Jones n’est pas censuré, il beugle qu’il est censuré, c’est différent. Son business de potions pour remédier aux problèmes de poids et de virilité de son auditoire (pas fou, le Jones) marche très bien, mais il paraît que c’est pour financer le combat contre le NWO... un vrai charlatan, dans la plus pure tradition américaine ("snake oil salesman").
Ca va même plus loin, tout investisseur étranger en Chine doit avoir un parrain chinois après validation du parti. A l’inverse, un fabricant en Chine peut planter du jour au lendemain des investisseurs étrangers sans avoir rien à craindre car toute poursuite est impossible. Ce sujet reste largement tabou en Occident car il démontre la duplicité des actionnaires et des grosses boîtes occidentales, prêtes à renoncer à tous les principes libéraux pour accéder à la main d’oeuvre chinoise.
Ainsi, de nombreuses relocalisations présentées avantageusement à l’opinion comme du "patriotisme économique" sont la plupart du temps justifiées par la seule logique économique ou juridique, quand un investisseur s’est fait entubé par un partenaire chinois ou ne veut courir aucun risque financier.
Et là où ça atteint des sommets d’hypocrisie, c’est quand le gouvernement chinois se fait le défenseur de l’ouverture des frontières...
N’importe quel dictateur déclarera spontanément, à moitié par bravade, à
moitié par conviction, que la nature profonde de son pouvoir est
démocratique. Tout système dictatorial prétendra avoir réalisé par la
"consultation" ou le plébiscite populaire les objectifs généraux de la
démocratie, qui n’est d’ailleurs pas incompatible avec certaines
pratiques autoritaires. On a pris l’habitude de confondre la
démocratie libérale avec la démocratie, mais il s’agit en réalité d’une
invention du XIXème siècle, quand la bourgeoisie a définitivement tourné
le dos au régime monarchique. Les Lumières étaient généralement
favorables à des régimes de type république patricienne/aristocratique
(Etats-Unis) ou au despotisme éclairé (Europe). Les origines du
parlementarisme ne sont pas démocratiques.
Toutes les
turpitudes de notre démocratie ne justifient pas les mensonges des
autorités chinoises qui se livrent aujourd’hui à une vaste entreprise de
révisionnisme historique consistant à dissimuler la nature autoritaire
du régime derrière un vernis traditionnel. Le parti communiste, qui a
diabolisé Confucius durant des décennies, qui a tout fait pour extirper
le confucianisme et le bouddhisme de la population (car perçus comme des
archaïsmes s’opposant à la course du "progrès", en particulier dans les
campagnes) remet aujourd’hui en avant la figure de Confucius, dans le
but clairement politique d’associer la dictature du parti communiste à
un paternalisme traditionnel emprunt de sagesse millénaire. Cette
réappropriation hypocrite se déclinant à l’extérieur sur le mode du soft power :
Une dictature communiste ? Mais non, vous ne nous comprenez pas, avec
vos critères occidentaux très limités... c’est une démocratie à la chinoise, basé sur l’art subtil du consensus, notre
modèle c’est Confucius, pas Staline !
Non mais ça c’est comme le parti politique qui devait tout casser et qui n’est jamais venu.
Et comme tout le reste depuis 10 ans, Soral en est strictement au même point : commentaires redondants sur l’actualité, règlements de compte personnel, soutien et conseils (non sollicités) au FN quand il ne l’accuse pas d’être "soumis au sionisme"... bref, on gère la boutique.
J’avoue être très surpris quand j’entends qu’ER est le "premier site politique de France", j’aimerais avoir des chiffres de consultation objectifs car j’ai l’impression que ce constat arrange à la fois Soral et ceux qui en ont fait un épouvantail bien pratique pour discréditer un certain nombre de personnes et d’idées.