Cela dit, logan, peut-être la classe dominante est-elle mondialiste ?
C’est d’ailleurs bien ce que montre Pierre Hilare. Par exemple, quand il évoque les bourses Cecil Rhodes, subventions destinées à former des élites mondialistes, on comprend bien que Cecil Rhodes n’est pas un petit prolétaire anonyme, mais un diamantaire ultra-riche, dont la puissance fut telle qu’un pays pris son nom (la Rhodésie). Si cela n’est pas un "bourgeois" à la puissance mille...
De même quand il évoque la fondation Bertelsmann, il s’agit du premier groupe de média européen et de l’un des tous premiers mondiaux.
D’ailleurs on ne devrait même plus parler de bourgeoisie aujourd’hui, c’est un archaïsme, l’oligarque qui fait sentir son joug à sa bourgade ne pèse pas bien lourd. Il faut plutôt parler de "mondanie" pour désigner cette classe d’oligarques qui font sentir leur joug sur le monde.
Or, voyez-vous, ces mondains, qui vivent hors-toute-loi, puisque hors de toute nation ils ne sont pas sous une juridiction particulière, les voyez-vous ceux-ci qui se transportent en Jets privés, en hélicoptères ou en berlines blindées entre les paradis fiscaux ? Ces mondains disais-je, s’ingénient à verser le personnel politique dans la mondialomanie, car ayant déjà le pouvoir international, ils savent qu’ils en acquerront ainsi de nouveaux et de plus grands.
Moi je dis qu’un bon gauchiste devrait procéder par ordre, d’abord s’inquiéter des super-classes avant de s’inquiéter des sous-classes.
Le faible peut s’imposer sur le fort, par chance, par habilité, ou par ruse, mais certainement pas de manière frontale. Par exemple, pensez à David contre Goliath.
C’est la raison pour laquelle votre relativisme moral est de mauvais aloi, car il est en fait une faiblesse morale. Au-delà de la force physique, il y a la force d’âme. Mais un relativiste en manque. Il est trop dans la nuance et l’hésitation pour s’opposer victorieusement à des gens pétris de convictions. Le débat rationnel, c’est bon entre amis, qui partagent le principal en commun, mais c’est inefficient face à l’ennemi déterminé à vous détruire, car sa décision est déjà prise et il ne vous écoutera pas.
Maintenant, il y a deux manières de venir à bout de la volonté de l’ennemi : soit en combat frontal, par une épreuve de force morale, en espérant avoir une force de conviction supérieure ; soit par la ruse, au moyen de la subversion, en réduisant la force de conviction adverse.
Frida : D’abord, la question de ne pas tuer son prochain
figure dans la bible et cela fait partie des dix commandements
et ce principe se trouve dans la quasi totalité des religions sur
terre
MaQ : Tututut, ce n’est pas aussi simple.
Si vous lisez le pentateuque, vous vous rendrez compte qu’ il y’ a des cas ou
le meurtre est recommandé , notamment de femmes et d’ enfants , et pas
seulement les impies …
N’oubliez pas la nuance ennemi/ami, sinon vous n’y comprendrez rien : ce serait comme croire que la peine de mort est envisageable pour l’honnête homme alors qu’elle est strictement réservée au criminel.
Ce n’est pas le même traitement qui est envisagé pour l’ami et pour l’ennemi. Dans le Coran, le djihad est destiné au mécréant, qui sont les ennemis. Cette nuance ami/ennemi est dans l’évangile : c’est la définition du prochain. L’ennemi est-il notre prochain ? Non. Qui est notre prochain ? Dans la parabole du bon Samaritain, c’est celui qui nous assiste dans l’affliction. Celui qui vient abuser de votre faiblesse pour vous détrousser est-il votre ami ? Non, il est votre ennemi.
L’Occident est historiquement un super-organisme
ultra-compétitif. Il y’ a beaucoup d’éléments pour expliquer son essor,
dont par exemple la lutte de tous contre tous qui a été jusqu’ à être théorisé
par les libéraux.
Je doute que cela explique son essor, lequel précède de beaucoup le libéralisme (fin 18ème). Les canons furent employés dès le 13eme siècle ! Ca montre une belle maîtrise de la métallurgie. A mon avis, le libéralisme est plutôt le prélude à la décadence. Suffit de comparer la qualité des productions des Artisans d’antan qui font le patrimoine et la renommée du pays, avec la qualité déplorable des productions d’aujourd’hui qui finissent rapidement à la poubelle.
