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La Liberté d’expression en France - Jean Bricmont

Nouvel épisode d'Eureka, c'est Jean Bricmont qui s'y colle pendant 1h30. Au programme : où en est-on avec la liberté d'expression en France ? 

Tags : Liberté d’expression Jean Bricmont




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28 réactions à cet article    


  • 1 vote
    Claire29 Claire29 17 septembre 17:56

    Pour avoir une idée de la liberté d’expression en France,il faut entendre le témoignage bouleversant de Jean-Louis Caccomo,interné de force en hôpital psychiatrique pendant 3 ans pour avoir dénoncé un trafic de diplômes à l’université de Perpignan où il était maître de conférences.
    C’est grâce aux réseaux sociaux qu’il a pu dénoncer le cauchemar qu’on lui a fait subir et la privation de ses droits fondamentaux dont il a été victime,les médias officiels ,aux ordres de Big pharma et des gourous de la psychiatrie,ne lui ont jamais donné la la possibilité de se défendre quand il les a alertés !

    https://www.youtube.com/watch?v=JoZFECE6DBA



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      maQiavel maQiavel 17 septembre 20:14

      Pour une fois, je vais être en désaccord avec Jean Bricmont ( que j’apprécie pour son travail sur la liberté d’expression, cela va sans dire). Je trouve que les exemples de purges au sein des partis politiques qu’il donne en début de vidéo sont mauvais.

      Tout parti / mouvement politique doit avoir une ligne politique claire dans son idéologie et précise dans ses propositions principales, c’est cette ligne qui constituera son identité et son socle unificateur. Il est donc normal que quiconque n’adhère pas à cette ligne ou à ces propositions soient exclus, dans le cas contraire la discipline collective dans l’action ne serait pas possible. Cela ne veut pas dire qu’aucun débat ne peut avoir lieu au sein d’un parti / mouvement mais il ne peut y avoir débat sur les éléments constitutifs de son identité. Prenons des exemples concrets :

      -Génération identitaire a une ligne politique claire, nette et précise vis-à-vis de l’immigration, cette ligne est constitutive de l’identité de ce mouvement. Une personne qui tenterait de lancer au sein de ce mouvement un débat sur les vertus de l’immigration sera considéré comme un perturbateur, un troll gauchiste cherchant à créer la zizanie, et il en sera exclu. Et c’est normal, on ne peut pas être dans cette mouvance et être pro-migrant, cette personne n’avait simplement rien à faire là.

      -A l’inverse, une personne qui serait membre de S.O.S Méditerranée qui a également une ligne politique claire, nette et précise vis-à-vis de la question migratoire et qui est constitutive de l’identité de ce mouvement, qui chercherait à lancer des débats sur les vices de l’immigration serait aussi prise pour une perturbatrice, un troll d’extrême droite et se ferait dégager, et ce serait aussi tout à fait normal.

      -On peut prendre d’autres exemples : un individu dans un parti européiste qui chercherait à lancer le débat de la nécessité de quitter l’UE ou un individu dans un parti souverainiste qui prônerai le fédéralisme européen, serait dans les deux cas exclut et à raison, il n’y avait pas sa place. Cela n’a rien à voir avec la liberté d’expression, il ne faut pas mélanger le droit d’exprimer ses idées dans la société en général et le droit de les exprimer au sein d’une structure politique ayant un corpus idéologique prédéfini, une personne qui est exclue d’un mouvement à cause de ses positions hétérodoxes peut d’ailleurs continuer à exprimer ses idées en dehors.

      Il est donc normal et logique que Sahra Wagenknecht se soit retrouvée en difficulté au sein du parti d’extrême gauche allemand « Die Linke » pour ses positions sur l’immigration, c’est une question de discipline interne à ce parti, il n’y a aucune violation du principe de liberté d’expression là-dedans.


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        erQar erQar 17 septembre 21:41

        @maQiavel

        Salut maQ

        un petit point, juste pour apporter la contradiction smiley

        Un type dans génération identitaire qui fait la promotion de l’immigration de polonaise ou l’immigration de l’est.....je pense que ce gars peut apporter le débat dans le groupe.

