N’avez-vous jamais songé à cela, vraiment ? Pensez-vous que les auteurs que je vous ai mis en lien sont simplement des débiles mentaux profonds qui n’ont jamais remarqué qu’ils pouvaient être informés intellectuellement de données qui leur sont inconnues une seconde avant et qui deviennent connues d’eux une seconde après (comme la météo ou le résultat d’un match sportif, par exemple) ?
Où est-ce que j’ai écrit quelque part que ce sont des débiles mentaux ? Et profonds, en plus.
Vous faites la différence entre l’inconnu et l’Inconnu. Je viens d’y répondre là-dessus :
Après s’il y a une frontière entre l’inconnu et l’Inconnu, pour l’écrire ainsi, je n’en vois pas de raison. Pourquoi pas, mais je n’en sais rien là-dessus.
M’accordez-vous le droit à l’incertitude ou ça m’est interdit ?
Oui, et en complément à Gaspard Delanuit, j’ai été un peu vite en présentant ainsi :
Oui, bien sûr, c’est la pensée qui permet de découvrir l’inconnu.
Il y a peut-être, sans doute, je ne saurai dire, d’autres façon de découvrir l’inconnu : La non-pensée, en mode Krisnamurti, Kekulé ou Archimède, la médiation et peut-etre encore d’autres états d’âmes.
Donc oui, la pensée permet de découvrir l’inconnu, mais rien n’indique que c’est la seule façon de le faire.
J’aurais dû écrire plus simplement : "la pensée permet de découvrir l’inconnu".
Est-ce que la pensée permettra de tout découvrir ? Rien ne l’indique.
Pour moi, et c’est juste un avis personnel, rien de plus, c’est non.
Je vais à présent vous poser une question
poétique : Aimez-vous l’Inconnu ?
Cette question n’a pas de sens pour moi. J’avais écrit que je sais ce que je sais, je
sais ce que je ne sais pas et je sais qu’il y a des choses et phénomènes que j’ignore
même ne pas savoir.
Je sais
aussi que je mourrai sans tout savoir. Je m’en suis fait une raison, c’est
plutôt la fatalité que la frustration.
Pour ce que
j’aime : ma compagne, ma famille, mes amis, des animaux, des choses que je
possède, un certain nombre d’activités.
J’aime apprendre et découvrir.
Après s’il y
a une frontière entre l’inconnu et l’Inconnu, pour l’écrire ainsi, je n’en vois pas de raison. Pourquoi pas, mais je n’en sais rien là-dessus.
Par exemple, depuis plusieurs mois, et avec d’autres intervenants, nous développons ici sur l’intelligence propre de l’univers. On peut dire que c’est inconnu, c’est en tout cas spéculatif, et, oui, j’aime spéculer là-dessus.