Sur le réchauffement d’au moins 4 planètes : l’un n’empêche pas l’autre. Je ne vois pas en quoi le réchauffement de Mars, naturel, invaliderait le réchauffement terrestre, du coup en partie (sans certitude d’ailleurs) artificiel.
C’est donc l’effet primaire. Si on constate que l’atmosphère d’une planète chauffe et si on se garde d’observer si ça vient du Soleil, c’est un problème cognitif. Le Soleil a ses moments d’échauffement et de refroidissement qui suit différents cycles, emboités les uns dans autres : la dernière modélisation est ici : https://www.nature.com/articles/srep15689/figures/3 (pas forcément entièrement juste, mais c’est une des activités importante du milieu astronomique).
Mais cet effet primaire, ou de fond, n’est pas forcément direct. Il y a tous les effets secondaires : inertiels, amortisseurs, différentiels (cycles de Milankovitch, satellites de la planète, rapport noyau/surface, nature et mouvements de l’atmosphère etc...) Et sur Terre, en plus la présence humaine et ses activités. Si le rôle du Soleil a été dénié pour concentrer la cause uniquement anthropologique au réchauffement atmosphérique, alors, l’édifice est bancal et le diagnostic nécessaire est faussé.
Il y a déjà eu des variations climatiques significatives même durant la période humaine. A l’époque romaine les glaciers étaient quasiment inexistants dans les Alpes : avec les fontes actuelles on trouve des chemins d’il y a 2000 ans. Or les civilisations de cette époques étaient prospères, avec toutes sortes de productions et commerces.
A minima, avec cette histoire de carbone on ne sait pas où on va, alors qu’avec la revégétalisation, oui, on remet les choses en place, le bon fonctionnement de la biosphère (même s’il y a d’autres problèmes évidemment).
Sinon, d’accord avec vos développements qui suivent.
On est d’accord que Todd est un chercheur qui a fait ses preuves, raison pour laquelle il est intéressant de l’écouter.
+ @Gollum
On a enregistré un échauffement atmosphérique depuis 1880. Une tendance qui est de plus en plus contrastée depuis les années 2000 : ça dépend des régions du globe, confirmé par le rapport GIEC 2023.
Est-ce que ça vient du Soleil ? Des chercheurs qui en ont présenté des études aux U.S. ont été radiés de leurs fonctions : on ne peut pas examiner sereinement cette hypothèse, il ne me semble pas que ce soit très scientifique. La NASA, on le sait a constaté avec 30 ans de données collectées qu’au moins 4 planètes du Système Solaire sont en échauffement, même certaines plus que la Terre.
Cause humaine ? Il est évident que 8 milliards d’humains qui doivent tout le temps manger et faire des activités consommatrices de ressources, ça dérange la biosphère, qui est résiliente, mais on ignore jusqu’où. Les humains produisent et rejettent des matériaux que la nature ni les autres animaux fabriquent. Donc oui, il faut reconsidérer avant la biosphère nous lâche, si ce n’est déjà fait.
Le carbone ? Les humains rejettent plus ou moins 5% des émission globales annuelles, le reste est naturel : la fenêtre d’action est étroite. La première cause de rejet anthropique de carbone dans l’air, et de loin, est les incendies de forêts. Donc la première préoccupation des Cop annuelles et son premier discours devraient être l’embauche massive de pompiers et gardes forestiers avec intimidations et punitions fortement alourdies des incendiaires. Les Cop les font-elles, le clament-elles ? Non. Il y a aussi pas mal de volcans qui s’éveillent depuis cette année, dont le Pinatubo qui fait un magnifique champignon bien épais largement visible depuis les satellites. Un volcan, c’est au minimum des dizaines d’incendies de forêts en émission de carbone. Donc si le "global warming" est bien la menace sur le vivant terrestre, il y a peut-être un diagnostic à refaire pour une solution qui ne soit pas vaine. Le rapport GIEC 2023 a fait le sien et son leitmotiv : planter des forêts et des végétaux partout sur la planète.
