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  • Premier article le 16/05/2015
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Derniers commentaires




  • 4 votes
    ffi 24 mai 2014 12:11

    Il faut avoir du coeur pour regarder une réalité désagréable.
     
    L’esclavage n’existait nul part en Europe, et en particulier en France.
    Il n’y avait que les empires maritimes de Gène et de Venise qui en faisaient commerce, via la méditerranée, avec le monde musulman (des prisonniers slaves qui leur étaient vendus par des saxons ai-je lu).
     
    La manière dont il s’est imposé dans cette région du monde appartient à l’histoire de la colonisation de l’Amérique du Sud. Les aventuriers, certainement en sous-nombre, ont acheté des esclaves pour mettre en valeur les terres à bon compte.
     
    S’ils ont pu acheter ces esclaves, c’est qu’il devait y avoir une offre d’esclaves disponibles, ce qui impliquait un convoyage en provenance de l’Afrique. Il est connu que beaucoup de Navigateurs Vénitiens et Génois ont été mis à contribution pour la colonisation par l’Espagne et le Portugal (Christophe Colomb lui-même était Génois). Bien que l’esclavage fut explicitement interdit par le Pape, certains petits malins ont certainement trouvé la combine... Le marché été né, hors de toute volonté des grandes Nations d’Europe. Les réseaux du commerce d’esclaves (slaves) de la méditerranée se sont donc d’abord probablement étendus rapidement sur l’Atlantique, ceci de manière parfaitement anarchique, les États à l’époque n’ayant que des moyens de contrôle superficiels sur des contrées si lointaines.
     
    La France ne fut donc pas à l’initiation de ce mouvement. L’esclavage dans cette région du monde s’est imposé comme un fait établi, par la simple existence de l’offre. A contrario, au Québec, région excentrée tout au nord, il n’y eut pas à ma connaissance d’esclavage.
     
    Quand le code noir fut promulgué, Colbert était mort depuis 2 ans, et c’est donc difficile de savoir quel y est sa part. La loi correspondait j’imagine à une sorte de compromis politique : permettre l’esclavage, pour s’attacher les maîtres et s’assurer de la souveraineté sur des territoires où l’esclavage existait de fait, mais aussi le réguler d’une certaine manière par la loi.
     
    L’obligation de baptiser les esclaves prouve qu’ils étaient considérés comme des hommes à part entière car ils pouvaient ainsi accéder à l’au-delà. Il faut se remettre dans le contexte catholique.
     
    Le code noir ne me choque donc pas tant, il aurait très bien pu être une première étape à son abolition progressive.
     
    Non, ce qui me choque bien plus, c’est que l’État, par besoin d’Argent, dans un contexte très mercantilisme, a fini par organiser lui-même ses filières de trafic d’esclaves. Ce n’était pas digne d’un état catholique, qui se devait d’obéir à l’interdit du Pape sur ce point.
     
    Bref, la France ne fut pas à l’origine de l’esclavage en Amérique du Sud ou dans les Antilles. Ce sont certainement des réseaux méditerranéens. Quand elle a fini par suivre le mouvement, elle s’organisa très efficacement : 20% de la traite fut du fait de notre pays.



  • 3 votes
    ffi 24 mai 2014 01:31

    Aussi étonnant que cela puisse paraître, le code noir fut un progrès pour la condition des esclaves aux Antilles.

    Baptême et Instruction :

    Article 2

    Tous les esclaves qui seront dans nos îles seront baptisés et instruits dans la religion catholique, apostolique et romaine. Enjoignons aux habitants qui achètent des nègres nouvellement arrivés d’en avertir dans huitaine au plus tard les gouverneur et intendant desdites îles, à peine d’amende arbitraire, lesquels donneront les ordres nécessaires pour les faire instruire et baptiser dans le temps convenable.

     

    Respect des Jours fériés :

    Article 6

    Enjoignons à tous nos sujets, de quelque qualité et condition qu’ils soient, d’observer les jours de dimanches et de fêtes, qui sont gardés par nos sujets de la religion catholique, apostolique et romaine. Leur défendons de travailler ni de faire travailler leurs esclaves auxdits jours depuis l’heure de minuit jusqu’à l’autre minuit à la culture de la terre, à la manufacture des sucres et à tous autres ouvrages, à peine d’amende et de punition arbitraire contre les maîtres et confiscation tant des sucres que des esclaves qui seront surpris par nos officiers dans le travail.

     

    Interdiction des mariages forcés :

    Article 11

    Défendons très expressément aux curés de procéder aux mariages des esclaves, s’ils ne font apparoir du consentement de leurs maîtres. Défendons aussi aux maîtres d’user d’aucunes contraintes sur leurs esclaves pour les marier contre leur gré.

