Ne pas confondre vague et lame de
fond. Une plaque qui glisse sous une autre et finit par se rompre vous emmène à
la surface une onde de choc qui crée une oscillation inattendue.
La houle du surfeur, si haute
soit-elle, est une oscillation entretenue qui ne touche que la surface de
l’eau, une sorte de gros ressac, ça s’en va et ça revient, comme dans la
chanson.
La vague du tsunami n’est pas
l’ondulation d’une houle mais une impulsion (ou émission) unique à forte
puissance de crête.
Cette onde finit par s’amortir
quand elle a parcouru une longue distance.
La vague de Fukushima était une
ondulation intempestive et décalée qui a tenté de s’étendre dans la mer, tous
azimuts, et elle était près de la côte Nord Est du Japon, d’où le drame.
Rachida nous rappelle les jeux de mots de Prévert : Sodome et Gomorrhe, seaux d’eau, mégots morts, sceaux d’hommes égaux morts. Pas de doute il y a de la poésie dans ses lapsus. Ses lapsus linguae ne sont pas des calamités. Qui nous dévoilera ses lapsus calami ? Peut-être que ses doigts engagent le stylo aussi où il n’est pas convenable de le faire. Quel tempérament ! Quand on pense que ce sont là, d’après Freud, des actes manqués, on a du mal à refréner les fantasmes pour rester correct. Rachida, c’est Antinéa ou Circée, une sirène intrigante, émoustillante et mystérieuse. Une extraterrestre ou simplement une décalée ? Elle n’a pas fini de nous étonner l’ex garde des sceaux d’hommes. A suivre.
Le scientiste inconditionnel Claude Allègre est pour l’exploitation des gaz de schistes, voilà une bonne raison de croire à la dangerosité du procédé. Cet homme qui traite d’obscurantistes, dans :"Le Point", tous ceux qui ne sont pas de son avis est un mammouth mal dégraissé. Sa religion scientiste est issue d’un schisme qui ne craint pas les schistes bitumeux . Il défend aussi le nucléaire et prend les tenants de la croissance zéro pour des débiles. This man is dangerous ! Il n’est pas "clair" parce qu’il n’arrête pas de "foncer" là où le danger est évident. Eh bien ! Même la science a ses extrémistes. Où est notre espoir ?
Les ouvriers votent à 36 % pour la Marine, mais combien sont-ils ces ouvriers ? Reconnaissons qu’il faut en être arrivé à un sacré degré de désespérance pour en arriver là. Politique du pire : votez maso ! Là au moins, ces ouvriers pourront dire qu’ils ont vraiment choisi eux mêmes d’être victimes, qu’on ne s’est pas foutus d’eux. Voter pour la Marine, c’est se saborder quand on a perdu toute lutte, toute guerre et tout espoir. Marine Le Pen va ramasser les forces vives que n’ont pu capter les habituels politiciens dont l’incurie pour cause d’égoïsme et d’ambition personnelle n’est plus à démontrer, ni à gauche, ni à droite. S’il n’y avait que la passion de servir et le courage d’affronter les responsabilités, il n’y aurait pas autant de candidats à la présidence se détachant, à gauche comme à droite. Alors, qu’est-ce qui les attire dans la ruée ? L’argent, le pouvoir, la représentation, la vanité. A gauche comme à droite, ça va encore nous parler de "pouvoir d’achat" comme si consommer donnait du pouvoir. Ce n’est pas le consommateur qui fait le prix, s’il n’a d’autre pouvoir que celui qu’on lui laisse, il est tenu en laisse. Pour qui se prennent-ils ces personnes à qui l’on confie nos vies. Ces politiciens n’ont-ils pas honte de voir la différence se creuser entre riches et pauvres et de voir ces derniers opter pour une politique du pire ? On va voter pour le moindre mal : quel choix ! Il y a quelque chose de pourri dans le régime démocratique. Dans le pire, il y a aussi de croire que voter ou ne pas voter, c’est kif kif , autre désespérance. Mais au fait : ça veut dire quoi : "socialiste" ?
Avec le rapporteur Nicolas Bedos, ils n’en prennent pas pour leur grade pour des blagues au deuxième degré. Tout est question d’unité de mesure. Manière de voir ça sous un certain angle. L’angle est aigu et parfois obtus mais toujours flagorneur. Dans la famille télé, on se passe la rhubarbe et le séné. On se demande pourquoi on a inventé les guignols. Ceci dit, c’est quand même d’un échelon supérieur aux singeries des imitateurs de tous poils qui n’ont de talent que celui du perroquet ou du mainate. Bof ! Ça passe le temps, disent ceux qui en ont à perdre à ne pas écouter des propos plus édifiants. L’humour spectacle, ça se consomme à petites doses quand il est là pour nous faire oublier les choses sérieuses, nous endormir. Il doit être interactif et se vivre entre amis. Tout le monde a de l’humour, il suffit d’essayer, mais tout le monde ne le vend pas.