• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
--------------------------------
 
« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 05/12/2012
  • Modérateur depuis le 28/02/2013
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 43 5121 2237
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 149 148 1
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires




  • 14 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 30 août 2014 12:28

    Le métissage n’est gage ni de qualité, ni de corruption.
    Un être intelligent sur ce plateau aurait répondu : "On s’en tape royalement du métissage".
    Quant à Zemmour, il a perdu une occasion de se taire, ce qui arrive tôt ou tard à tous ceux que l’on voit trop et à qui l’on demande des avis sur tout.



  • 8 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 30 août 2014 09:59

    Bonjour à vous.

     
    Votre intervention est excellente, et je crois que si l’on n’insiste pas suffisamment là-dessus, c’est en premier lieu parce que cela remet en question la pertinence du vote majoritaire au sein des démocraties contemporaines. J’ai beaucoup travaillé là-dessus, sur ce que j’appellerais une incompatibilité d’humeur entre le nombre et la raison, et vous avez parfaitement ciblé les choses en mettant en évidence, et l’allergie à la "prise de tête", et l’effet mouton subséquent.
     

    Néanmoins, je reproche une chose à ce genre d’études menées (pas à votre propos, mais plus spécifiquement à l’exemple sur lequel vous vous appuyez). On infère de ce style d’enquêtes sur le terrain "les gens ceci....", "les gens cela...". Or, selon moi, il serait encore plus pertinent de dire "DES gens ceci ou cela", même s’il s’agit de la majorité d’entre eux. Ainsi, on laisserait entendre - ce qui se vérifie toujours également - que DES gens, quel que soit leur nombre par ailleurs - utilisent, quant à eux, bel et bien la raison aussi souvent que possible ; mieux (pour jouer sur les mots) : que leur recours à la réflexion poussée est en quelque sorte devenue comme... instinctive !! Les généralités, en l’occurrence, n’aident plus à la compréhension la plus aboutie de ce phénomène.
     
    Ce que je veux dire par là, c’est qu’une fois que l’on a déduit du conformisme très répandu le fait que certains n’en sont pas les esclaves, on peut à bon droit se demander pourquoi. Est-ce uniquement parce qu’à ce moment précis ces gens étaient mieux réveillés ? Plus disponibles intellectuellement ? Avaient-ils moins de soucis ? Ou bien est-ce toujours le cas ? Est-ce que certains ont pris l’habitude de... réfléchir, ce dans un monde qui nous pousse sans cesse à nous en remettre à l’avis du nombre ? Voilà, il me semble, une enquête qui, en complément des premières, serait d’une pertinence rare. Mais ne contreviendrait-elle pas à l’uniformisation de commande ?...
     
    À vous lire,
    EG



  • 1 vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 29 août 2014 22:38

    @ Jean :
     
    Mes exemples sont tout ce qu’il y a de plus concrets. Vos références, en revanche, sont toutes du même tonneau. Je pense qu’il faut aller chercher partout le meilleur, non s’en tenir à une école de pensée, qui plus est une école qui néglige totalement les travaux d’anthropologie et qui vivote sur le mythe du marché ante-diluvien.
     
    Je vous avais déjà posé la question sans avoir de réponse, mais sur votre échelle de confort des peuples, où placez-vous l’homme des sociétés archaïques, celui qui vit à moitié nu de ce que la nature lui offre ? Croyez-vous qu’il était pour autant plus malheureux que son homologue moderne, avec tous ses gadgets sophistiqués et l’échange d’une espérance de vie plus importante contre des maladies qu’on ne connaissait pas avant ? Je ne suis pas en train de vous dire que c’était mieux avant, je vous dis simplement qu’il est vain de considérer que nous sommes sur la bonne voie parce que nous avons doublé l’espérance de vie et multiplié ces gadgets comme des petits pains. Le "sauvage" en pagne n’avait certes pas le confort, mais il ne baignait pas non plus dans l’envie perpétuelle. Il n’était pas bien loti, mais il n’était pas frustré non plus. Nous, nous sommes et l’un, et l’autre, et notre système s’est rendu tellement esclave de lui-même qu’il ne survit qu’au travers des envies des uns et des autres exaucées au jour le jour. Ainsi n’avons-nous plus d’autre choix que de consommer chaque jour davantage. Ce constat, je le tends aussi bien au nez du libéral que du socialiste, cul et chemise en la matière.
     
