C’est évidemment la classe politique, dont le patrimoine est directement issu de l’endettement colossal du pays, qui doit faire le plus gros effort. La France n’a pas les moyens de s’offrir une classe politique aussi pléthorique, payée rubis sur l’ongle...
C’est bien joli de vouloir la puissance. Mais si la puissance est le fruit d’une volonté bien réglée, alors une volonté déréglée rend impuissant.
Or il me semble que le système actuel dérègle toutes les volontés ; sur des choses accessoires, comme le dernier gadget à la mode ; sur des choses illusoires, comme être soi, mais pour personne...
L’impuissance du pays n’est qu’un effet. On ne pourra contrer cet effet sans en comprendre la cause, et cette cause est la dérégulation générale des volontés, devenues esclaves de leurs caprices.
Ce qu’il faut n’est même plus voulu, comment alors ce qu’il faut pourrait-il être fait ?
Et si ce qu’il faut n’est pas fait, comment prétendre que des choses encore soient possibles ?
C’est l’impuissance collective assurée...
Notre génération postérieure à 68, rien ne lui a été interdit, tout caprice lui fut légitime.
Une génération, c’est comme une croissance, elle augmente les possibilités, la puissance.
Mais aujourd’hui, c’est décroissance et impuissance, et le système dégénère.
La génération 68 a produit une dégénération. Nés après 68, nous sommes la dégénération 68. Rendus impuissants à garder notre volonté bien réglée, plus rien ne nous est possible.
J’ai dû mal à comprendre quand est vantée la nécessité de vendre les médicaments en grande surface, parce que les pharmaciens auraient un monopole et que le remettre en cause créerait de l’emploi (salarié, bien-sûr).
Comme si les grandes surfaces n’avaient pas déjà un monopole sur la vente de la quasi-intégralité des produits et comme si elle ne détruisait pas des emplois.
Les pharmaciens sont des indépendants, ils n’ont pour ressource qu’une seule officine qui ne vend qu’une catégorie de produits. Les grandes surfaces ont des milliers de magasins et vendent déjà quasiment tous les produits...
Si pour le pharmacien, pour survivre, doit nécessairement vendre des médicaments, en revanche, c’est tout-à-fait superflu pour les grandes surfaces. Ce genre de loi n’a donc aucun sens, si ce n’est celui de la tyrannie.
C’est fascinant comme dès qu’il s’agit de prendre des mesures économiques, les socialistes n’ont qu’une seule perspective : la concurrence ultra-libérale entre multinationales de salariés.
Mais ? le libéralisme, c’est la droite. et ultra, c’est extrême.
Le socialisme au pouvoir nous ferait-il dans l’extrême-droite ?