     

    Enterrement catholique et sépulture :

    Article 14

    Les maîtres seront tenus de faire enterrer en terre sainte, dans les cimetières destinés à cet effet, leurs esclaves baptisés. Et, à l’égard de ceux qui mourront sans avoir reçu le baptême, ils seront enterrés la nuit dans quelque champ voisin du lieu où ils seront décédés.

     
    Les traitements barbares et inhumains sont interdits :
    Article 26

    Les esclaves qui ne seront point nourris, vêtus et entretenus par leurs maîtres, selon que nous l’avons ordonné par ces présentes, pourront en donner avis à notre procureur général et mettre leurs mémoires entre ses mains, sur lesquels et même d’office, si les avis viennent d’ailleurs, les maîtres seront poursuivis à sa requête et sans frais ; ce que nous voulons être observé pour les crimes et traitements barbares et inhumains des maîtres envers leurs esclaves.

     

    Prendre soin des esclaves agés :

    Article 27

    Les esclaves infirmes par vieillesse, maladie ou autrement, soit que la maladie soit incurable ou non, seront nourris et entretenus par leurs maîtres, et, en cas qu’ils eussent abandonnés, lesdits esclaves seront adjugés à l’hôpital, auquel les maîtres seront condamnés de payer 6 sols par chacun jour, pour la nourriture et l’entretien de chacun esclave.

     

    Interdiction de torturer les esclaves :

    Article 42

    Pourront seulement les maîtres, lorsqu’ils croiront que leurs esclaves l’auront mérité les faire enchaîner et les faire battre de verges ou cordes. Leur défendons de leur donner la torture, ni de leur faire aucune mutilation de membres, à peine de confiscation des esclaves et d’être procédé contre les maîtres extraordinairement.

     

    Tout maître de plus de 20 ans peut affranchir un esclave sans qu’il soit tenu de rendre raison à quiconque :

    Article 55

    Les maîtres âgés de vingt ans pourront affranchir leurs esclaves par tous actes vifs ou à cause de mort, sans qu’ils soient tenus de rendre raison de l’affranchissement, ni qu’ils aient besoin d’avis de parents, encore qu’ils soient mineurs de vingt-cinq ans.

     

    Les esclaves peuvent hériter de leur maître, auquel cas ils seront affranchis :

    Article 56

    Les esclaves qui auront été fait légataires universels par leurs maîtres ou nommés exécuteurs de leurs testaments ou tuteurs de leurs enfants, seront tenus et réputés, les tenons et réputons pour affranchis.

     

    Tout esclave affranchi obtient de fait les mêmes droits que les sujets du royaume :

    Article 57

    Déclarons leurs affranchissements faits dans nos îles, leur tenir lieu de naissance dans nosdites îles et les esclaves affranchis n’avoir besoin de nos lettres de naturalité pour jouir des avantages de nos sujets naturels de notre royauté, terres et pays de notre obéissance, encore qu’ils soient nés dans les pays étrangers.



  • 5 votes
    ffi 23 mai 2014 03:55

    Dire "un continent constitué de Nations", ce n’est pas plaider pour une instance supranationale.



  • 9 votes
    ffi 23 mai 2014 00:46

    Aldo, réfléchit donc à la situation en pratique :
    - si tu es enfermé dans une cellule de prison, mais que l’on te donne la clé de la porte pour en sortir, tu fais quoi ? Tu restes en cellule ou tu ouvres la porte et tu sors ?
     
    Ensuite, il faut préciser, car presque tout le monde l’a oublié, mais l’Europe, c’est le nom d’un continent géographique. La structure institutionnelle qui domine les 3/4 de l’Europe s’appelle l’UE. L’Europe n’a pas besoin d’une structure institutionnelle supra-nationale. Le continent doit être composé de Nations.



  • 7 votes
    ffi 22 mai 2014 21:59

    "Le mélange ethnique a TOUJOURS été positif pour la santé et la pérennité d’une espèce, il s’est toujours pratiqué, et ce depuis des temps immémoriaux, n’en déplaise aux grincheux du F(ranchement) N(uls) recroquevillés dans leur délire racialiste ! "
     
    Ce genre d’affirmation est une sacré imposture, maquillée sous un vernis scientifique pour faire avaler le bobard. Il y a dans de nombreux endroits du monde des gens qui font résolument "ethnie" : ils se marient entre cousins (en particulier dans les pays musulmans et chez les juifs). Il y a aussi eu, de par l’histoire, de nombreuses populations qui sont restées longtemps coupées du reste de l’humanité, pour des raisons géographiques, et se sont donc reproduites entre elles (Amérindiens, Mélanésiens, Aborigènes). Ces gens vous semblent-il souffrir de tares génétiques ?
     
