"Et l’homosexualité ? n’est ce pas l’amour du même ? Ne peut il y avoir d’amour véritable dans ce cas ?"
L’homosexualité est effectivement l’amour du même sur le plan biologique, c’est pourquoi il est physiquement stérile et psychologiquement problématique. De plus, en le banalisant et en le normalisant, même son caractère subversif, qui pourrait faire son intérêt culturel, est supprimé. L’homosexualité est intéressante comme une exception. Vouloir normaliser l’exception, c’est la supprimer. Or, un monde sans exception est un monde clos, ce qui est la définition de l’enfer.
"Au point de finir par faire l’amour à sa voiture ? ou à des robots ? C’est ce genre de pont avec la différence qui vous réjouis ?"
On ne peut avoir de relations (sexuelles ou autres) qu’avec des êtres et non avec des choses. Vous pouvez vous frottez sur une chose mais ce n’est pas une "relation". Vos questions n’ont donc pas de sens (je suppose que ce sont des plaisanteries).
@Zatara Du conte traditionnel au cinéma grand public, toutes les formes d’expressions artistiques montrent l’individu triomphant de la masse. Il y a eu quelques rares tentatives d’inversion de cette logique dans l’art totalitaire coco et nazi mais ça n’a jamais vraiment bien fonctionné esthétiquement de montrer des foules héroïques lyncher un individu. Donc ne vous attendez pas à autre chose devant un film ou un roman : que ce soit sous une forme héroïque, tragique, comique, sentimentale ou autre, la mise en avant de la singularité est la définition même de l’art. Personne n’ouvre un livre ou ne va voir un film pour se faire iech avec l’histoire d’une personne ordinaire à qui il n’arrive rien d’original. Sinon, c’est qui vos héros de jeunesse, au cinéma et en littérature ? Tarzan, le petit Poucet, Jean Valjean, Arsène Lupin, le Capitaine Fracasse, Astérix, ce ne sont pas des personnages exceptionnels et subversifs, ce ne sont pas des individus luttant contre le pouvoir dominant et la normalité ?
L’amour véritable est toujours l’amour d’un autre. L’amour du même, c’est le narcissisme, la branlette devant son miroir. Plus l’autre est différent, plus le pont jeté sur l’infini est grand.