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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 2 votes
    ffi 14 mai 2014 23:22

    A vrai dire, on les appelle les "jacobites".
    Les jacobins n’ont tiré leur nom que du fait qu’ils réunissaient au couvent des Jacobins.
     
    Cela dit, il y a un réseau d’influence venu d’Angleterre qui a fait son nid au sein des oligarchies communales juste avant la révolution : La Franc-maçonnerie.



  • 2 votes
    ffi 14 mai 2014 23:09

    Ceci d’autant plus que Robespierre est issue d’une famille très représentative de la bourgeoise de l’époque. Son père est de la noblesse de Robe (c’est un Robin), avocat général au conseil de l’Artois, à Arras.
     
    Il eu quelques drames familiaux, la mort de sa mère, mais aussi de bons soutiens charitables (bourse de l’abbaye de Saint-Vaast), qui lui permirent d’étudier à Louis-le-Grand à Paris et de faire des études plutôt brillantes, desquelles il sortit avocat.
     
    Il s’inscrivit ensuite au barreau d’Arras. Il faut patronné à l’Académie royale des Belles-Lettres d’Arras, dont il fut élu directeur en 1786.
     
    On peut donc dire que Robespierre était lui-même un membre de la bourgeoisie, à l’image de la majorité de la faune Révolutionnaire.
     
    En effet, il faut corriger Marx sur un point : la bourgeoisie en France n’était pas particulièrement marchande. Depuis les temps médiévaux, les bourgs, les villes avaient été organisées en communes dotés de pouvoirs et d’autonomie, le bourgmestre étant généralement élu. Ces communes avec le temps avaient fini par avoir un fonctionnement oligarchique. Ces oligarchies bourgeoises étaient composées d’avocats, de procureurs, d’enseignants, des notaires, d’huissiers, des gens haut-placés dans les administrations (Académies,...etc). L’ancien-régime aimait faire des lois pour tout et devait donc recourir abondamment aux juristes (France : patrie du droit Romain). Regardez comment c’est aujourd’hui : ça n’a pas changé.
     
    Robespierre est ainsi de la bourgeoise d’Arras, un membre de ces oligarchies communales qui ont pris le pouvoir à la révolution, une bourgeoisie à dominante juridique qui s’était imposée avec le temps dans les communes.



  • vote
    ffi 14 mai 2014 17:06

    [la lutte sociale permettrait chaque fois d’obtenir des droits] Non ce n’est pas ce que j’ai dit, je n’ ai pas utilisé le terme « chaque fois ».
    Vous admettez donc qu’on ne peut en faire un système d’action politique.
     
    Il n’ ya pas de règles stricte , le rapport de force permet aussi de gagner en force.
    Ce n’est pas le cas quand il aboutit à la débandade...
    Ce n’est pas non plus le cas quand cette quête de rapport de force semble incongrue aux yeux des autres : cela ajoute des ennemis à ceux qui le recherchent sans raison. Prenez par exemple les avis populaires sur certaines grèves à répétition dans certains secteurs (SNCF, EN,...).
     
    Moi , j’ y crois [les lois de nécessités historique] et c’ est la raison pour laquelle , un homme d’ Etat doit beaucoup lire l’ histoire.
     
    L’histoire, ça ne se lit pas. On peut lire des récits sur l’histoire, ou enquêter dans les archives, mais pas plus. L’histoire est toujours reconstruite à postériori, et ces reconstruction peuvent varier beaucoup selon les auteurs. Prenez le simple exemple de l’interprétation du rôle de Robespierre sous la Révolution, qui occasionne périodiquement des débats ici.
     
    Par conséquent, lire un récit historiographique, ce n’est pas comme lire les résultats d’une expérience de physique, car contrairement à l’expérience de physique, qui peut être refaite à volonté pour en vérifier les résultats, l’histoire est irrémédiablement passée. On ne saurait donc déjà être certain d’en déterminer les faits avec une grande précision. Dans ce cas, à partir de ces données tellement imprécises, comment clamer être en capacité d’en déduire une loi de nécessité ? C’est très prétentieux à mon avis, et aussi très imprudent.
     
