Pour ceux qui n’ont pas vu la vidéo, car ici, elle est coupée de manière à ce que l’on n’y comprenne rien :
Il s’agit de la Rubrique "le con du mois" (un peu comme dans le canard enchainé "le mur du çon" si vous voyez). Il y a manifestement beaucoup de candidats chez les Artistes, mais la vidéo se termine, le temps presse, et donc "on en fera une fournée (de cons) la prochaine fois". Cette fournée va manifestement être belle, vu l’ampleur qu’elle prend.
Logan : Cela dit il est vrai qu’un certain nombre de nos concitoyens [...] s’abaissent à voter [...] pour l’idée qu’ils se font de ses compétences [du candidat] à travers
ce qu’en véhiculent les médias.
Mais comment voulez-vous avoir une idée des compétences de quelqu’un que vous ne connaissez pas personnellement, si ce n’est par ce qu’en disent les médias ? Tout choix se fait à partir des informations dont on dispose. Qui contrôle l’information, contrôle les choix...
Machiavel : Oui, la démocratie n’est possible qu’à petite échelle, entre gens qui se connaissent, et sur les sujets qu’ils connaissent.
C’est la raison pour laquelle la "trinité" du droit de l’ancien-régime était plutôt bonne, - une loi divine, loi générale et imprescriptible (ne pas voler, ne pas tuer,...etc) - des lois d’états, dispositions de politique particulières, réglant les relations entre les diverses communautés du royaume. - des coutumes, issues d’accords au sein des communautés locales.
Le lieu de la "démocratie" est local, au niveau de la coutume.
Aujourd’hui, il n’y a plus qu’une loi d’état, qui se prend pour loi divine et qui veut régler en même temps toutes les coutumes (abolies à la révolution, dont la démocratie directe des Escartons...).
Par exemple, prenez l’incendie à Aubervilier qui a eu lieu récemment. Le maire, Pascal Beaudet, dit qu’il faudrait faire une loi générale pour pouvoir agir dans ces situations-là. Mais pourquoi faire une loi générale pour régler des situations particulières ? La politique, ce n’est pas "pondre" des lois générales, mais régler les situations particulières dès qu’elles se présentent. Dans un tel cas, le maire devrait donc pouvoir convoquer les divers parties en désaccord, ici, locataires et propriétaires et les faire s’accorder pour résoudre concrètement le problème.
Aujourd’hui, les problèmes quand ils se présentent ne sont pas résolus. Il faut d’abord que le gouvernement de l’État s’en saisisse, qu’il dépouille le problème de tous ces caractères particuliers pour en faire une loi générale, laquelle devra être appliquée ensuite simultanément partout dans l’état. Le temps du processus, la situation a tout le temps d’empirer. D’ailleurs, au pire, à la fin, la généralité tirée du cas particulier ne permet même plus de régler le problème en question...
La violence religieuse est généralement réservée aux ennemis, mais dans l’entre-soi communautaire, elle est généralement proscrite.
Si on lit Confucius, Aristote, Cicéron, le Coran, l’Évangile, on voit bien qu’il est commandé d’être honnête, sincère, hospitalier,...etc avec les gens de sa communauté, même s’il y a un traitement différentié avec les gens en-dehors de la communauté. En gros toute religion repose sur le principe : aime les amis de ta foi, hait les ennemis de ta foi.
Cela dit, il y a une religion dont la doctrine prône d’aimer également ses ennemis : c’est le christianisme. Bon, cela ne veut pas dire pour le chrétien qu’il doit sombrer dans l’irénisme et ne pas se défendre face à un ennemi résolu à le détruire... Il faut avoir un peu de jugeote tout de même.
Mais le problème de la société actuelle, c’est que la vie dans l’entre-soi est fondé sur des principes conflictuels (guerre économique, lutte des classes, concurrence des partis,...etc), et ça c’est vraiment barbare, en rupture avec toutes les grandes civilisations qui ont su durer. Un homme veut bien exercer la force en dehors de sa maison si la nécessité l’y contraint, mais dans son foyer, il aspire à la paix.
C’est particulièrement criant en France, où la logique actuelle, qui est non chrétienne, est classique mais complètement renversée : guerre impitoyable et polémique dans l’entre-soi, naïveté et irénisme face à l’étranger ; haine de soi, amour excessif de l’autre.
Je pense que personne dans sa vie ne peut éviter de rencontrer un ennemi, même s’il est honnête et juste avec tout le monde. Il est donc nécessaire qu’une religion instruise le moral de chacun à cette éventualité.
Cela dit, logan, peut-être la classe dominante est-elle mondialiste ?
C’est d’ailleurs bien ce que montre Pierre Hilare. Par exemple, quand il évoque les bourses Cecil Rhodes, subventions destinées à former des élites mondialistes, on comprend bien que Cecil Rhodes n’est pas un petit prolétaire anonyme, mais un diamantaire ultra-riche, dont la puissance fut telle qu’un pays pris son nom (la Rhodésie). Si cela n’est pas un "bourgeois" à la puissance mille...
De même quand il évoque la fondation Bertelsmann, il s’agit du premier groupe de média européen et de l’un des tous premiers mondiaux.
D’ailleurs on ne devrait même plus parler de bourgeoisie aujourd’hui, c’est un archaïsme, l’oligarque qui fait sentir son joug à sa bourgade ne pèse pas bien lourd. Il faut plutôt parler de "mondanie" pour désigner cette classe d’oligarques qui font sentir leur joug sur le monde.
Or, voyez-vous, ces mondains, qui vivent hors-toute-loi, puisque hors de toute nation ils ne sont pas sous une juridiction particulière, les voyez-vous ceux-ci qui se transportent en Jets privés, en hélicoptères ou en berlines blindées entre les paradis fiscaux ? Ces mondains disais-je, s’ingénient à verser le personnel politique dans la mondialomanie, car ayant déjà le pouvoir international, ils savent qu’ils en acquerront ainsi de nouveaux et de plus grands.
Moi je dis qu’un bon gauchiste devrait procéder par ordre, d’abord s’inquiéter des super-classes avant de s’inquiéter des sous-classes.