    Maintenant reprenons l’exemple que vous trouvez caricatural. Je vais être précis :
    Y a-t-il oui ou non des enfants doués au sein de familles de cas sociaux ?
    Ces enfants ont-ils oui ou non le droit à une instruction digne de leur potentiel ?
    Le cas échéant, n’est-il pas évident qu’une telle instruction a un prix ?
    Dès lors, qui va la leur offrir ? Milton ? Hayek ? Leurs descendants ? Le mont-de-piété ? Devront-ils s’endetter dès leur majorité, voire se prostituer ?
    Vous me parlez du chèque éducation, fort bien. Mais vous savez que malgré cela, il y aura toujours de bonnes écoles et de nettement moins bonnes. Ces écoles auront toutes la liberté de discriminer les élèves qu’elles accepteront en leur sein et quelque chose me dit que certaines catégories seront d’office repoussées. Une fois que les places dans les bonnes écoles auront toutes été prises par des parents vivant en zone pavillonnaire - et dont les enfants, d’ailleurs, ne seront pas forcément les plus doués qui soient - où échoiront fatalement les autres ? Que faut-il faire alors ? Fermer les écoles les moins bonnes et doubler la superficie des meilleures ? Sans compter, bien sûr, que jamais un chèque scolarité ne permettra de recouvrir entièrement les frais engendrés...

     

    Bref, il faut que vous compreniez une chose, une chose très simple dont ne parlent pas les gens que vous avez cités : il y a une fracture anthropologique entre ceux qui pensent que l’individu est un préalable à toute société (libéraux et socialistes, les frères ennemis), et ceux qui pensent que l’individu est le produit de sa communauté d’appartenance, la nation. Vous faites partie des premiers, je fais quant à moi partie des seconds. Dans le premier cas, le chacun pour soi est de rigueur entre ayants droit (ce qu’ont du mal à comprendre les socialistes), dans le second, tout potentiel individuel est pris en compte, quel qu’en soit le coût, car la communauté a autant de devoirs envers l’individu que celui-ci n’en a vis-à-vis d’elle. Je veux dire par là que d’un côté chaque individu doit contribuer en fonction de ses capacités au capital commun (et je ne parle pas uniquement, ni en premier lieu d’argent), de l’autre chaque capacité se doit d’être mise en valeur grâce au capital commun. Un patriote ne peut que l’entendre ainsi. Au-delà de toute référence martiale, le patriote est attaché à la santé et à la vigueur de sa patrie, santé et vigueur qui ne seront entretenues au mieux que par l’attention portée à l’actualisation des potentiels de chacun de ses membres, en tant que parties intégrantes. Dans cette optique, la sécurité "sociale" a sa raison d’être, non pas pour soigner tous les déshérités de la terre, mais par solidarité envers un membre de la nation qui tombe malade et se retrouve dans le besoin. Rien à voir donc, ni avec la logique des libéraux, ni avec celle des socialistes, éternels bouffons des premiers.



  • 4 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 29 août 2014 18:19

    @ Robin :
     
    Je ne vous ai jamais vu m’appeler par autre chose que par mon nom... Robin.
    Pour vous répondre :
     
    La gauche a monopolisé la morale, ce qui explique qu’elle puisse user de son catéchisme pour endormir les gens et les embobiner à l’usure, hier sur la peine de mort, aujourd’hui sur le mariage pour tous, demain, pourquoi pas, sur le genre. Autant de choses qui deviennent - une fois sacralisées comme des cadeaux du Dieu Progrès dont l’homme de gauche est le Prophète - irréversibles, et autant de débats subséquents interdits.
     
    Ceci pour dire qu’il y a éminemment de religiosité dans la gauche, même si elle refuse de l’admettre. Les socialistes ne sont que les héritiers ingrats du christianisme. C’est le christianisme, mais avec l’Homme fait Dieu, ce qui est d’une prétention extravagante.
     
    Pour le reste, et sans rentrer dans les détails : Face à un gamin doué d’un potentiel certain, mais issu d’une famille sans le sous, désirant faire des études qui coûtent cher, quelle attitude adopter ? Si vous me répondez "Tant pis, c’est malheureux mais c’est comme ça", c’est que vous n’êtes pas sensible à la "Justice" dont je parle. Idem pour la Sécu : est-il normal de laisser quelqu’un qui a peu d’argent se débattre seul dans la maladie ? Est-il forcément responsable de sa condition ? Ce sont de vraies questions que le libéralisme prend rarement au sérieux...



  • 5 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 29 août 2014 14:35

    Robin, pour vous taquiner encore un peu, je vais vous dire en quoi je ne me sens plus vraiment de droite ou de gauche.
    J’ai beaucoup d’égards pour les valeurs de justice et de communalité, valeurs défendues plus souvent à gauche qu’à droite. Mais j’en ai tout autant pour les valeurs d’ordre et de liberté, valeurs défendues plus souvent à droite qu’à gauche.
    Je suis presque sûr que beaucoup de gens se reconnaitront dans ce que je viens de dire... qu’ils soient de gauche, ou de droite.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité


Palmarès

Publicité