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  • Premier article le 16/05/2015
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Derniers commentaires




  • 3 votes
    ffi 24 mai 2014 01:31

    Aussi étonnant que cela puisse paraître, le code noir fut un progrès pour la condition des esclaves aux Antilles.

    Baptême et Instruction :

    Article 2

    Tous les esclaves qui seront dans nos îles seront baptisés et instruits dans la religion catholique, apostolique et romaine. Enjoignons aux habitants qui achètent des nègres nouvellement arrivés d’en avertir dans huitaine au plus tard les gouverneur et intendant desdites îles, à peine d’amende arbitraire, lesquels donneront les ordres nécessaires pour les faire instruire et baptiser dans le temps convenable.

     

    Respect des Jours fériés :

    Article 6

    Enjoignons à tous nos sujets, de quelque qualité et condition qu’ils soient, d’observer les jours de dimanches et de fêtes, qui sont gardés par nos sujets de la religion catholique, apostolique et romaine. Leur défendons de travailler ni de faire travailler leurs esclaves auxdits jours depuis l’heure de minuit jusqu’à l’autre minuit à la culture de la terre, à la manufacture des sucres et à tous autres ouvrages, à peine d’amende et de punition arbitraire contre les maîtres et confiscation tant des sucres que des esclaves qui seront surpris par nos officiers dans le travail.

     

    Interdiction des mariages forcés :

    Article 11

    Défendons très expressément aux curés de procéder aux mariages des esclaves, s’ils ne font apparoir du consentement de leurs maîtres. Défendons aussi aux maîtres d’user d’aucunes contraintes sur leurs esclaves pour les marier contre leur gré.

     

    Enterrement catholique et sépulture :

    Article 14

    Les maîtres seront tenus de faire enterrer en terre sainte, dans les cimetières destinés à cet effet, leurs esclaves baptisés. Et, à l’égard de ceux qui mourront sans avoir reçu le baptême, ils seront enterrés la nuit dans quelque champ voisin du lieu où ils seront décédés.

     
    Les traitements barbares et inhumains sont interdits :
    Article 26

    Les esclaves qui ne seront point nourris, vêtus et entretenus par leurs maîtres, selon que nous l’avons ordonné par ces présentes, pourront en donner avis à notre procureur général et mettre leurs mémoires entre ses mains, sur lesquels et même d’office, si les avis viennent d’ailleurs, les maîtres seront poursuivis à sa requête et sans frais ; ce que nous voulons être observé pour les crimes et traitements barbares et inhumains des maîtres envers leurs esclaves.

     

    Prendre soin des esclaves agés :

    Article 27

    Les esclaves infirmes par vieillesse, maladie ou autrement, soit que la maladie soit incurable ou non, seront nourris et entretenus par leurs maîtres, et, en cas qu’ils eussent abandonnés, lesdits esclaves seront adjugés à l’hôpital, auquel les maîtres seront condamnés de payer 6 sols par chacun jour, pour la nourriture et l’entretien de chacun esclave.

     

    Interdiction de torturer les esclaves :

    Article 42

    Pourront seulement les maîtres, lorsqu’ils croiront que leurs esclaves l’auront mérité les faire enchaîner et les faire battre de verges ou cordes. Leur défendons de leur donner la torture, ni de leur faire aucune mutilation de membres, à peine de confiscation des esclaves et d’être procédé contre les maîtres extraordinairement.

     

    Tout maître de plus de 20 ans peut affranchir un esclave sans qu’il soit tenu de rendre raison à quiconque :

    Article 55

    Les maîtres âgés de vingt ans pourront affranchir leurs esclaves par tous actes vifs ou à cause de mort, sans qu’ils soient tenus de rendre raison de l’affranchissement, ni qu’ils aient besoin d’avis de parents, encore qu’ils soient mineurs de vingt-cinq ans.

     

    Les esclaves peuvent hériter de leur maître, auquel cas ils seront affranchis :

    Article 56

    Les esclaves qui auront été fait légataires universels par leurs maîtres ou nommés exécuteurs de leurs testaments ou tuteurs de leurs enfants, seront tenus et réputés, les tenons et réputons pour affranchis.

