C’est le postulat du monothéisme, pas son observation et tout l’existant est organisé en fonction de ce postulat. Il y bien hiérarchie dans lequel s’est installé des antagonismes : l’esprit, la matière, la source du bien, la source du mal. Mani a repris les matériaux monothéistes pour faire sa doctrine. Saint Augustin a nuancé, pas contredit que l’origine du bien est dans l’esprit qui est en dieu, que la matière est son obstacle, que là y réside le mal.
Alors qu’il n’y a pas de bien ou mal selon l’esprit ou la matière en monisme. Le mal et le bien sont des effets, pas des natures.
Et le principe fondateur du christianisme n’est pas dualiste, c’est un principe unique et c’est Dieu La question du mal ici-bas
Oui, le dieu monothéisme est unique. Mais la question n’est pas : c’est un pur esprit, une essence qui a crée la Terre, l’Univers, la matière. Là est le dualisme.
Le monisme ne sépare pas en soi matière et esprit, substance et essence, il les reconnaît comme expressions, phénomènes d’un principe, d’un tout est dans tout, sans hiérarchie préalable.
Il n’y a plus de dualité à partir d’un certain niveau de réalité, les contraires cessant d’être ennemis pour devenir des alliés en définitive, et seule l’Asie a été capable de conceptualiser un tel point de vue.
Dualité, dualisme, duo, dual, duel... C’est embêtant, car il n’y a pas de mots distinguant explicitement les sens entre le 2 antagoniste, les aimants retournés, qui a fabriqué toute la pensée encore en cours d’origine monothéiste et le 2 complémentaire, côtés ou aspects du 1, de pensée moniste.
Pourtant toutes les populations agricoles, à l’origine des civilisations (au sens commun, sans ici chercher les détails) ne vivaient au paradigme du 2 moniste : les nécessités de la pluie comme du Soleil, de l’activité comme du repos, du jour et de la nuit, du chaud comme du froid, etc... Ils savaient bien que le 2 antagoniste existe, mais que c’était l’échec, la tension entre les parties, le conflit, le chaos, la guerre...
Avec l’incompréhension du 2 complémentaire, organique, on est au "en même temps", sous couvert de "tolérance", à accumuler les conciliations des inconciliables.