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Là, on est dans le grand n’importe quoi victimariste... il faut consulter les chiffres réels du commerce en Afrique subsaharienne, examiner la balance des paiements des différents pays africains avec la France et comparer avec les autres pays européens, regarder le nombre de sociétés françaises encore implantées par rapport à d’autres pays, etc...tout ce que ne fait pas DJL93, tellement il est aveuglé par la haine et le ressentiment. Et cesse de dire que tu es Français pour justifier tes propos, c’est absurde ! Le fait d’être Français ne te donne pas le droit automatique de raconter n’importe quoi sur ce pays ou de vomir dessus dans tous tes posts.
https://poldev.revues.org/118#tocto3n5
Au niveau des échanges économiques, la France est reléguée derrière USA, Chine, Israel, GB, Allemagne, Inde, Brésil voire Russie. Nous assumons désormais le rôle ingrat de "flic régional" quand les Américains merdent avec leurs islamistes (Mali) mais la francafrique n’est plus guère qu’un fantasme au niveau économique. Il reste en gros Total, qui n’a plus rien de français et qui est devenu un interlocuteur privilégié pour de nombreux pays pétroliers (dont Russie et Iran) et Areva au Niger, sachant que les accords commerciaux ont été renégociés en 2013. Selon certains analystes, les réseaux de la francafrique se seraient même inversés, les chefs d’Etat d’Afrique francophone utilisant la France pour peser au niveau de l’ONU et influencer certaines décisions en leur faveur.
J’ajoute qu’il ne s’agit même pas d’un article original, DJL93 étant un crétin qui se contente de faire des copier/coller avec des infos qu’il déniche sur d’autres sites :
http://www.michelcollon.info/Aucun-pays-africain-ne-peut-etre.html
Article orienté et pompé qui ne site pas ses sources, je suppose qu’on est là dans le haut du panier du "journalisme citoyen".
@maQiavel
La France n’ a pas à imposer ses valeurs , ses entreprises , sa culture à l’ étranger mais par contre elle se doit d’ imposer ses valeurs et sa culture chez elle. Il dit la même chose qu’Onfray.
Ce point de vue est d’une naïveté consternante, d’ailleurs Onfray disait plutôt l’inverse il y a une dizaine d’années. Beaucoup d’intellectuels de gauche (ou ex gauche) effrayés par la progression de l’Islam, se replient sur un discours plus ou moins essentialiste jamais vraiment assumé afin de défendre la culture française dans un pays qui interdit officiellement la notion de préférence nationale (en usage partout ailleurs). C’est d’ailleurs l’irrationalité profonde des politiques de gauche : plus ils éliminent le "national" de la vie politique française et plus ils renforcent le caractère identitaire ou pseudo-identitaire des "autochtones". La nation ne se détruit pas que par la gauche. Beaucoup d’identitaires sont d’ailleurs des francophobes et des régionalistes pro-européens.
Qu’entendez-vous précisément par "imposer ses valeurs, ses entreprises, sa culture à l’étranger" ?
On ne reproche pas à l’Islam sa dimension universaliste, pourtant l’Islam a conquis, massacré, réduit en esclavage, et continue de le faire. On ne reproche pas aux Chinois de prendre le contrôle des ressources naturelles en Afrique, pourtant les Chinois exploitent sans vergogne les Africains, bien plus durement que ne l’ont jamais fait les Français. On ne reproche pas aux Allemands de vendre des machines dans le monde entier ou de contrôler l’Europe après avoir semé le chaos et la terreur durant deux guerres effroyablement meurtrières. On ne reproche pas aux Russes de défendre leur pays malgré les dizaines de millions de mort du système soviétique. On ne reproche pas aux Espagnols de nous vendre leurs légumes sans goûts et de tuer l’industrie maraîchère française. On ne reproche pas à des dizaines de pays africains ou autres de parler anglais.
Pourquoi la France devrait-elle renoncer volontairement à tout ce qui a constitué son histoire dans le seul but de préserver le droit d’exister à l’intérieur de ses frontières ? Cette dialectique du renoncement national via l’anticolonialisme est absurde et ne tient pas debout. Pas étonnant que les gauchistes comme les essentialistes de droite s’y retrouvent finalement...
Que comptez-vous faire, comment s’y prendre ? Défranciser des millions de locuteurs francophones dans le monde ? Interdire à Total de traiter avec des gouvernements africains ou arabes ?
@Heimskringla
Je dirais même qu’on manque d’une vraie guerre (ça doit être mes origines germaniques qui me parlent mais pas que), y’a aussi d’autres raisons qui me font dire qu’elle pourrait être salutaire justement dans un concept de fraternité retrouvée.
Tes "origines germaniques" ne te qualifient pas automatiquement pour l’activité de guerrier teuton créateur de veuves et d’orphelins. Comme dirait l’autre, il n’y a que les gens qui n’ont jamais connu la guerre qui sont pressés d’y aller.
En réalité toutes les activités humaines sont des substituts à la guerre : le sport, l’économie, la politique, la science...
