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  • Premier article le 16/05/2015
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    ffi 27 mai 2014 08:25

    L’inconvénient d’une identité définie par la race, c’est finalement de ne considérer l’homme que comme du bétail... C’est donc se placer dans une vision anthropologique commune tant avec le capitalisme que le socialisme.
     
    Mais l’homme a une âme, un esprit, et c’est d’ailleurs ce qu’il y a de plus grand en lui, donc l’identité d’un pays est d’abord et avant tout culturelle.

     

    Mais il est vrai qu’en France, il y a l’identité version 1.0, le catholicisme, et l’identité version 2.0, le droit-de-l’hommisme, d’où ce brouillage dans l’identité culturelle et ce penchant à réduire l’identité à des constantes corporelles.

     

    Or cette réduction mènerait au néant culturel, car la culture vient de l’Esprit et non pas du corps. La France doit donc opter entre les deux identités culturelles qui se combattent sur son sol. De mon point de vue, la culture droit-de-l’hommisme a eu deux siècles pour faire ses preuves, mais elles ne les a pas donné, elle a engendré un affaiblissement du pays, dans une série de catastrophes sanglantes (guerres et destruction), pour finir par le vendre en pièces détachées à l’étranger... D’ailleurs dès l’origine, le droit-de-l’hommisme récuse toute forme d’identité. Je préfère donc grandement l’identité catholique classique, où la formation intellectuelle puise à 3 sources convenablement articulées entre elles : Juive, Grecque, Romaine.

     

     L’idolâtrie de la race me fatigue. La race est un faux Dieu.



  • 1 vote
    ffi 27 mai 2014 08:04

    Il ne vous aura pas échappé qu’un texte ne prend du sens que s’il est lu par un lecteur. Le sens d’un texte est la rencontre d’une matière écrite avec une intelligence.
     
    Il s’ensuit que deux religions qui partagent un même texte peuvent en avoir des interprétations différentes. Cette diversité d’interprétation existait d’ailleurs probablement avant la rupture entre christianisme et judaïsme. Pensez aujourd’hui à la multiplicité des sectes protestantes, qui, bien que s’appuyant sur la même matière textuelle, divergent constamment sur leur interprétation. Le catholicisme lui garantit l’unité de l’interprétation par recours à une autorité.
     
    Il y a le texte, matière commune, et l’esprit de sa lecture. L’esprit de sa lecture fait énormément dans le sens qu’on y trouve.
     
    Pour le reste, pour la mouvance identitaire, généralement, je regrette qu’ils soient généralement si éloignés du catholicisme et cela me semble entacher leur crédibilité. En effet, le patrimoine architectural de la France est catholique. Comment ces gens pourraient-ils se clamer d’une identité en ne considérant pas le patrimoine dont ils héritent ?
     
    Ils me semblent surtout être des néo-païens, qui se bricolent une identité fantasmée, disont Gauloise, dont on ne sait finalement quasiment rien et qui ne correspond pas à notre identité historique telle qu’elle est.
     
    La culture française est à l’intersection de 3 pôles issus de l’antiquité : le monothéisme et le Verbe Juif, la science et l’art Grec, l’administration et le droit Romain. Peu de cultures peuvent se targuer d’un tel héritage. Si une telle culture disparaissait, ce serait une sacré perte pour l’humanité tout entière.

     

    Enlevez un seul de ces 3 pôles, ou même simplement inversez-en l’importance et la France n’est plus la France.

     

    Il faut bien comprendre comment les religions romaines ou grecques ont été surpassées par le monothéisme juif : La bible évoque des Anges qui vinrent sur Terre et qui prirent femmes humaines. Ces Anges furent considérés comme les Dieux honorés dans l’antiquité, et leur progéniture avec des femmes furent considérés comme les Demi-Dieux, les héros de l’antiquité (Hercule, Achille).



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    ffi 25 mai 2014 04:09

    Note (2) : le code des Barbades, de 20 ans antérieur, autorisait les mutilations.



  • 1 vote
    ffi 25 mai 2014 03:04

    Note : Il y a un très bon livre numérisé ici (De l’abolition de l’esclavage ancien en occident) qui permettrait d’appuyer mon propos, tout en le nuançant : il y avait aussi à Séville des marchands d’esclaves.
     
    On voit bien que Colomb n’était pas opposé à l’esclavage, puisque lors de son second voyage, il ramène des indiens et les vend comme esclaves, ce qui fait scandale en Espagne.

