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  • vote
    Belenos Belenos 29 mai 2018 01:59

    @maQiavel
    Ensuite, concernant la liberté de s’habiller absolument comme on le souhaite, s’agit-il d’un droit fondamental, comme par exemple le droit de disposer de son vagin ou de son pénis ? 

    Bien sûr que non. Sinon un chef d’entreprise ne pourrait pas imposer une certaine tenue et parfois un uniforme complet à ses employés. Et je parle bien d’un uniforme esthétique et non d’une tenue justifiée par des critères de sécurité ou de fonctionnalité. En revanche, un chef d’entreprise ne peut pas disposer du vagin de ses employées. 

    Le vêtement est considéré en droit comme une interface (un côté intime et un côté public), c’est pourquoi son statut est ambigu depuis toujours. 



  • 1 vote
    Belenos Belenos 29 mai 2018 01:48

    @maQiavel
    "Pour commencer, je ne crois pas que des ennemis des droits fondamentaux puissent s’en servir pour les abolir. Si c’était le cas, cela voudrait dire que ces droits fondamentaux sont de mauvais principes d’organisation." 

    Pour les autres points, je suis globalement d’accord avec vous, mais celui-ci mérite une attention particulière. La théorie que vous décrivez est peut-être vraie au niveau endogène sans l’être dans le cas d’une agression extérieure. Les droits fondamentaux sont un peu un système immunitaire et bien qu’il soit effectivement délicat de proposer un remède remettant en cause le système immunitaire, il faut aussi tenir compte du fait que certains agents pathogènes profitent précisément des opportunités ouvertes par des anomalies auto-immunes (par exemple le sida). Le cas le plus évident de ce que je décris au niveau politique est la non-violence radicale : ça peut marcher de manière interne et effectivement réduire la violence en donnant le sentiment que c’est un bon principe d’organisation au bout de quelques générations, dans une société donnée. Mais ça ne fonctionnera pas pour arrêter l’armée étrangère qui surgit de l’extérieur pour piller, violer, tuer et conquérir. 

    Il y a aussi autre chose : Des lois doivent parfois être formulées clairement pour des populations étrangères qui n’ont pas intégré les principes tacites de leur pays d’accueil. Par exemple, dans un pays où personne ne crache par terre par éducation, pas besoin de loi interdisant le crachat. Mais si ce pays accueille des cracheurs par culture ancestrale, il faudra une telle loi. Ce n’est pas au pays d’accueil de tolérer la pratique du crachat sous prétexte qu’il faut être culturellement tolérant. Ni aux nouveaux venus de se fonder sur le fait qu’il n’existe pas de loi interdisant le crachat... pour tenter de transformer cette absence en un droit positif de cracher. 



  • vote
    Belenos Belenos 29 mai 2018 01:15

    @Zatara
    « Avec vos lois démocratiques nous vous coloniserons. Avec nos lois coraniques nous vous dominerons. »

    C’est sympa de sa part de donner sa stratégie à ses ennemis.  



  • vote
    Belenos Belenos 29 mai 2018 01:09

    @Zatara
    "Est ce que vous croyez sincèrement que maQ est assez bête pour ne pas avoir intégré cette contradiction ?"

    Une contradiction fondamentale dans une construction mentale (bref, dans un ego) n’est pas forcément due à la bêtise mais bien souvent à un point aveugle de la conscience déterminée par une fondation idéologique de départ. En gros, c’est souvent le fait d’avoir intégré l’axiome d’une pensée qui souffre elle-même d’une contradiction. En s’installant DANS la contradiction, on ne la voit plus. La contradiction et notre ego sont alors une seule et même chose. La contradiction est ce qui voit. Elle ne se voit donc pas elle-même. Il est impossible d’en sortir d’une manière humaine. C’est un aspect de la condition tragique de l’être humain. Il faut donc un événement surhumain, un surgissement, la venue d’un en-dehors du temps et de la pensée, pour s’en libérer. Mais ceci est un autre sujet. 



  • 1 vote
    Belenos Belenos 29 mai 2018 00:44

    @maQiavel
    "Mais pourquoi me renvoyez vous à chaque fois au relativisme ?"

    Parce que vous surfez  smiley souvent entre relativisme et absolutisme. En choisissant d’absolutiser ou bien de relativiser certaines choses, vous pouvez dire tout et son contraire. Sur un autre sujet, il y a quelques temps, je vous cite le cas d’un chef religieux musulman qui exhorte à l’assassinat d’un autre chef religieux musulman, qui obtient sa mort et s’en félicite et vous me dites que vous trouvez ça parfaitement normal sous prétexte que "la guerre, c’est la guerre". Ah bon, là, tout est relatif et à replacer dans le contexte... Puis ici, la simple idée d’interdire un certain type de vêtement considéré comme une apologie de la servitude féminine vous fait monter sur vos grands chevaux de résistant au totalitarisme français, prêt à mourir au combat. Et alors, là, votre position est absolue, il n’existe plus aucune mise en contexte. 

    Ca laisse songeur. smiley

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