@maQiavel "Simple logique : vous discuteriez avec un auditoire de femmes voilées dans le but de trouver cette clé commune comme vous dites en leur balançant « Euh … en fait … vous êtes des névrosées hystériquement pudiques des oreilles ! ». "
Tout dépend de la définition des objectifs de ce groupe de travail. Mais si ces personnes sont là pour se libérer de leur dépendance au voile, je les aiderai de mon mieux à comprendre par elles-mêmes la nature de leur trouble. Mon soutien serait compatissant et analogue à celui d’un psychologue travaillant avec un groupe de personnes dépendantes à l’alcool, au tabac ou souffrant de TOC.
"parce que j’avoue que je paierai pour assister à la scène avec l’auditoire des femmes voilées. Rien qu’en y pensant, je me marre"
Moi aussi : "Alors aujourd’hui Malika qui a beaucoup progressé depuis ces 2 ans qu’elle participe à nos rencontres chaque semaine nous propose de retirer une partie du tissu qui couvre le haut de son oreille droite. Malika va faire ça très lentement en prenant tout le temps qu’il faut. C’est très courageux de sa part. Merci Malika. On l’encourage bien fort en l’applaudissant."
@maQiavel "Par ailleurs, ce n’est pas en désignant les femmes voilées comme des femmes névrosées hystériquement pudiques des oreilles qu’une clé pourra être trouvé (et c’est votre droit le plus strict de les considérer ainsi, je ne vous le conteste pas , je fais simplement un constat ) , cela participe au contraire de la construction de la grande muraille sociétale en élaboration."
Le plus important est de savoir à quel degré une affirmation est vrai ou fausse, avant de demander si elle participe à ceci ou cela. Or la pudeur hystérique éventuellement consécutive à un traumatisme, une déviance éducative ou un trouble neurologique est une réalité. L’inverse existe aussi : l’impudeur pathologique, souvent en rapport avec des anomalies neurologiques des lobes frontaux. Certes, la chose est discutable au cas par cas, mais le fait est que je n’ai jamais entendu le moindre discours cohérent de la part des hyper-pudiques des oreilles, du cou et des bras. Ce n’est pas plus cohérent que les explications des gens qui ont des TOC. "J’obéis au commandement de Dieu" n’est pas une explication, puisqu’elle pourrait aussi bien être énoncée pour justifier tout et n’importe quoi, pour tuer ses enfants, pour se jeter du haut d’un pont, etc. Alors qu’il existe en revanche un discours cohérent pour prétendre affirmer l’utilité de voiler les organes génitaux, un discours pas forcément convaincant pour tout le monde, mais au moins cohérent. En l’absence d’explication cohérente d’un comportement, il est raisonnable et même inévitable, en attendant mieux, de considérer que nous sommes en présence d’un trouble compulsif ou d’une altération du rapport au corps.
L’hyper-pudeur hystérique présente d’ailleurs des traits communs avec l’anorexie mentale. Un point important qui interpelle les psychologues : de nombreuses "femmes voilées" sont en réalité des exhibitionnistes médiatiques, qui adorent passer à la télé, prendre des responsabilités syndicales, qui font tout pour se faire remarquer, pour qu’on parle d’elles, etc. On retrouve ce paradoxe névrotique chez les boulimiques-anorexiques.
@maQiavel "je ne pense pas qu’il soit possible de trouver une clé politique pertinente entre ceux qui veulent réduire les libertés individuelles pour forcer des individus à ne pas s’habiller de certaines façons et ceux qui considèrent que chacun a le droit de s’habiller comme il le souhaite."
Cela n’est pas exact car vous l’admettez très facilement concernant l’interdiction de montrer certaines parties du corps : les parties génitales, les fesses, les seins des femmes. Si vous étiez un défenseur de la liberté vestimentaire, vous ne devriez pas pouvoir tolérer ça. Or, je ne vous ai jamais vu manifester une protestation à cet endroit. Ce qui signifie de toute évidence que vous avez intégré un interdit vestimentaire qui ne vous pose aucun problème. Si votre protestation à l’encontre de ceux qui veulent réduire la liberté vestimentaire des "oreilles cachées" s’accompagnait d’une protestation aussi véhémente et radicale à l’encontre de ceux qui veulent interdire les "culs montrés", elle serait bien plus cohérente. Cette véritable liberté vestimentaire permettrait par exemple de se promener ou d’aller en cours entièrement nu, ou bien de s’asseoir avec un pull mais le pénis à l’air sur un banc public à côté d’une femme voilée.
Il existe tout une histoire très intéressante du nudisme militant et du naturisme philosophique, avec une importante dimension politique.
De deux choses l’une : soit la liberté vestimentaire en public est considérée comme une liberté fondamentale qui doit s’exercer sans entrave aucune et alors elle concerne aussi bien les hyper-naturistes que les hyper-textiles. Soit la liberté vestimentaire en public est considérée comme une liberté encadrée par des règles de civilité et dans ce cas l’individu consent à l’accorder avec les règles non écrites et les lois écrites, aussi bien dans le sens du "trop couvert" que du "pas assez couvert".
Les deux formules sont cohérentes et chacune présente des avantages et des inconvénients.