        Une personne de S.O.S Méditerranée

        qui dénonce le secours apporté au migrant faisant le jeu des multinationale ou bien des états peut apporter le débat dans l’organisation.......faisant comprendre qu’ils jouent le rôle de passeur et non de secouriste.

        Pour l’Europe, non je ne vois rien smiley


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        maQiavel maQiavel 17 septembre 22:16

        Salut erQar

        Dans le premier cas, oui l’immigration intra-européenne peut faire débat au sein de ce mouvement mais je parlais évidemment de l’immigration extra- européenne, particulièrement venant d’Afrique et du moyen orient, et ça, ce n’est pas un sujet de débat chez eux. 

        Dans le second cas, non, cette personne sera foutue dehors sans autre forme de procès, il n’y aura pas de débat.


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        erQar erQar 17 septembre 22:24

        @maQiavel

        SOS méditerranée est un fasciste  smiley


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        Laconicus Laconicus 18 septembre 00:42

        @maQiavel
        "Tout parti / mouvement politique doit avoir une ligne politique claire dans son idéologie et précise dans ses propositions principales, c’est cette ligne qui constituera son identité et son socle unificateur."

        Ne seriez-vous pas en train d’affirmer qu’un parti politique a une essence indépendante des individus qui s’en revendiquent, ce qui renvoie à un grand classique sur la conception des universaux ? 
        https://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/tariq-ramadan-admet-avoir-menti-au-82872#forum13245598


      • 1 vote
        Conférençovore 18 septembre 08:07

        @maQiavel Cela peut paraître un détail dans ton propos, voire même une zatarade mais... quand je lis d’un côté le "troll gauchiste", de l’autre le "troll d’extrême-droite"... mon double-standaromètre crépite. Outre le fait que l’on peut parfaitement estimer que l’immigration de masse est problématique tout en étant à gauche (c’était même la ligne d’un PCF sous Marchais, c’est aussi le cas de mouvements actuels comme Résistance Républicaine, Riposte Laïque, E&R d’une certaine façon, certains souverainistes de gauche), il est difficile de passer sous silence ce deux poids deux mesures qui se manifeste (peut-être involontairement ?) dans la terminologie employée ici parce que c’est en partie celle-ci qui conditionne la libre expression ou du moins en délimite les contours, "extrême-droite" étant devenu au fil des décennies un anathème disqualifiant (qui, du reste, ne suffisant plus, a été remplacé par "ultra-droite), tandis que "gauchiste", une simple moquerie pour pointer l’abandon du social au profit du sociétal.


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        maQiavel maQiavel 18 septembre 13:13

        @Laconicus

        Non pas du tout, un parti ne peut exister indépendamment des individus qui le constituent. Le parti/mouvement politique n’est pas un être résidant dans une grotte située dans un monde intelligible, c’est une structure concrète habitant le monde sensible et constitué par le rassemblement d’individus autour d’idées communes et de propositions qui constitueront l’identité du collectif. Et si des individus ont des idées différentes de la ligne fixée, soit ils n’y adhèrent pas, soit ils en sont expulsés s’ils sont déjà adhérents (ce qui est la configuration que j’ai décrite), soit ils parviennent à changer l’identité de la structure si le rapport de force interne leur est favorable. D’ailleurs l’identité des partis/mouvement politique évolue constamment avec l’évolution de la société elle-même et en fonction des nécessités et circonstances. 

        Je ne dirai jamais par exemple qu’un parti communiste ne peut pas être à la direction d’un pays capitaliste indéfiniment sans cesser d’être un parti communiste comme si son essence en serait altérée, puisque de ma perspective il n’a pas d’existence propre et n’est rien d’autre que le rassemblement des individus membres de ce parti communiste.


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        maQiavel maQiavel 18 septembre 13:15

        @Conférençovore

        C’est marrant parce que de mon point de vue, troll gauchiste est beaucoup plus péjoratif que troll d’extrême droite, j’ai même eu l’impression en relisant ce commentaire que je donnais l’impression de prendre trop la partie de l’extrême droite justement. Personnellement, je préfère encore me faire traiter d’extrême droite que de gauchiste. Et puis ça dépend du milieu dans lequel on évolue, sur les réseaux sociaux par exemple le premier vaut mieux que le deuxième. Comme quoi nos perceptions sont très différentes. Mais bon, ce sont là des détails, c’est le fond de mon propos qui importe.