     

    Tout esclave affranchi obtient de fait les mêmes droits que les sujets du royaume :

    Article 57

    Déclarons leurs affranchissements faits dans nos îles, leur tenir lieu de naissance dans nosdites îles et les esclaves affranchis n’avoir besoin de nos lettres de naturalité pour jouir des avantages de nos sujets naturels de notre royauté, terres et pays de notre obéissance, encore qu’ils soient nés dans les pays étrangers.



  • 5 votes
    ffi 23 mai 2014 03:55

    Dire "un continent constitué de Nations", ce n’est pas plaider pour une instance supranationale.



  • 9 votes
    ffi 23 mai 2014 00:46

    Aldo, réfléchit donc à la situation en pratique :
    - si tu es enfermé dans une cellule de prison, mais que l’on te donne la clé de la porte pour en sortir, tu fais quoi ? Tu restes en cellule ou tu ouvres la porte et tu sors ?
     
    Ensuite, il faut préciser, car presque tout le monde l’a oublié, mais l’Europe, c’est le nom d’un continent géographique. La structure institutionnelle qui domine les 3/4 de l’Europe s’appelle l’UE. L’Europe n’a pas besoin d’une structure institutionnelle supra-nationale. Le continent doit être composé de Nations.



  • 7 votes
    ffi 22 mai 2014 21:59

    "Le mélange ethnique a TOUJOURS été positif pour la santé et la pérennité d’une espèce, il s’est toujours pratiqué, et ce depuis des temps immémoriaux, n’en déplaise aux grincheux du F(ranchement) N(uls) recroquevillés dans leur délire racialiste ! "
     
    Ce genre d’affirmation est une sacré imposture, maquillée sous un vernis scientifique pour faire avaler le bobard. Il y a dans de nombreux endroits du monde des gens qui font résolument "ethnie" : ils se marient entre cousins (en particulier dans les pays musulmans et chez les juifs). Il y a aussi eu, de par l’histoire, de nombreuses populations qui sont restées longtemps coupées du reste de l’humanité, pour des raisons géographiques, et se sont donc reproduites entre elles (Amérindiens, Mélanésiens, Aborigènes). Ces gens vous semblent-il souffrir de tares génétiques ?
     
    Pour faire des enfants dans de bonnes conditions, il vaut mieux que les deux parents s’entendent, ce qui implique donc pour eux d’avoir une culture commune. Une divergence culturelle trop grande ferait éclater les couples. L’Amour n’est pas qu’une question d’apparence physique et de génome, voyez-vous, c’est d’abord une vie quotidienne partagée.
     
    On le voit bien d’ailleurs : Les migrants viennent-ils pour se métisser ? Non. Les français ont-il l’envie particulière de se métisser ? Non plus.
     
    Chacun aime vivre à sa manière habituelle et c’est très humain après tout. Vivre en couple est déjà une contrainte que l’on s’impose. Mais si les deux membres du couples ont des conceptions culturelles radicalement divergentes, cela devient vite impossible, sans parler des risques de malentendus entre les familles de chaque côté...
     
    Si dans un couple, vous ne pouvez pas être un minimum vous-même, tôt ou tard, ce couple explose. Alors cela rejaillit sur les enfants : l’explosion de la famille risque d’entraver l’instruction du fait des problèmes psychologiques générés chez l’enfant.
     
    Des populations qui sont originaires de contrées très éloignées ont souvent des conceptions très diverses de ce qui est Bien et de ce qui est Mal, car ces notions sont généralement des normes culturelles, en partie spécifiques à la culture locale.
     
    Par exemple : Certains diront que ce n’est pas bien de tuer les animaux sans les endormir au préalable, d’autre diront que c’est mal de boire de l’alcool.
     
    Mettez-donc à proximité l’une de l’autre des populations aux normes culturelles divergentes, vous obtiendrez de fait une multiplication des malentendus, certains comportements définis comme Bons par les uns étant éventuellement définis comme Mauvais par les autres, et vice-versa. Comme l’on hait celui qui fait le Mal incessamment, ces malentendus récurrents pourraient bien finir par engendrer de la haine entre ces populations, voire de la violence, bref, des troubles politiques.
     
    Dans l’idéal, deux peuples aux cultures distinctes se parlent au travers de relations diplomatiques, relations qui exigent mille précaution de langage et aussi une grande connaissance des us et coutumes de l’autre par le diplomate pour ne pas choquer l’interlocuteur.
     