     

    C’est donc dans l’acte de colonisation des premiers explorateurs de l’Amérique du Sud et des Antilles qu’il faut voir la raison de l’esclavage dans cette région : ceux-ci ont fondé dès l’origine des sociétés esclavagistes, lesquelles le perpétueront par tradition.
     
    En revanche, en Amérique du nord, l’acte de colonisation fut totalement différent, le Québec ne s’est jamais fondé sur l’esclavage, mais sur le commerce (de peau de castor) entre indiens (Algonquins) et Européens. D’où l’absence d’esclavage dans cette zone de l’Amérique.
     
    On peut donc dire que l’établissement de esclavage ne fut pas une volonté des États au départ, mais une volonté des premiers colonisateurs.
     
    Ce fut une opportunité pour les trafiquants d’esclave à destination du Sud de la méditerranée, qui se sont alors projetés sur l’Amérique du Sud et les Antilles pour accroître leurs revenus, les actes de colonisation fondateurs y ayant produit une société qui générait une telle demande. Cela correspond d’ailleurs à l’époque de la perte d’influence des Républiques de Venise et de Gène.
     
    Par ailleurs, j’ai l’impression que le code noir est pour beaucoup un décalque des dispositifs issus du droit Romain, ce qui montre que l’administration Royale accepta l’esclavage comme un fait accompli et chercha donc les moyens de le réguler selon les formules de l’antiquité. Cependant, il faut remarquer le devoir de baptiser les esclaves, ce qui invitait déjà à ne pas les considérer comme du bétail, mais comme des hommes à part entière.



  • 4 votes
    ffi 24 mai 2014 12:11

    Il faut avoir du coeur pour regarder une réalité désagréable.
     
    L’esclavage n’existait nul part en Europe, et en particulier en France.
    Il n’y avait que les empires maritimes de Gène et de Venise qui en faisaient commerce, via la méditerranée, avec le monde musulman (des prisonniers slaves qui leur étaient vendus par des saxons ai-je lu).
     
    La manière dont il s’est imposé dans cette région du monde appartient à l’histoire de la colonisation de l’Amérique du Sud. Les aventuriers, certainement en sous-nombre, ont acheté des esclaves pour mettre en valeur les terres à bon compte.
     
    S’ils ont pu acheter ces esclaves, c’est qu’il devait y avoir une offre d’esclaves disponibles, ce qui impliquait un convoyage en provenance de l’Afrique. Il est connu que beaucoup de Navigateurs Vénitiens et Génois ont été mis à contribution pour la colonisation par l’Espagne et le Portugal (Christophe Colomb lui-même était Génois). Bien que l’esclavage fut explicitement interdit par le Pape, certains petits malins ont certainement trouvé la combine... Le marché été né, hors de toute volonté des grandes Nations d’Europe. Les réseaux du commerce d’esclaves (slaves) de la méditerranée se sont donc d’abord probablement étendus rapidement sur l’Atlantique, ceci de manière parfaitement anarchique, les États à l’époque n’ayant que des moyens de contrôle superficiels sur des contrées si lointaines.
     
    La France ne fut donc pas à l’initiation de ce mouvement. L’esclavage dans cette région du monde s’est imposé comme un fait établi, par la simple existence de l’offre. A contrario, au Québec, région excentrée tout au nord, il n’y eut pas à ma connaissance d’esclavage.
     
    Quand le code noir fut promulgué, Colbert était mort depuis 2 ans, et c’est donc difficile de savoir quel y est sa part. La loi correspondait j’imagine à une sorte de compromis politique : permettre l’esclavage, pour s’attacher les maîtres et s’assurer de la souveraineté sur des territoires où l’esclavage existait de fait, mais aussi le réguler d’une certaine manière par la loi.
     
    L’obligation de baptiser les esclaves prouve qu’ils étaient considérés comme des hommes à part entière car ils pouvaient ainsi accéder à l’au-delà. Il faut se remettre dans le contexte catholique.
     
    Le code noir ne me choque donc pas tant, il aurait très bien pu être une première étape à son abolition progressive.
     
    Non, ce qui me choque bien plus, c’est que l’État, par besoin d’Argent, dans un contexte très mercantilisme, a fini par organiser lui-même ses filières de trafic d’esclaves. Ce n’était pas digne d’un état catholique, qui se devait d’obéir à l’interdit du Pape sur ce point.
     
    Bref, la France ne fut pas à l’origine de l’esclavage en Amérique du Sud ou dans les Antilles. Ce sont certainement des réseaux méditerranéens. Quand elle a fini par suivre le mouvement, elle s’organisa très efficacement : 20% de la traite fut du fait de notre pays.

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