        Oui à l’époque on pouvait être d’extrême gauche ( je ne parle pas de la gauche en général ) et contre l’immigration même si c’était très limité mais plus aujourd’hui. On ne peut plus défendre la position de Marchais ( qui était pourtant très modéré et pas du tout outrancière ) en étant au PCF.


      • 1 vote
        Conférençovore 18 septembre 13:41

        @maQiavel "Personnellement, je préfère encore me faire traiter d’extrême droite que de gauchiste. Et puis ça dépend du milieu dans lequel on évolue, sur les réseaux sociaux par exemple le premier vaut mieux que le deuxième. Comme quoi nos perceptions sont très différentes"

        Ah oui quand même... en fait j’étais largement en deçà de mon intuition initiale... smiley Dans les médias, dans le discours politique, partout en réalité, tu sais très bien que d’être taxé d’"extrême-droite" est la condamnation morale, sociale, judiciaire et parfois physique la pire qui soit. Cet anathème est devenu simplement un peu plus grotesque aux yeux de davantage de personnes précisement avec l’émergence des réseaux sociaux, mais c’est un phénomène très récent et qui ne change pas la doxa ni le concret : Précisément, ce sont les gens étiquettés d’extrême-droite qui se font shadow-banner, censurer voire bannir définitivement des réseaux sociaux... Ça n’est pas une ’question de perception". Besancenot, Krivine, Arthaud et cie ne sont pas censurés ou bannis de YT ou FB, pas plus que certains racialistes assumés (LDNA, PIR, etc.). Enfin bon... Je ne vais polémiquer là-dessus mais je n’arrive pas (et comme déjà dit renoncé) à comprendre comment tu fais pour opérer de telles distorsions du reel.


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        maQiavel maQiavel 18 septembre 14:03

        @Conférençovore

        « Dans les médias, dans le discours politique, partout en réalité, tu sais très bien que d’être taxé d’"extrême-droite" est la condamnation morale, sociale, judiciaire et parfois physique la pire qui soit ».

        ------> Dans les médias peut être (et encore, beaucoup moins qu’avant quand on sait que de personnalités classés à l’extrême droite sont invités pour tenir les discours qui est le leur) mais pas partout, nous ne sommes plus au début des années 2000. Par ailleurs avec l’émergence des réseaux sociaux les médias n’ont plus le monopole de formatage de l’opinion. Les gens qu’on pourrait qualifier d’extrême droite pullulent sur les réseaux, ils constituent même la polarité dominante. Par ailleurs, des gens d’extrème gauche aussi se font bannir des réseaux sociaux ou sont victimes d’algorithmes comme cela a été le cas dernièrement avec le G7. Besancenot, Krivine, Arthaud ne sont pas censurés mais des personnalités classés à l’extrême droite comme Marion Lepen, Floriant Phillipot ou Julien Rochedy non plus.

        Bref, c’est un déssaccords récurent entre nous mais pour moi c’est toi qui est dans une distorsion du réel, la vision qui est la tienne correspond plus à celle de la fin des années 90 et au début des années 2000, l’eau a coulé sous les ponts depuis, les médias ont changé, les réseaux sociaux ont émergé et la société elle-même est différente, on est plus dans le même écosystème. D’ailleurs si le terme gauchiste est pour moi encore plus péjoratif que celui d’extrême droite, ça veut bien dire que la gauche est entrain de perdre la bataille culturelle. Pour moi c’est une évidence mais bon, on a des divergences qui m’étonnent parfois aussi … smiley


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        Conférençovore 18 septembre 14:55

        @maQiavel Traite-moi de vieux con tant que t’y es ! smiley Bien entendu qu’il y a une évolution sacrebleu... précisément parce que face à la réalité, face à la mutation de l’opinion publique (qui, elle aussi ne découle pas de fantasmes), la pensée dominante ne peut plus jouer la carte du déni d’antan ni la délirante partition SOS. C’est fini... I faut forcément du droitard contrôlé dans les médias pour faire un semblant de contre-poids à la doxa). Même Micron est contraint d’admettre la problématique migratoire (que les immigrationistes se rassurent... rien ne changera) tant les problèmes qu’elle soulève sont criants. Tout cela ne change rien à la répression objective (des pouvoirs publics, des réseaux sociaux...) sans limites à l’endroit des "ultra-droitards" vs. la mansuétude vis-à-vis des ultras de gauche. On ne doit pas vivre sur la même planète...