    Mais quand deux peuples aux cultures divergentes sont juxtaposés l’un à l’autre, dans le même lieu, et qu’ils se croisent dans la rue tous les jours, comment l’homme de la rue pourrait-il avoir l’art de la diplomatie nécessaire pour éviter tout incident ? La "pensée unique" serait-elle l’intrusion de "l’art de la diplomatie" dans le débat politique d’un pays confronté à l’émergence de frontières communautaires ?
     
    Accepter une immigration massive, c’est donc accepter de probables troubles politiques en interne à moyen terme. Je n’en vois pas l’intérêt.
     
    Maintenant, je n’en vois d’autant plus pas l’intérêt que soutenir la normalité de ce phénomène serait prôner une forme d’exil rural 2.0, un exil mondial. Est-ce là un projet politique ?
     
    Pire, on peut se demander s’il n’y a pas en effet une volonté de remplacement des populations en Europe à terme. En effet, les naissances sont entravées par la promotion de l’avortement et de la contraception, abondamment financée par l’État. L’idée selon laquelle la destructuration des familles n’aurait qu’une importance accessoire et qu’il suffirait pour l’État d’accompagner cette déstructuration par une rénovation des normes légale est au pinacle.
     
    Pourtant, dans le même temps, les élites, plutôt que de clamer au peuple la nécessité qu’il a de faire des enfants, car il faut bien un soutien pour ses vieux jours, voyant l’équilibre des systèmes sociaux de retraite vaciller, clament avec tambours et trompettes la nécessité d’importer des populations de l’extérieur...
     
    Bref, pression dénataliste sur le peuple d’un côté, importation de populations étrangères de l’autre.
     
    Si l’on reprend une à une les conditions pour caractériser un crime de génocide telles que proposée par l’ONU, certes avec un esprit un peu mal placé, force est de constater que la politique suivie par l’État français sur le peuple français y ressemble par bien des aspects.
     
    Cela dit, si cette finalité apparaît de plus en plus clairement, on peut toujours s’interroger pour savoir si cette politique est le fruit d’une volonté ou d’une bêtise crasse.
     
    C’est d’ailleurs possiblement les deux : une volonté peut subjuguer des gens pour les rendre stupides !
     
    Si donc il y a une volonté qui subjugue et illumine des imbéciles, cela signifierait qu’il y a quelque part des groupes d’individus qui en veulent à mort au peuple Français, qui souhaitent donc sa destruction à moyen terme, et donc l’organise, non pas ouvertement, mais par une vicieuse propagande qui d’une part lui prône de s’autodétruire et d’autre part l’entretient dans cette naïveté confondante de croire que ce serait un mal de se défendre.



  • 3 votes
    ffi 22 mai 2014 18:06

    Les "représentants" : C’est effectivement assez léger de se contenter d’avoir écrit dans les principes constitutionnels que les élus représentent le peuple pour affirmer que tel est le cas. En effet ; rien ne les oblige à représenter le peuple en pratique et de toute façon, rien ne peut les y obliger : tout homme (représentant y compris) ne peut agir que selon sa volonté propre. Ce lien de représentation du peuple n’est que formel en matière de loi. Il est une illusion entretenue par le droit.
     
    Que ces représentants soient soumis au vote périodique du peuple n’y change rien. L’important est comment l’élu (n’importe lequel) agit dans l’institution et s’il le fait comme un représentant de ses électeurs. Or il est patent que les élus dans l’assemblée votent en fonction des consignes des partis, et qu’ils agissent donc la très grande majorité du temps en tant que représentant d’un Parti.
     
    D’ailleurs on dit bien d’un candidat à des élections qu’il représente son parti politique à ces élections. Ainsi, s’il emporte l’élection, il sera le représentant de son parti dans l’institution où il a été élu. C’est d’ailleurs la constitution elle-même qui met ceci en place (Art 4 : Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage).
     
    Ce candidat est d’ailleurs choisi en amont, au sein du parti. Si jamais un élu sortant n’est pas en position d’être réélu, son parti le lui fera comprendre et imposera un autre candidat à l’élection. Le peuple pourra ainsi changer de représentant, mais ce représentant sera toujours en arrière-plan le représentant d’un parti.
     