    De plus, démontrons par l’absurde.
    S’il y avait des lois de nécessité historique, l’histoire serait parfaitement prévisible et déterministe. Par conséquent :
    - Vous ne diriez pas qu’il faut s’intéresser à l’histoire, puisque vous en connaissez déjà les lois.
    - Il n’y aurait jamais d’évènements inattendus, ce qui est faux. Qui s’attendait à la fin de l’URSS ? Qui s’attendait à la Révolution en Ukraine ? Qui s’attendait au évènements du Rwanda ? ..etc
     
    D’ailleurs, historiquement, plutôt que de chercher à "lire le passé", les empereurs romains essayaient surtout de "lire le futur" avant d’agir (le devin devine, les augures décryptes les présages)... La vertu politique est plutôt de voir le présent comme le passé d’un futur, de voir aujourd’hui comme une histoire pour demain. On a toute la série de mot latin en prae*
     
    - praesagire (latin : pressentir, qui a donné "présager")
    - praeferre (latin : préférer, anticiper, devancer)
    - praevenire (latin : prévenir)
    - praevidere (latin : prévoir).
    - praecipere (latin : anticiper, qui a donné "précepte")
    - praedico (latin : prédire)
    - praenuntiare (latin : présager, annoncer par avance)
     
    S’il y avait des lois de nécessité historique, ce serait formidable, tout serait prévisible et il n’y aurait qu’à anticiper ce que l’on connaît déjà qui va survenir à coup-sûr. Il suffirait de connaître ces lois pour acquérir la vertu parfaite. La Vertu serait donc réduite à la connaissance du passé : c’est une démarche gnostique, où la vertu se réduit à une accumulation de connaissances.
     
    Mais s’il n’y a pas de lois de nécessité historique, ceux qui prétendent qu’il y en a se tromperont dès qu’il y a un imprévu, mais prétexteront pourtant la raison nécessaire en laquelle ils croient pour expliquer cet imprévu : le communiste ne marche pas, il faut plus de communisme ; le libéralisme ne marche pas, il faut plus de libéralisme ; l’UE ne marche pas, il faut plus d’UE ; le rapport de force ne marche pas, il faut plus de rapport de force ;...etc
     
    Que voici une conception de la vertu à rebours,
    et après quel sophistiqué détour !
     
    Regarder un passé, dont la connaissance est parcellaire, ne permet au mieux que d’établir des lois approximatives. Ce n’est donc pas une connaissance suffisante pour se passer de prévoir, de prévenir, d’anticiper, de pressentir, ni pour affirmer l’inexistence d’imprévus.
     
    Celui qui se fie à une loi de nécessité historique, agit comme un aveugle, c’est un automate, il est donc prévisible et facile à contrer... Il prend sa carte pour le territoire, son schéma de l’histoire pour l’histoire réelle, sa préconception du futur, pour le futur, son sommeil pour un éveil. C’est un homme schématique qui prend ses schémas pour des réalités. C’est un homme qui croit que ses schémas sont des savoirs et qui néglige que ceux-ci puissent être des croyances. Il croit qu’il sait mais ne sait pas qu’il croit, c’est un gnostique.
     
    Vous renversez ainsi toute la vertu.
    Au lieu de la voir comme un pressentiment vrai, vous en faites un ressentiment approximatif. Au lieu de la voir comme une faculté de voir l’avenir, vous en faites en faculté de voir le passé. Pour marcher vers l’avant, il faut regarder vers l’avant. La vertu n’est pas de connaître à postériori le passé, mais de prévoir promptement le futur. Cela implique une vivacité de l’esprit quant à l’imprévu, et non une inertie de l’esprit à maintenir des préconceptions dépassées...

     

    Ainsi, les théories newtonniennes de l’histoire, comme celles de Marx ou d’Adam Smith, sont des "virus" intellectuels poussant à l’inertie des esprits : puisqu’elles s’opposent à la vivacité d’esprit, en proposant un schéma systématique à suivre les yeux fermés, elles sont donc un moyen d’éteindre la Vertu, c’est-à-dire un moyen d’allumer les Vices.

     

    [le voleur chez moi] Il défonce votre porte et prend votre carte de crédit par force. Vous vous soumettez ou vous combattez ?
    Ca dépend de mon sentiment sur le moment.
    Si je sens que le combat est possible avec quelque réussite, je me défends.
    Si je sens que le combat est perdu d’avance, je m’enfuis pour organiser ma défense. Je suis courageux, mais pas téméraire. Un bon soldat est un soldat vivant.



  • vote
    ffi 13 mai 2014 23:38

    Ni Marx, ni Machiavel n’ont construit des systèmes politiques ou économiques. Ils les ont expliqués.
     
    Pour ce qui concerne Marx, il modélise l’économie selon des principes tirés de la physique mathématique, à savoir selon une forme de causalité nécessaire. Marx appelle d’ailleurs cela le socialisme scientifique. C’est du Newtonisme.
     