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        maQiavel maQiavel 18 septembre 15:43

        @Conférençovore

        De ma perspective, ceux que tu appelles « droitards contrôlés » reflètent simplement l’évolution des opinions au sein de la société, pour moi il s’agit là une évolution structurelle, je ne parle donc pas de contrôle ( au fond on pourrait considérer que tous ceux qui sont dans les médias sont contrôlés, je ne vois pas pourquoi cet éventuel contrôle ne concernerait que les droitards ).

        Concernant la répression des réseaux sociaux ultra-droitards et la mansuétude vis-à-vis des ultras de gauche, si vraiment c’est un fait objectif comme tu dis, ça devrait pouvoir être chiffré. Or cela m’étonnerait que tu aies des chiffres pour pouvoir faire la comparaison (mais peut être que je me trompe). Par conséquent je considèrerai qu’il s’agit d’une « impression » jusqu’à preuve du contraire. Et le problème avec les impressions, c’est qu’elles peuvent être biaisées par plusieurs choses comme la conviction personnelle ou alors des effets de loupe ( qui sont d’autant plus puissant que les algorithmes sélectionnent des supports différents en fonction des individus ) qui peuvent donner à penser qu’on vit dans des planètes différentes ( pensée que j’ai souvent lorsque je suis sur ago ceci dit en passant ).

        Concernant la répression des pouvoirs publics ( donc j’entends juridique), oui les ultra-droitards le sont plus que l’ultragauche car ils contreviennent plus aux lois Pleven et Gayssot. L’existence de ces lois ( que je juge liberticide, cela va sans dire ) et des dérives de leurs applications suffit à l’expliquer. Mais cela ne veut pas dire que cette répression est faible à l’extrême gauche au point que l’on puisse parler de mansuétude, évidemment sur des sites comme ago on n’en parlera jamais car ce n’est pas le genre d’info qui intéresse la faune de cet écosystème mais il y’a des répressions aussi de ce coté qui seraient jugées scandaleuses pour toute personne attachée au respect des libertés publiques comme récemment avec la condamnation de ces trois jeunes qui n’ont commis d’autre délit que d’avoir transporté de la littérature « gauchiste ». Et ce n’est pas un cas exceptionnel, il y’a beaucoup de cas comme ça mais évidemment ici on s’intéressera plus au cas de Dieudonné ( qui est évidemment proprement scandaleux ) qu’à ceux de gens considéré comme des ennemis par la plupart des gens consultant ce forum.

        Ago n’est rien mais ce que j’essaie d’illustrer en mentionnant ce site, c’est que l’info est orientée sur les réseaux sociaux comme elle l’est dans les médias dominants et les personnes qui s’y informent peuvent être sujet aux mêmes biais, à savoir à donner de l’importance à certains événements préférentiellement à d’autres, et à évoluer dans un écosystème idéologique ne leur montrant qu’une fraction de la réalité, ce qui peut donner l’impression de vivre dans un monde différent de celui des personnes ayant accès à une autre fraction de la réalité. C’est un phénomène qui m’intéresse beaucoup, que je pense très important depuis l’émergence des réseaux sociaux et qui fait partie de ce que je nomme « fracture des représentations ». 

        Donc si j’essaie de m’élever un peu au dessus de mon propre point de vue sur tel ou tel autre sujet spécifique, je dirai que tu n’es pas un vieux con et aucun de nous deux n’est dans une distorsion de la réalité mais nos divergences sont l’expression de cette fracture de représentation. 


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        Laconicus Laconicus 18 septembre 22:35

        @maQiavel
        "(...) soit ils parviennent à changer l’identité de la structure si le rapport de force interne leur est favorable. D’ailleurs l’identité des partis/mouvement politique évolue constamment avec l’évolution de la société elle-même et en fonction des nécessités et circonstances."

        Il difficile de relier ce propos de manière cohérente à votre propos précédent : 

        "Il est donc normal que quiconque n’adhère pas à cette ligne ou à ces propositions soient exclus (...) il ne peut y avoir débat sur les éléments constitutifs de son identité." 