    On peut certes objecter que si le peuple n’est pas content d’un parti, il peut toujours voter pour le représentant d’un autre parti. Mais il s’agira toujours du représentant d’un parti et non d’un représentant du peuple. D’autre part, en pratique, l’on voit que les partis sont des choses extraordinairement difficiles à créer, que l’opération peut prendre plusieurs décennies.
     
    Plus généralement, comment le peuple, qui est une totalité politique, peut-il être ainsi représenté par des représentants de partis, qui ne sont qu’une portion politique ?
     
    Le système de la représentation a de toute façon de grosses limites : ce que les gens attendent, c’est d’abord de pouvoir présenter eux-même leurs intérêts et de les défendre devant une autorité compétente, quitte à missionner un avocat ou un juriste pour les assister. Il faudrait donc plutôt prôner un système de "présentation".
     
    Enfin, en matière de représentation politique, je ne crois pas à la solution de Chouard, qui consisterait à tirer au sort une représentation du peuple dont la mission serait d’obliger les élus à représenter le peuple : on ne peut pas contraindre les gens à agir en dépit de leur volonté : leur volonté serait fausse, donc lâche.
     
    C’est le concept de représentation lui-même, par tirage au sort ou par suffrage, qui doit être remis en cause, il est intrinsèquement faux, il est hypocrite. Il ne peut subsister que si on consent à en rester à des apparences.
     
    L’autorité politique n’est pas une représentation du peuple.
    L’autorité politique n’est pas le peuple.
    Soit l’autorité politique écoute le peuple, soit elle ne l’écoute pas.

     
    Mais si l’autorité politique se persuade d’être le peuple, ou tout au moins d’en être le fidèle reflet, puisqu’elle est censé le représenter, pourquoi donc écouterait-elle le peuple ? Ne lui suffit-il pas de s’écouter elle-même ? L’autorité a-t-elle encore besoin du peuple ?
     
    Dans les faits, les oligarchies politiques se présentent et se représentent incessamment devant le peuple, puis décident entre elles ce qui est bon pour le peuple puisqu’elles affirment le représenter ! 
     
    La distinction entre autorité politique et peuple est donc absolument essentielle, car confondre les deux, c’est d’une part une grave confusion, mais c’est surtout légitimer à cette autorité politique d’ignorer purement et simplement le peuple. C’est bien ce qui se passe aujourd’hui. Qui n’a jamais entendu dans un débats : "Moi, je suis un élu, je représente le peuple !"
     
    Ainsi, il n’y a pas de démocratie et il ne peut y en avoir : le peuple n’a ni le temps ni les moyens de gouverner et c’est pourquoi un pays gouverné a un gouvernement dédié à cette tâche. Revenez à la raison : Gouverner, c’est un travail à plein temps. Le peuple ne peut au mieux qu’être intermittent à cette tâche et sa multiplicité ne l’amène de toute façon au mieux qu’à être une personne morale (donc virtuelle et non réelle), alors que tout travail de gouvernement nécessite un personne en chair et en os.
     
    Maintenant que nous avons récusé à l’Autorité politique toute capacité à représenter le peuple, que nous avons tracé une ligne claire entre gouvernement chargé de décider et peuple chargé d’obéir, nous pouvons nous demander sur la manière de faire en sorte que cette autorité politique aient la capacité d’écouter les gens du peuple et de se soucier de ses intérêts ?
     
    Déjà, il faut développer culturellement la capacité d’écoute d’autrui dans le pays, chose que le système partisan actuel ne permet pas, puisque la concurrence partisane développe dans les débats une culture de la mauvaise foi (langue de bois).
     
    Ensuite, il ne faut pas lier le gouvernement au peuple par un lien virtuel de représentation, mais il faut lier le sort d’un gouvernement au sort du peuple gouverné.
     
    Bien évidemment, cela contraint à revoir totalement la notion de gouvernement, qui ne peut plus être une structure centralisée qui donne ses ordres à des sous-structures dont elle se moque éperdument du devenir. Il faut que celui qui gouverne une structure politique en soit pleinement responsable, qu’il meurt avec elle.
     

    Cela implique donc que la mort de structures politiques soit rendue possible, et non rendue impossible par des lois constitutionnelles. Si le gouverneur d’une structure politique ne veut pas mourir avec sa structure, il doit ainsi pérenniser la structure politique qu’il gouverne par la qualité de son gouvernement.

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