Le pire dans tout ça, c’est l’attitude insupportablement hypocrite des partis de "gauche" qui, après avoir excité le mécontentement des arabo-musulmans pour des raisons de crédibilité et de survie électorale (faut bien garder ses derniers bastions en banlieue...), ont fait aujourd’hui machine-arrière en "appelant au calme" et en rejetant à priori la responsabilité de tout débordement sur "les provocateurs d’extrême-droite". Les mecs jettent sciemment de l’essence sur un brasier identitaire et politique puis se retirent en disant : "Si ça s’enflamme, c’est la faute de l’extrême-droite".
Ce truc est un non-évènement objectif et en dit long sur l’affaiblissement de la "communauté française" en proie au chômage de masse, à la désindustrialisation pilotée et à l’augmentation délirante des impôts, et qui doit supporter les convulsions communautaristes de la gauche, parce que c’est de ça dont il s’agit en réalité : les pro-sionistes minoritaires mais idéologiquement dominants agrippés à la direction du parti socialiste ont de plus en plus de mal à tenir la "jeunesse" sur la ligne antiraciste historique.
Le seul fait qu’il faut retenir, c’est qu’il est devenu atrocement complexe d’organiser des évènements festifs dans Paris sans un encadrement policier délirant : 300 flics pour surveiller 100m de plage, des détecteurs de métaux, les services secrets renforcés par un arsenal de loi sécuritaire, etc... tout ça parce que ces abrutis ne veulent pas assumer les conséquences politiques des choix qu’ils ont effectué depuis 40 ans.
On sait d’ailleurs par avance comment ça se finira : si les "jeunes" foutent le bordel sur place on dira qu’ils ont été manipulés par l’extrême-droite antisémite et le front national.
Déjà, Jacques Chirac n’est pas porteur de vérité au titre qu’il a été président de la république : à ce titre, il a d’ailleurs été particulièrement mauvais (il est aussi l’homme de la fracture sociale...). Ses multiples casseroles personnelles et ses arrangements douteux avec de nombreux dictateurs africains font d’ailleurs de lui un homme bien en vue de la francafrique et des réseaux que vous dénoncez... Et puis que dit-il politiquement dans cette vidéo ? Rien ! C’est du Chirac tout craché : de la moraline pseudo-humaniste et bien complaisante qui met les bonnes âmes de son côté sans rien résoudre aux problèmes, le tout appuyé quand même sur une vision paternaliste et un rien condescendante de l’homme noir, auquel il faudrait "rendre" (quoi ?), fournir des béquilles pour le relever, etc... D’ailleurs, les scandales de la francafrique se sont multipliés durant ses mandats. C’est marrant comme vous vous mettez à croire les politiques quand cela vous arrange.
Je ramène encore une fois le débat aux chiffres, désolé, et j’attends que l’on me produise des chiffres qui démontrent aujourd’hui le "pillage" économique généralisé de l’Afrique par la France.
Je n’ai aucun respect au sens politique pour Chirac, dont la décision de ne pas nous engager en Irak a caché tous les renoncements et toutes les erreurs catastrophiques qui ont paradoxalement ouvert la voie aux néoconservateurs en France. C’est aussi Chirac qui a quasiment institutionnalisé l’immobilisme comme principe de gouvernance, systématisé l’achat de la paix sociale et soumis la France aux diktats communautaires.
Quant à Alexis de Toqueville, qu’est-ce que je suis censé comprendre ? Désolé, je n’ai pas que ça à faire. Je réponds aux arguments, pas aux liens.
Oui, d’ailleurs on lit rarement des articles sur les "réseaux" qui permettaient à certains rois (Louis XV) de violer en toute impunité des dizaines de gamines, mais là...