        Pour qu’il existe des rapports de force susceptibles de changer l’identité de la structure, il faut bien qu’il puisse y avoir débat sur les éléments constitutifs de cette identité.


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        maQiavel maQiavel 18 septembre 23:09

        @Laconicus

        On peut les relier si on comprend qu’on est pas dans la même temporalité. Dans la premier cas je parle de l’évolution d’un parti sur le moyen voir le long terme, dans le second cas sur sa situation à l’instant t.

        Pour illustrer mon propos, prenons un exemple historique concret : il aurait été impossible de défendre la position actuelle du parti communiste chinois sur l’économie de marché du temps de Mao, il n’y avait pas de débat possible sur cette question. Le débat n’a été possible qu’à la mort de Mao ( évolution des circonstances ) et après le constat général de l’échec de sa politique qui a décrédibilisé l’aile conservatrice du PCC et a permit l’essor d’une aile libérale ( changement des rapports de force au sein du parti ).

        Il est par exemple possible qu’il y’ait un jour un débat sur la question migratoire à l’extrême gauche et il est même possible que la ligne de l’extrême gauche sur cette question évolue en fonction des rapports de force et des circonstances mais ici et maintenant, à cet instant, il n’y a pas de débat possible, il est donc logique que des gens en soient exclu pour avoir défendu des positions hétérodoxes.



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        Laconicus Laconicus 19 septembre 00:23

        @maQiavel
        "Pour illustrer mon propos, prenons un exemple historique concret : il aurait été impossible de défendre la position actuelle du parti communiste chinois sur l’économie de marché du temps de Mao, il n’y avait pas de débat possible sur cette question."

        Cet exemple tragique ne fait que confirmer le propos de Jean Bricmont. Les Chinois auraient pu faire l’économie de quelques millions de morts en s’autorisant des débats rationnels au lieu d’obéir aveuglément à un tyran fou. 

        "(...) ici et maintenant, à cet instant, il n’y a pas de débat possible, il est donc logique que des gens en soient exclu pour avoir défendu des positions hétérodoxes."

        Ici et maintenant, il est logique de dénoncer l’absence de liberté d’expression et de débats rationnels. Ce que fait Jean Bricmont.



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        Laconicus Laconicus 19 septembre 01:16

        @maQiavel
        "Je ne dirai jamais par exemple qu’un parti communiste ne peut pas être à la direction d’un pays capitaliste indéfiniment sans cesser d’être un parti communiste comme si son essence en serait altérée, puisque de ma perspective il n’a pas d’existence propre et n’est rien d’autre que le rassemblement des individus membres de ce parti communiste."

        Quant bien même un parti ne serait pas un être, le nom par lequel on choisit de le désigner a bien un sens, si conventionnel soit-il. Même le nominalisme ne nie pas le sens des mots mais seulement l’autonomie ontologique des idées. Donc, point n’est besoin de se demander ce qu’est ou ce que n’est pas un parti politique pour juger de la relation plus ou moins cohérente entre sa désignation et ses actions concrètes. De fait, un parti politique se nommant "parti communiste" alors qu’il pratique le capitalisme est un parti mal nommé. Si ses membres ont modifié de l’intérieur l’objet initial de l’association, ils devraient logiquement à présent modifier également son nom, par respect des conventions linguistiques. Et s’ils ne le font pas, c’est qu’ils sont des abrutis ou des menteurs.   


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        Conférençovore 19 septembre 10:19

        @maQiavel J’ai lu l’article que tu as mis en lien. Incroyable qu’un papier aussi mauvais ait pu être validé par la rédaction de Mediapart... il est tellement truffé d’erreurs que même son auteur les admet. Pis encore, il est vide quant aux éléments de preuve ayant conduit la justice à condamner ces 3 majeurs (qu’on nous présente presque comme des enfants...). Bref une catastrophe sur le plan journalistique dont on ne peut strictement rien conclure. Si tu as de meilleurs exemples, je suis preneur.