    Pour faire des enfants dans de bonnes conditions, il vaut mieux que les deux parents s’entendent, ce qui implique donc pour eux d’avoir une culture commune. Une divergence culturelle trop grande ferait éclater les couples. L’Amour n’est pas qu’une question d’apparence physique et de génome, voyez-vous, c’est d’abord une vie quotidienne partagée.
     
    On le voit bien d’ailleurs : Les migrants viennent-ils pour se métisser ? Non. Les français ont-il l’envie particulière de se métisser ? Non plus.
     
    Chacun aime vivre à sa manière habituelle et c’est très humain après tout. Vivre en couple est déjà une contrainte que l’on s’impose. Mais si les deux membres du couples ont des conceptions culturelles radicalement divergentes, cela devient vite impossible, sans parler des risques de malentendus entre les familles de chaque côté...
     
    Si dans un couple, vous ne pouvez pas être un minimum vous-même, tôt ou tard, ce couple explose. Alors cela rejaillit sur les enfants : l’explosion de la famille risque d’entraver l’instruction du fait des problèmes psychologiques générés chez l’enfant.
     
    Des populations qui sont originaires de contrées très éloignées ont souvent des conceptions très diverses de ce qui est Bien et de ce qui est Mal, car ces notions sont généralement des normes culturelles, en partie spécifiques à la culture locale.
     
    Par exemple : Certains diront que ce n’est pas bien de tuer les animaux sans les endormir au préalable, d’autre diront que c’est mal de boire de l’alcool.
     
    Mettez-donc à proximité l’une de l’autre des populations aux normes culturelles divergentes, vous obtiendrez de fait une multiplication des malentendus, certains comportements définis comme Bons par les uns étant éventuellement définis comme Mauvais par les autres, et vice-versa. Comme l’on hait celui qui fait le Mal incessamment, ces malentendus récurrents pourraient bien finir par engendrer de la haine entre ces populations, voire de la violence, bref, des troubles politiques.
     
    Dans l’idéal, deux peuples aux cultures distinctes se parlent au travers de relations diplomatiques, relations qui exigent mille précaution de langage et aussi une grande connaissance des us et coutumes de l’autre par le diplomate pour ne pas choquer l’interlocuteur.
     
    Mais quand deux peuples aux cultures divergentes sont juxtaposés l’un à l’autre, dans le même lieu, et qu’ils se croisent dans la rue tous les jours, comment l’homme de la rue pourrait-il avoir l’art de la diplomatie nécessaire pour éviter tout incident ? La "pensée unique" serait-elle l’intrusion de "l’art de la diplomatie" dans le débat politique d’un pays confronté à l’émergence de frontières communautaires ?
     
    Accepter une immigration massive, c’est donc accepter de probables troubles politiques en interne à moyen terme. Je n’en vois pas l’intérêt.
     
    Maintenant, je n’en vois d’autant plus pas l’intérêt que soutenir la normalité de ce phénomène serait prôner une forme d’exil rural 2.0, un exil mondial. Est-ce là un projet politique ?
     
    Pire, on peut se demander s’il n’y a pas en effet une volonté de remplacement des populations en Europe à terme. En effet, les naissances sont entravées par la promotion de l’avortement et de la contraception, abondamment financée par l’État. L’idée selon laquelle la destructuration des familles n’aurait qu’une importance accessoire et qu’il suffirait pour l’État d’accompagner cette déstructuration par une rénovation des normes légale est au pinacle.
     
    Pourtant, dans le même temps, les élites, plutôt que de clamer au peuple la nécessité qu’il a de faire des enfants, car il faut bien un soutien pour ses vieux jours, voyant l’équilibre des systèmes sociaux de retraite vaciller, clament avec tambours et trompettes la nécessité d’importer des populations de l’extérieur...
     
    Bref, pression dénataliste sur le peuple d’un côté, importation de populations étrangères de l’autre.
     
    Si l’on reprend une à une les conditions pour caractériser un crime de génocide telles que proposée par l’ONU, certes avec un esprit un peu mal placé, force est de constater que la politique suivie par l’État français sur le peuple français y ressemble par bien des aspects.
     
    Cela dit, si cette finalité apparaît de plus en plus clairement, on peut toujours s’interroger pour savoir si cette politique est le fruit d’une volonté ou d’une bêtise crasse.
     
    C’est d’ailleurs possiblement les deux : une volonté peut subjuguer des gens pour les rendre stupides !
     
    Si donc il y a une volonté qui subjugue et illumine des imbéciles, cela signifierait qu’il y a quelque part des groupes d’individus qui en veulent à mort au peuple Français, qui souhaitent donc sa destruction à moyen terme, et donc l’organise, non pas ouvertement, mais par une vicieuse propagande qui d’une part lui prône de s’autodétruire et d’autre part l’entretient dans cette naïveté confondante de croire que ce serait un mal de se défendre.

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