Le carbone cause réchauffement ? Ce qui fait l’effet de serre, c’est l’eau. Le reste, ce sont des ajouts. Quand la planète chauffe, et quelle que soit la raison, il y a plus d’évaporation et plus de carbone émis. L’effet est évident, que ce soit la cause, c’est incertain, ou marginal. Le carbone dans l’air, c’est un cycle, qui garantit la pousse végétale, ainsi que la capture de l’eau (et les écosystèmes, les animaux, de quoi manger...). En dessous de 0,02% de carbone dans l’air, le végétaux ne poussent plus, comme l’explique Castel. Le GIEC 2023 encore, indique que la surface végétale augmente sur la planète au niveau global et explique que cela vient de l’enrichissement du carbone dans l’air. C’est pourquoi dans son rapport aux décideurs, le GIEC martèle sa préconisation : re-vé-gé-ta-li-ser.
Etude a été faite aussi que les humains, surtout en vieillissant, meurent bien plus du froid que du chaud, les écarts sont considérables, y compris en Afrique. Alors quoi ? Pourquoi le diagnostic ne veut pas venir ? Le carbone dans l’air est un des éléments essentiels à la biosphère pour se réguler. Et elle sait faire, même sans le GIEC ni la tévé, on en vit. En faire un ennemi, c’est complètement con, même criminel pour ceux qui l’ont compris. C’est le paravent qui cache ce qu’il faut faire : aider la biosphère qui est en train de revégétaliser, pas l’empêcher. Même le Sahel reverdit doucement depuis 30 ans. Revégétaliser aussi les villes qui augmentent en surface et sont de fours thermiques. En été les différences de températures entre des rues arborées et celles à l’asphalte exposés peuvent être de 15%, ce qui est considérable et multiplié par X mégalopoles de la planète, ça agit sur l’échauffement.
Je ne suis pas très amateur de déclarations péremptoires.
E. Todd a ses biais. Il a longtemps répété son tropisme pour le modèle libéral anglo-saxon, qui est de famille chez lui. Je crois qu’il a disparu ces dernières années. Il est aussi de son époque, marqué par la vision marxiste de la lutte des classes, sans voir l’autre division venue depuis, des cultures et peuples qui ne peuvent pas se mélanger dans un même pays. Il a oscillé aussi entre la sociale démocratie BCBG ("je parie sur l’hollandisme révolutionnaire") et le souverainisme anti-Maastricht revendiqué qui l’a fait disparaître du paysage des "intellectuels" selon la norme mainstream.
Je me souviens très bien au début des années 80, quand il avait ses explications ahurissantes sur l’URSS qui allait s’effondrer d’elle-même, comme ça, pouf. Et personne ne croyait à sa pensée chimérique, évidemment. Et pourtant...
Il a parlé de la "fracture sociale", durant les années 90 : non seulement la fin de la mobilité sociale en France, mais aussi cette fracture entre la classe bourgeoise envoûtée par la mondialisation et ses perdants, le monde populaire, accroché à ce qui protège, passant du communisme au FN, de la classe sociale à la nation. A la même époque que Soral et son "Comprendre l’Empire" (qui a ses délires par ailleurs aussi).
Le "flash totalitaire", après l’attentat contre Charlie Hebdo, j’ai aimé aussi. On ne vit même que ça, maintenant : le délire covidique, le réchauffement climatique à cause du carbone qui tue, la guerre en Ukraine, Israël victime de Gaza, etc...
Il a dit aussi "les GJ m’ont rendu la fierté d’être Français", à Léa Salamé qui lui a coupé immédiatement la parole.
La sociologie est devenue de la simple phraséologie servant à justifier toutes les nouvelles lubies, au prétexte que le progressisme qui est bien. Lui, il a apporté les structures familiales comme déterminants aux natures des sociétés.
Bref, il n’est pas parfait, même critiquable à bien des égards. Mais il sait apporter régulièrement des éclairages et surtout explorer des mouvements sismiques de fond des sociétés que plus aucun "intellectuel" et maintenant plus guère d’universitaires savent faire.
Les shaolin games, c’est la compétition mondiale du shaolin kung fu, qui concerne tous les continents. Le shaolin kung fu est une école d’art martial. Après, vous en pensez ce que vous voulez...