        "Concernant la répression des pouvoirs publics ( donc j’entends juridique), oui les ultra-droitards le sont plus que l’ultragauche car ils contreviennent plus aux lois Pleven et Gayssot. L’existence de ces lois ( que je juge liberticide, cela va sans dire ) et des dérives de leurs applications suffit à l’expliquer. Mais cela ne veut pas dire que cette répression est faible à l’extrême gauche au point que l’on puisse parler de mansuétude, "

        J’avais fait un papier sur l’affaire Méric et l’incroyable sévérité de la condamnation des accusés. 7 ans de prison pour un type qui n’a même pas touché Méric et 11 pour un type qui n’a fait que se défendre face à trois agresseurs. Même des juristes à gauche n’ont pas pu s’empêcher de constater le délire de cette justice politique.

        Il est évident que ce n’est pas uniquement le non-respect de certaines lois mémorielles qui motive certains magistrats (politisés sans aucune ambiguïté possible) dans la prise de certaines décisions de justice, ni même certains médias ou réseaux sociaux qui ont la censure très sélective. Quand 3 membres de G.I. sont condamnés à 6 mois de prison ferme dans un dossier où il n’y a aucune victime, c’est une décision purement politique. Ces derniers n’ont enfreint aucune loi mémorielle dans les Alpes, pas pu qu’ils ne l’ont fait en déployant une simple banderole pour contester l’islamisation rampante. Cette histoire de fracture des représentations, on peut très facilement en sortir en se cantonnant aux faits. Les GJ ont, par exemple, subi une répression sans précédent que même certains policiers syndicalistes comme Alexandre Langlois ont dénoncé. Il est impossible de ne pas remarquer la différence de traitement avec certains délinquants/criminels multi-récidivistes. Impossible de ne pas voir que c’est la police elle-même qui encadre une occupation illégale de la voie publique par des musulmans à Clichy pendant des mois tandis qu’elle matraque, éborgne et arrête arbitrairement des milliers de manifestants pacifiques dans la grande majorité. Impossible de ne pas constater les dépradations quotidiennes commises dans certains quartiers et qui restent quasiment toujours impunies. Je pourrais lister des centaines d’exemples qui démontreraient tous que le sentiment d’impunité qu’éprouvent certains n’est pas le fruit d’une représentation biaisée mais bien le résultat d’une politique et d’une idéologie judiciaire.

        Certaines idées et personnes bénéficient bien de cette sidérante mansuétude quand d’autres sont particulièrement réprimés. C’est un constat indépendant de l’avis que l’on peut avoir sur les idées et agissements des uns ou des autres. Cette asymétrie est juste un peu plus accentuee par des lois liberticides s’agissant de la liberté d’expression mais cela n’en change pas la nature profonde.


      • 1 vote
        maQiavel maQiavel 19 septembre 19:53

        @Laconicus

        Pour le PCC l’argument est réversible : il reste encore en son sein des nostalgiques maoïstes qui s’opposent à l’économie de marché telle qu’elle existe en Chine et qui aimeraient revenir à la politique économique de Mao, mais ce sont des marginaux qui ne sont pas écouté, simplement parce que l’abolition de la propriété privée n’est pas un sujet de débat aujourd’hui.

        Et puis de manière générale, il faut se souvenir qu’un parti/mouvement politique est une secte dédiée à l’action politique, il y’a une ligne et une hiérarchie à respecter. On peut aimer ou ne pas aimer ce type de structure ( personnellement ce n’est pas mon truc mais peu importe), est-il que des marginaux ayant des positions hétérodoxes remettant en question en permanence ce qui est constitutif de son identité ( donc à l’instant t), la feraient perdre en efficacité alors même que l’organisation produit un effort continu pour mobiliser des adhérents et pour convertir des non adhérents. Un membre de génération identitaire qui souhaiterait débattre du caractère vertueux du multiculturalisme sera perçu comme un perturbateur au sein du groupe puisqu’il s’est constitué précisément contre cela, vouloir lancer des débats stériles n’entrainerait que de la procrastination alors même que la structure cherche à mobiliser les énergies pour mener des actions concrètes. Sinon, les différentes mouvances injecteraient constamment des perturbateurs chez leurs adversaires pour les paralyser.

