’occasion, pour l’enterrer toujours plus profondément, SERVICE PUBLIC.
Ce sont ces journalistes qui présentent désormais chaque jour le
capitalisme en phase terminale, dans lequel ils baignent avec une jouissance à
peine dissimulée.
Chirac savait ce qu’il faisait quand il
vendait TF1 à un homme d’affaires la première chaîne de télévision qui, depuis
sa naissance, avait toujours été payée par les téléspectateurs.
Rappelons qu’il le fit avec la complicité du
Président Mitterrand (de gauche !) dont il était le Premier Ministre.
Merci Simple citoyenne pour ce nouveau lien. Mais celui que vous
avez déposé plus haut est beaucoup plus important encore. Il faut souhaiter
qu’il soit très largement lu.
Danielle Mitterrand y expose les difficultés, pour des vrais
socialistes au pouvoir, de faire avancer leur pays et le monde vers ce qui
reste plus que jamais indispensable aujourd’hui.
Les faux socialistes comme François Mitterrand et ses partisans ont
à l’époque caché ces réalités parce que, chez eux, c’était le pouvoir personnel
et le "paraître" qui dominait. Ce sont eux qui ont préparé et mis en
place la désastreuse fausse Gauche actuelle.
Tsipras, l’équivalent grec de Mélenchon, a voulu croire, durant la période de conquête du pouvoir, que le discours révolutionnaire permettrait de faire des miracles quand le pouvoir aurait été conquis. Ça n’en fait pas un politicien détestable, et j’ai plutôt de la sympathie pour lui.
Les individus détestables sont les possédants des richesses mondiales acquises par l’exploitation des peuples, et leurs complices politiciens, qui enferment le monde dans un cercle capitaliste infernal.
Il faut simplement que la Grèce serve d’exemple à tous les rêveurs "révolutionnaires". Mais ça ne donne pas pour autant la marche à suivre pour inverser la scandaleuse situation mondiale et redonner aux peuples la maîtrise de leur destin.