Les discours de Machiavel et de la Vouivre me conduisent plutôt à déplorer la politisation outrancière du sport, tout particulièrement dans notre pays où le parti communiste a longtemps encadré la pratique sportive des jeunes via le ministère de la jeunesse et des sports.
Aujourd’hui, obsolescence du parti communiste oblige, c’est le libéralisme qui fournit le contenu de l’idéologie sportive : logiquement, ce sont les sports individuels et le thème du "dépassement de soi" qui priment à présent sur les saines valeurs grégaire transmises par le sport en version collectiviste ou néo-fasciste.
Pour ma part, j’ai été dégoûté du sport à l’école, les séances d’endurance, l’athlétisme absurde, la gymnastique ridicule, les parties de rugby (jamais de foot à l’époque) devant les filles pouffant de rire et assorties de rituels socialisant lourdingues voire traumatisants (les fameux "choix d’équipe" où les deux types les plus grands et les plus costauds choisis par le prof de sport se retrouvent à choisir un par un leurs équipiers, les gros, moches et binoclards finissant invariablement derniers contrairement à ce que raconte la Bible), tout cela m’a laissé un souvenir cruel et une image négative du groupe.
Si les choses n’ont pas changé, je ne vois nullement l’aspect vertueux de tout ça d’autant plus qu’on y fait en réalité très peu de sport au sens utile et concret du terme : c’est plus de la garderie et du pédagogisme par le sport. En outre on ne valorise pas tellement l’effort en France puisque l’on admet pas l’échec. L’effort sur soi, c’est d’abord et avant tout apprendre à revenir sur ses échecs. Or, on vit dans un pays où l’on cultive le mythe de la spontanéité géniale plutôt que le labeur patient et rigoureux : il faut être naturellement doué et réussir du premier coup, sinon le prof se désintéresse totalement de votre cas et vous colle un 9 ou un 10 histoire d’achever de vous démoraliser (oui, il y a du vécu, et j’assume) et de vous inscrire dans le schéma de la médiocrité générale. Cette mentalité se retrouve jusque dans notre histoire militaire (succession de victoires glorieuses et de défaites achevées) , sportive (résultat totalement irrégulier des équipes de France de foot ou de rugby quand l’Allemagne ou l’Angleterre tendent à rester à un niveau constant) et dans l’histoire inachevée de nos inventions (web...). Les Français sont également réputés pour être de très mauvais lobbyistes et j’y vois encore un déficit d’intelligence collective et communautaire. Un député anglais ironisait il y a quelques décennies sur le fait qu’il fallait toujours placer des Français à la tête des institutions internationales, car c’était les seuls à ne "jamais défendre les intérêts de leurs pays" : la situation n’a pas beaucoup évolué, avec des Français régulièrement nommés à la tête du FMI, de l’OMC, du Bilderberg, etc...
La pire des humiliations que j’ai eu à subir c’est quand je me suis retrouvé à devoir réaliser un programme de gymnastique au sol en fin d’année devant l’ensemble des classes, et à supporter les ricanements et les moqueries sous l’œil goguenard du prof d’EPS, un ancien sportif à moitié raté avec un bide de buveur de bière qui compensait sans doute sa vie de merde de prof d’EPS en se vengeant subtilement sur des ados mal dégrossis : quand on y pense, c’est incroyablement primitif et surtout totalement contre-productif puisque cela crée très tôt la défiance vis-à-vis du groupe.
Pour moi, le sport à l’école devrait d’abord se limiter à apprendre aux enfants à respecter leur corps et à l’entretenir - avec les capacités propres dont ils disposent - au lieu de servir à développer le terrain de futurs complexes et névroses tout en dégoûtant les gosses de l’effort sur soi, qui est un apprentissage essentiel dans la vie. L’insuffisance ce n’est pas d’être moins fort qu’un autre dans un domaine précis mais de renoncer à acquérir de la force par démotivation et découragement. Or, je trouve qu’en France cette démotivation a un caractère acquis et socialement chronique : elle est transmise en partie par les institutions et révèle des relations problématiques entre l’individu et le collectif. Nous sommes un des rares pays qui souffre à la fois d’un excès d’individualisme (le Français ne pense qu’à sa tronche, il suffit de voyager pour s’en rendre compte) et de collectivisme (et se retrouvant seul dans la difficulté, compte trop sur l’Etat...)
Ce n’est même pas que je n’aimais pas l’effort sportif, puisque je suis aujourd’hui un fervent adepte de la pratique sportive (gymnastique, musculation au poids de corps et cyclisme) et que j’ai découvert plus tardivement que j’excellais en volley-ball. Aujourd’hui, je ne pourrais pas passer trois jours sans faire de sport, et j’ai appris, mais beaucoup trop tard, que l’échec dans une activité n’avait rien de honteux ou de ridicule. Ce n’est pas à l’école que j’ai appris cela.
Je voulais écrire "Hauts de Seine" et non pas "Hauts de Saine", laspsus révélateur...
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