Pas si simple... Un autiste a besoin de soins spécifiques. Il doit absolument se sentir rassuré, sinon, c’est la crise de panique. On peut comprendre qu’un établissement scolaire ne se sente pas la capacité de gérer...
C’est cette loi qui voudrait que les enfants autistes aillent dans les mêmes écoles que les enfants non malades qui est du pur délire ! Un enfant autiste a besoin d’être beaucoup plus suivi et sollicité que les autres enfants. Comment voulez-vous que fasse un prof s’il y a un enfant autiste dans sa classe ? Il ne peut pas avoir le temps de s’en occuper suffisamment... Croyez-vous que cela fera progresser l’enfant ? Non...
Pour un autiste, il faut un prof particulier.
Une fois de plus, l’idéologie de la gauche se ramasse sur les réalités...
À mon avis, vu l’argent qui est dépensé pour les enfants autistes, en soins pas très efficaces qui plus est, je pense que le mieux serait encore de donner un salaire à sa mère, disons 2000 euros par mois, pour qu’elle puisse rester à son domicile et s’en occuper...
Actuellement, la loi ordinaire, qui appartient au bloc de légalité, est inférieure à la convention de l’ue et au droit dérivé européen, qui appartient au bloc de conventionalité. Le FN propose que la loi ordinaire, qui appartient du bloc de légalité, redevienne supérieur au droit dérivé européen.
Mais ceci serait contraire aux traités de l’hommage européen, les traités devraient donc être renégociés, par l’article 50 par exemple. En cas d’échec de ces négociations, la France s’en tiendrait à sa doctrine juridique (cette doctrine comprend en particulier une conception de la hiérarchie des normes), c’est-à-dire que la loi française serait tenue supérieure au droit produit par l’ue de toute façon. Cela équivaut à une sortie de l’ue.
Personnellement c’est comme ça que je le comprend et ça me semble logique de le comprendre ainsi. Si tu en doutes, demande des précisions au FN.
En fait, ce que tu n’as pas compris dans la phrase en question, c’est que :
La loi n’est pas la constitution. La loi appartient au bloc de légalité.
Actuellement, les directives européennes s’imposent à la loi (et non à la constitution), car elles sont réputées appartenir au bloc de conventionnalité. Je te l’ai d’ailleurs déjà expliqué.
L’Allemagne est exactement dans la même situation que la France il me
semble : les directives de l’UE doivent passer par les parlements avant
d’être appliquées.
On peut définir le traité comme : "l’engagement de
s’obliger à telle chose", le terme chose pouvant ici désigner tout ce
qui est présenté et déterminé au moment de la signature.
On peut définir l’hommage comme "s’obliger à s’obliger", une obligation récursive, "l’engagement de s’obliger à des choses indéterminées à priori".
Cela dit, la constitution proclamant la souveraineté du pays,
signer un hommage est illégal pour le chef d’État,
seul signer un traité lui est légal.
La convention de l’UE, plutôt qu’un traité, est aujourd’hui
conçue comme un hommage, et cela résulte donc en des actes
juridiques répétitifs.
Mais si la doctrine juridique proclame les directives de l’ue
inférieures à la loi française, alors, de fait, cette situation de
vassalité prendra fin.
Et c’est bien ce que propose le FN : l’infériorité des directives
européennes sur la loi française. L’ue perdra donc de fait sa raison
d’exister, et si elle continue d’exister, son influence législative sur
la France sera réduite à néant.
Personnellement, je n’ai de carte dans aucun parti politique. Le loup qui sort du bois, c’est vous, le militant qui sort de l’UPR, dont le discours partisan n’est que pour servir un camp. C’est
dommage, car bien que j’essaye de faire avancer la réflexion, en la prenant
sous divers angles, vous n’en tenez aucun compte.
Mais essayez donc de définir "sortir de l’UE"... Puisque "être dans l’UE" est "consentir à en appliquer les directives", alors "ne plus consentir à en appliquer les directives" est donc "sortir de l’UE"...
C’est d’une logique tellement basique que seule une partisanerie mal placée peut vous empêcher de le voir...
Oui, ce n’était pas à la toute fin, mais à 12’ de la fin, désolé.
Pour ce qui est du chaos : si je me réfère à votre 2nd article, dans le premier schéma, vous ne le voyez que lorsque la politique ne suit pas la vertu, vous le voyez donc bien comme une période transitoire, et si chaos il y a aujourd’hui, c’est bien par une absence de vertu.
D’autre part, dans cet article, vous faites une confusion entre la loi (lex) et le droit (jus). Le terme loi (lex) est le seul terme qui évoque un rapport constant qui ne dépend pas de la volonté des hommes et c’est dans ce sens que j’utiliserais ce terme dans ce qui suit [id est : comme en science où la loi ne dépend pas de l’observateur]. Voyez la définition du terme loi, ici, sens II.A. Le terme droit (jus), en revanche, dépend de la volonté des hommes, en particulier de celle d’un pouvoir politique, et c’est dans ce sens que j’utiliserais le terme droit (jus) dans ce qui suit.
Une autre différence entre la loi (lex) et le droit (jus) est que la loi (lex) n’est jamais parfaitement connaissable (elle n’est pas écrit en lettre d’or dans le ciel), il faut la rechercher, tandis que le droit (jus) est parfaitement connaissable par un juriste compétent.
Votre schéma est néanmoins bien fait, je l’admets, mais en fait il est très classique.
La vertu (la qualifier de Machiavelienne ne sert à rien) est en particulier de suivre la loi (lex) plutôt que le droit (jus). La loi (lex), par définition, s’imposera quelle que soit la volonté des hommes, quel que soit l’effort que les hommes font pour ne pas y souscrire.
Puisque la vertu est suivre la loi (lex), un droit (jus) sans vertu serait contraire à la loi (lex) : un tel droit, pour être appliqué, nécessiterait de développer une force considérable, mais en pure perte, car cette force serait nécessairement vaincue par la force incommensurable qui émane de la loi (lex).
Ce combat entre la force de loi (lex) et la force d’un droit (jus) sans vertu précipite la société dans un chaos. Mais il faut cependant distinguer ce genre de chaos d’une guerre qui opposerait les forces émanant de deux droits (jus).
Ces considérations sont d’ailleurs tout-à-fait fidèles aux idées du moyen-âge. La loi (lex) n’est pas pensée comme du ressort de la volonté des hommes, mais de Dieu, et la tête du pouvoir politique qui en tient lieu sur Terre, est contrainte de garantir un droit (jus) qui y soit fidèle. C’est une société qui se veut de droit divin, c’est-à-dire que le droit (jus) y est voulu comme une simple transcription des lois divines (lex).
À la sortie du moyen-âge, et plus encore après la révolution, le droit (jus), règles issues de la volonté des hommes, commence à se prendre pour la loi (lex), règles qui ne dépendent pas de leurs volontés. Plutôt que de droit divin, la société se veut de droit humain (droits de l’homme). Il s’ensuit l’illusion que toute nécessité dépendrait de la volonté des
hommes, ce qui est évidemment faux, et finit par aboutir à la démesure (hybris), donc à la décadence politique de sociétés dévorées par l’ambition, d’où le chaos actuel.