        Dans les mouvances politiques, il y’a des sujets qui ne font pas débat puisque la position du groupe est déjà tranchée ( à l’instant t j’entends), je ne comprends la logique qui consiste à vouloir dénoncer le manque de débats internes sur ces sujets, c’est un peu comme dénoncer le fait qu’un parti politique soit un parti politique et regretter que ce ne soit pas une structure de libre pensée rassemblant des gens avec des idées très différentes, n’ayant d’autre identité que la disposition d’en débattre. Ben non, un parti politique ce n’est pas ça, et si on veut pouvoir discuter de tout et pouvoir tout remettre en question, il vaut mieux ne pas y adhérer et heureusement, on a encore le droit de ne pas être membre d’un tel mouvement. Mais alors, si on a cette position, il serait plus pertinent de dénoncer l’existence des partis /mouvements politiques en tant que telle plutôt que le manque de liberté d’expression en leur sein, et venant de Jean Bricmont qui lui même soutient un parti, cette position ne tiendrait pas debout.

        « un parti politique se nommant "parti communiste" alors qu’il pratique le capitalisme est un parti mal nommé ».

        ------> Mon opinion est que  l’esprit humain a une capacité extraordinaire à interpréter, à réinterpréter et à en tirer du sens. Je ne serais jamais étonné par le fait que les membres d’un parti communiste trouve du sens à ce que leur parti pratique le capitalisme, et nul besoin d’être menteur, il suffit d’avoir foi en ses propres interprétations et réinterprétations qui font le liant entre communisme et capitalisme.


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        maQiavel maQiavel 19 septembre 20:00

        @Conférençovore

        Trop de choses à redire de ton post, tu as ouvert tellement de porte que pour les refermer points par points, il me faudrait pondre plusieurs pavés, ce qui n’arrangera en rien ma réputation sur ce site smiley .Pour faire le plus court possible :

        -Ce n’est pas parce que l’affaire Meric est scandaleuse qu’il existe une mansuétude judiciaire générale avec l’extrême gauche.

        -Je ne comprend pas ton évocation des GJ alors même qu’il y’avait aussi pas mal de groupe de tendance d’extrême gauche en son sein, donc je ne vois pas ce que c’est censé démontrer. Et je ne comprends pas ton parallèle de la répression des manifestations des GJ avec le traitement de certains délinquants/criminels multi-récidivistes, je ne vois même pas le rapport. C’est un peu comme la comparaison que tu fais plus bas entre des gens qui mettent le feu dans des quartiers périphériques et les GJ qui manifestaient souvent dans les centres-villes et parfois à proximité des institutions et de sites stratégiques, comparaison que je ne trouve pas pertinente pour des raisons qui me semblent évidentes.

        -Pour ce qui est des trois jeunes de génération identitaire (comme tu vois j’emploie aussi le mot « jeune » pour eux), ils n’ont pas été condamné parce qu’ils ont déployer une simple banderole pour contester « l’islamisation rampante » selon tes termes, ils étaient poursuivis pour, je cite, « des activités exercées dans des conditions de nature à créer dans l’esprit du public une confusion avec l’exercice d’une fonction publique  ». Non seulement, il s’agit d’une peine requise dont ils feront appel, ce qui les éloignera de la prison ferme mais en plus ils ont bel et bien violé la loi qui stipule qu’est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende le fait, par toute personne agissant sans titre, de s’immiscer dans l’exercice d’une fonction publique en accomplissant l’un des actes réservés au titulaire de cette fonction. Il faut rappeler qu’ils se sont rendus à un point de passage de migrants et que GI avait annoncé elle-même des interceptions d’individus entré illégalement sur le territoire, ce qui clarifie les intentions des accusés. Comprenons-nous bien : je ne suis pas entrain de juger leur acte sur le plan moral ou de considérer que cette loi est bonne, ce n’est pas le sujet ici, je ne fais qu’énoncer le fait qu’ils ont bel et bien violé la loi. Donc je ne vois pas ce qu’il y’a d’étonnant ici. Ne sais-tu pas qu’on peut être condamné pour de la prison ferme en France même sans avoir exercé de violence ? Il y’a des tas de gens qui n’ont commis aucune violence et qui sont pourtant condamnés à du ferme pour avoir par exemple simplement cultivé ou vendu du cannabis. Mon post est déjà trop long mais si on veut aller sur la critique globale du système judiciaire en France, il y’a incontestablement beaucoup de problèmes à résoudre et cela personne ne le nie à ma connaissance mais il y’a aussi beaucoup d’idées reçues au sein d’ une frange de la population qui tend à les amplifier exagérément et qui relève aussi selon moi de la fracture des représentations.