Mais parallèlement, l’empire du droit s’est imposé, l’individu
a été sacralisé, et en vérité les idées
généreuses de paix universelle ne sont que le signe d’un affaiblissement de
l’Occident,
"L’empire du droit" nous vient en ligne direct du droit Romain, qui s’est étendu dans toute l’Europe. Le droit Romain est un droit calculé (rationnel) et positiviste. Les Romains étaient de très grands législateurs. Ce droit positiviste a cependant été restreint dans son étendu par le christianisme durant le moyen-âge.
Grégoire IX écrivit : "Le jus naturale (celui émanant de Dieu-même), ne peut être changé par la coutume, non plus que le droit positif (celui émanent du souverain), à moins que la coutume ne soit sage et confirmée par une longue possession".
Au moyen-âge il y avait donc 3 sources de droits : La loi naturelle, imprescriptible, issue de Dieu. Le droit positif, la loi du Souverain. La coutume, accord local hérité par tradition. Chacun de ces droits avait ses prérogatives propres, ordonnées selon une hiérarchie. La coutume ne peut contredire le droit positif ni la loi naturelle. Le droit positif ne peut contredire la loi naturelle.
À la révolution, les coutumes ont été abolies, de même que la loi naturelle. Il ne reste donc plus que le droit positif, monopole de l’état.
Or ces coutumes étaient précisément le reflet des communautés locales et de leur structuration. Le centralisme jacobin, méconnaissant cette diversité coutumière, ne pouvant ou ne voulant la prendre en compte, puisque énonçant son droit d’un point central unique, n’a su qu’énoncer un droit positif pour des individus abstraits (...de toute communauté). Le mouvement jacobin fut de ce point de vue fortement guidé par le libéralisme, qui sacralise l’individu et l’abstrait de toute contrainte sociale. Vous ne pouvez pas vous plaindre de la sacralisation de l’individu et simultanément louez le libéralisme comme vous le faites.
Ceci dit, je vous accorde que l’universalisme actuel est faux : il s’agit plus sûrement d’un diversalisme. Le désir de nos élites d’agréger l’humanité en une seule unité dans la négation égalitariste de toutes les différences, a poussé à redéfinir l’universalisme comme une simple juxtaposition de diversité, ce qui est la négation pure et simple de l’universalisme (car un n’est pas égal à deux). C’est de l’irénisme ,,Attitude d’esprit condamnée par
l’encyclique « Humani Generis » selon laquelle on tolère de façon
tranquille des erreurs graves, inacceptables, par désir exagéré de paix
et de conciliation``
Riches et puissants, les occidentaux ne se rendent pas
compte que leur richesse crée leur faiblesse et leur décadence, et que leur
puissance leur dissimule leur affaiblissement dramatique …
Le libéralisme, par la triche sociale qu’il permet sous couvert d’une fausse promesse de prospérité, a engendré de grandes puissances il est vrai. Mais ces grandes puissances sont des colosses aux pieds d’argile, car elles se sont construites sur l’usure et l’affaiblissement du peuple qui devrait les soutenir.
Aucune civilisation ne s’est fondée sur le rapport de force. Certaines se fondent sur le rapport au sacré, d’autres sur le rapport à la raison, d’autres sur le rapports aux ancêtres,...etc.
Le rapport de force est réservé aux ennemis, à l’autre, pas au soi. Par exemple, quand des barbares d’une autre civilisation envahissent un pays, ils cherchent le rapport de force, puisque les habitants de ce pays sont à leurs yeux des ennemis.
Une civilisation, c’est un modèle de civilité entre concitoyens. Cette civilité n’est jamais fondée sur la Force.
Il vous suffit de lire Aristote, Confucius, Bouddha, le Coran, la Bible, les Évangiles, et je présume aussi les lettrés Romains,..etc ; pour s’en convaincre.
Dans l’entre-soi, l’usage de la Force n’est JAMAIS conçu comme la Norme des relations, car cela menacerait la conservation de la société. L’usage de la Force est toujours réservé à l’ennemi de la civilisation, celui qui en enfreint les lois.