.../... C’est ainsi que J.P. Chevènement
avait déjà dû renoncer, avant la
création du CFCM, à faire rejeter, par ceux qui voulaient en faire partie, la
loi sur l’apostasie qui, en islam, condamne à mort le musulman quittant sa
religion en le faisant savoir.
Que ce soit Nicolas Sarkozy, son successeur
au ministère, qui ait créé malgré cela
le CFCM ne change rien à la très simple réalité
du problème (inchangé depuis 14 siècles) : on
se couche devant l’islam, en France comme ailleurs, ou on le refuse.
Le problème est
déjà réglé : c’est l’État français (et avec lui ses règles républicaines,
et sa laïcité et ses bonnes intentions de toutes sortes...) qui s’est couché.
La formation des imams "de France" ne pourra porter que sur
l’enseignement de la plus acceptable manière de continuer de se coucher.
Le point faible de ce très intéressant
entretien me semble être dans le fait que ni Frédéric Saillot ni Bassam Tahhan
ne rappelle que Jean-Pierre Chevènement avait déjà eu une claire réponse de l’islam de France (qui, dans les
faits, existait déjà à l’époque) lorsque, ministre de l’Intérieur chargé des
cultes, il avait lancé la création du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman)
:
L’islam ne peut être structuré et prendre
place en France comme peut l’être une autre religion puisque c’est une religion définie par ses créateurs au-dessus des
autres et de toute conception, religieuse ou pas, d’une organisation
communautaire, qu’elle soit locale, nationale ou internationale.
Par exemple elle ne peut accepter, à la
cantine d’une école, des repas pour ses élèves identiques à ceux des autres,
pas plus qu’elle ne peut accepter qu’une nation ou une organisation
internationale lui impose ses propres règles, fussent-elles d’une évidente
nécessité morale et pacifique..../...
Le plus grand péché qui doit être
actuellement reconnu par des chrétiens, comme vous le demandez, c’est celui que
son institution catholique a renouvelé
dans son Nouveau Catéchisme (1997, le "guide spirituel pour le 21e siècle
selon Jean-Paul 2" !) et dans la Bible de Jérusalem qui l’a suivi de peu :
la réanimation et la re-justification
de la croyance en "une bonne violence réellement commandée par Dieu",
ancienne et "dépassée" mais qui "avait ses bonnes raisons d’être"
et "qu’il faut bien comprendre" en sachant bien lire les textes sacralisés
des religions.
Bien savoir lire, dans l’Église de 2016
c’est lire par exemple que, "Allez massacrer tous les Cananéens" ça
signifie "Entrez dans le pacifique royaume de Dieu", exactement
comme, par exemple, "Aimez-vous les uns les autres".
et, comme aux autres néo-négationnistes genre Hollande, Plénel ou Mélenchon, ils sont bien utiles à philouie pour masquer l’islamisation de la France à laquelle ils apportent leur contribution.
Mais ce qui m’inquiète et me révolte le plus, moi ancien catholique fervent, c’est le néo-négationnisme se prétendant chrétien, celui qui a réanimé et rejustifié récemment la croyance en une bonne volonté violente de Dieu, celle des théologiens fous du catholicisme, toujours au pouvoir dans cette composante du christianisme. C’est la plus utile aux islamisateurs de toutes sortes.
.../... Il faut oser le dire : c’est
maintenant principalement grâce à la
laïcité républicaine que l’islamisation de la France progresse à grands pas. Et
c’est dans cette situation que les athées sectaires aux pouvoirs (politique et
médiatique), plus obscurantistes encore que les catholiques intégristes, sacralisent cette laïcité devenue
inopérante, voire même nuisible.
Plutôt que de sacraliser cette laïcité il
faut désacraliser la violence religieuse,
en reconnaissant que celle de l’islam est la pire, la plus délétère pour
l’humanité, mais pas la seule.
La réanimation / re-justification récente de la
croyance en une bonne violence "chrétienne", ancienne et "dépassée"
est, face à cette urgente nécessité, une véritable catastrophe.