        Encore beaucoup trop de choses à redire mais je m’arrête là. 


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        Laconicus Laconicus 19 septembre 20:44

        @maQiavel
        "et nul besoin d’être menteur, il suffit d’avoir foi en ses propres interprétations et réinterprétations qui font le liant entre communisme et capitalisme."

        J’ai écrit qu’il fallait être menteur... ou abruti. Dans le cas que vous évoquez, c’est abruti.


      • vote
        maQiavel maQiavel 17 septembre 22:17

        Terminé l’entretien, c’est intéressant.

        On avait discuté ici, avec Sentero nottament du caractère « évident » de l’existence des chambres à gaz mais lorsque j’écoute cette parole venant d’un expert orthodoxe qui en sait beaucoup plus que moi sur la chose (d’autant plus que je n’y connais pas grand-chose), ça corrobore mon impression que les choses sont très complexes et qu’il ne suffit pas d’avoir vu deux ou trois documentaires sur la question pour pouvoir se faire un avis pertinent.  smiley

         


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          pegase pegase 18 septembre 21:11

          @maQiavel
          -
          Impossible de poster un seul commentaire sur le mur FB de Bricmont, même en étant inscrit sur sa liste depuis longtemps, en matière de liberté d’expression c’est en effet un champion smiley

          du coup je me suis désinscrit ...


        • 4 votes
          Norman Bates Norman Bates 18 septembre 22:24

          @pegaz la tremblote

          Avec le charnier de messages qu’il a fait supprimer (et les menaces pénales) s’il y a un sujet sur lequel cet émule de Valls et de BHL devrait mettre son gros clapet en veilleuse c’est bien la liberté d’expression...


        • 2 votes
          Hijack ... Hijack ... 18 septembre 00:09

          En passant ... j’ai vu la porte ouverte et j’entends Lapierre avec Bricmont ...

          Bof, sympa, l’essayiste ... mais prétentions à part, il ne vole pas très haut, dans tout ce qu’il analyse, rien ... mais il a l’air honnête et sympa.

          Je lui reproche de s’arrêter net, au complotisme/antisémitisme, presque au même niveau que Collon. 

          Je dis ça, je dis rien ... je passe.


          • 2 votes
            Conférençovore 18 septembre 08:37

            Ce qui est certain, c’est que s’agissant de la liberté d’expression et avec le changement de population combiné à l’émergence de nouveaux outils de militantisme politique, la démocratie vaguement représentative s’est transformée en une parodie où désormais ce sont les communautés, les minorités communautarisées plus précisément, qui ont imposé un discours unique particulièrement répressif à l’égard des dissidents à celui-ci. Ce n’est d’ailleurs pas propre à la France. C’est le même phénomène en Allemagne, Pays-Bas, Angleterre, etc. Il est à noter que tous les dissidents ne sont pas logés à la même enseigne. Par exemple des formations politiques d’extreme-gauche s’affichant pourtant comme étant révolutionnaires, donc visant explicitement à renverser le système, ne font l’objet d’aucune répression de celui-ci. À l’inverse, d’autres sont persécutées au nom de la prétendue "lutte contre la haine". Les antifas peuvent ainsi revendiquer et afficher leur violence sans être inquiétés tandis que le simple déploiement d’une banderole de G.I. suffit à provoquer de très lourdes condamnations. De la même façon, les racailles peuvent mettre à feu et à sang des quartiers en quasi impunité quand le même gouvernement décide de déployer des véhicules militaires et réprime avec une violence inouïe un mouvement comme celui des GJ.

            Il y a donc deux problématiques en une : d’abord le fait que nous avons basculé dans une dictature des minorités et que celle-ci s’accompagne d’une féroce répression à l’encontre de certains mouvements et populations en particulier tout en étant d’un laxisme total envers d’autres.


            • 1 vote
              manolo79 20 septembre 13:26

              j ai regardé le debut de l entretien et puis j ai du m interrompre. Au moment de reprendre, je suis allé aux commentaires et j ai vraiment trouvé très juste ce concept de la fracture des représentations. Merci maQ !



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JOVTOD

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