Ne faudrait-il pas limiter la citoyenneté à un petit nombre d’individus qui se sentiraient réellement soucieux de l’avenir de leur pays et qui s’impliqueraient concrètement pour celui-ci ?
Rien ne garanti que ces individus sélectionnés, quelques soient leurs critères, ne basculent pas à leur tour dans la corruption. Philippe Pascot témoignait d’avoir vu de jeunes candidats en politique pétris d’un vrai sens du commun, dénués de corruption, à la moralité irréprochables se faire broyés leurs idéaux et leur honnêteté par la mécanique politicienne d’un système hautement pourri. Tant que l’individualisme forcené sera le tempo de l’esprit du temps, il me semble impossible de pouvoir accorder une confiance, déléguer un pouvoirs sans limite de temps à de quelconques individus qui ne présenteraient bien sur le papier. C’est la raison pour laquelle j’aborde la notion du matériel. Que peut-on espérer quand la majorité d’une population n’a que son pouvoir d’achat comme curseur à son bonheur ? (Je suis désolé, j’insiste) Quant au droit de vote, il y a déjà un arsenal juridique qui normalement prive de ce droit sur un temps déterminé un individu qui aurait fait l’objet d’une condamnation.
"c’est parce que nous démissionnons du processus constituant que nous n’avons pas de puissance politique"
Indéniablement. Mais l’information médiatique est le centre névralgique de la représentation politique. Plus vulgairement, vous pouvez organiser autant de référendum populaire que vous les souhaitez, si l’information délivrée médiatiquement sur un problème X, débattu par décision électorale directe, est erronée, le résultat de son vote ne garantit pas une absence de vice ou d’intérêt. Nous sommes dans un contexte où la puissance financière est bien supérieure aux pouvoirs étatiques en terme d’impact. Repenser la représentation populaire sans repenser le pouvoir médiatique est vouée à l’échec.
Il n’a rien ajouté de nouveau de ce qui avait déjà été écrit. "Aime ton prochain comme toi même" figure par exemple dans Nombre. La seule nouveauté qu’il offre réellement est une nouvelle approche de la femme, il s’adresse à des coeurs nouveaux selon l’enseignement qu’ils ont reçu, expliquant que la Loi avait été faite pour des coeurs durs. (Gros désaccord des disciples, qui conteste l’enseignement, Pierre expliquant qu’il ne marerait alors jamais) Mais il s’appuie toujours sur la Loi hébraïque sans en modifier les obligations : il observe la cacherout, le shabbat, les fêtes mais dénonce le rapport au rituel trop exagéré des pharisiens, geste qui intrinsèquement ne constitue une preuve absolue d’une adhérence au texte, la foi ne se fait pas par la forme mais par le fond.
@beo111 Mmm, n’oubliez pas que le Christ est un maître spirituel, pas un chef politique. Et surtout, il ne s’est jamais élevé contre les injustices sociales de son temps, comme l’esclavage.
Dommage que vous vous absentiez, il y aurait à débattre sur votre commentaire. La loi (ancien testament) à laquelle il fait référence dans son enseignement est avant tout un objet politique, comme l’est le Coran du reste. Il en redéfini l’approche mais précise "Pas un trait de la loi ne bougera". La loi hébraïque n’a aucun autre contre pouvoir que celui de l’empire romain qui occupe alors leur territoire.