    Or, je pense précisément que ce genre d’explication n’est pas adapté aux sociétés humaines.
     

    Marx n’ a jamais parlé de la lutte des classes comme une vertu politique, son approche n’était d’ ailleurs pas morale, je ne vois pas pourquoi il aurait parlé de vertu politique …
     
    C’est la raison pour laquelle j’ai écrit "Marx, ou plutôt ses continuateurs",
    Vous êtes un de ces continuateurs, puisque vous affirmiez un peu plus haut que la lutte sociale permettrait chaque fois d’obtenir des droits, ce qui est faux.
    Quel droit a obtenu Spartacus ?

     

    La vertu en politique, c’est l’Art de parvenir à ses fins. Marx détermine donc que la vertu en politique suit une loi de nécessité : le rapport de force. Il estime par ailleurs que les salariés sont en définitive les plus forts, donc qu’ils seront vainqueurs à la fin, et donc qu’il faut se placer dans leur camp.

     

    Ensuite ,c’ est historiquement faux que de penser que les plus faibles politiquement à un moment donné ne l’ emportent jamais , parfois les plus faibles perdent et d’ autre fois non car ont su développer la force nécessaire pour devenir les plus fort
     
    Vous dites que les plus faibles en devenant les plus forts l’emportent.
    Donc vous pensez qu’il n’y a que les plus forts qui l’emportent, puisque quelqu’un de plus faible hier, devenu le plus fort aujourd’hui doit être désigné comme étant le plus fort.
     
    Bref, si vous êtes le plus faible, la première question à se poser est : "comment gagner en Force", et éviter le rapport de force jusqu’à être suffisamment renforcé, sinon, c’est du suicide. Pourquoi face à une armée surpuissante la seule alternative des plus faibles est de faire la guérilla sans se dévoiler selon vous ?
     
    Il y’ a des tas d’exemple historiques qui démontrent cela et seul l’analyse des processus historique fait autorité …
     
    Sauf que l’histoire n’est pas quelque chose de reproductible comme le serait une expérience de science naturelle. Tout évènement historique se produit dans un contexte particulier sur lequel nos informations sont toujours parcellaires, d’autant plus quand l’évènement est lointain. Il y a toujours des contingences particulières. Je ne crois pas à ces lois de nécessité historique.
     
    Moi j’aimerai que tu répondes à cette question : si une personne vient chez vous tous les matins, se sert dans votre frigo tranquillement, use de ta carte de crédit et t’ explique que c’est son droit.
     
    Je fermerai tout simplement ma porte à clé pour l’empêcher d’entrer et je ne lui donnerai plus ma carte de crédit.
     
    Mais, allez comprendre pourquoi, les héritiers du Marxisme, les syndicats, prônent qu’il faut laisser sa porte ouverte et continuer de prêter sa carte de crédit...
     
    Déjà que tu es plus faible, non seulement ils te proposent d’aller attaquer frontalement les plus forts, mais en plus ils te suggèrent de te laisser dépouiller sans rien faire pour t’affaiblir encore plus...
     
    Si ça ce n’est pas une stratégie pour s’assurer pour les poules soient mangées toute crues...
     
    Bref, mieux vaux pour le plus faible être le plus malin.
    Mais la gauche fait des plus faibles les moins malins de tous...
     
    Ce n’est pas parce que tu fais mine de te soumettre que tu acceptes la situation et que tu ne fais rien pour changer la donne à terme. Je te signale que les réseaux de résistance sous l’occupation ne défilaient pas avec des pancartes place de la Bastille...
     
    Le roseau plie, mais ne rompt pas.
    Nous sommes au temps des roseaux.
     
    Il faut agir en position de force pour gagner et si on y est pas, il faut ruser.
    Mais certains peuvent aussi se sacrifier pour éveiller les consciences.



  • vote
    ffi 12 mai 2014 21:01

    Mais comme Marx ( qui n’ était marxiste , ceci dit en passant ) ou Machiavel , je constate que des luttes existent et qu’ on ne peut pas organiser les rapports sociaux sans en tenir compte.
     
    Ici, c’est bien plus qu’en tenir compte... Mais en faire un système...
     
    D’ailleurs je me demande comment vous pouvez concilier Machiavel,
    qui affirme que la vertu politique dépend des circonstances,
    avec Marx, ou tout au moins ses continuateurs,
    qui affirment que la lutte des classes serait systématiquement une vertu politique.
     
    Cela ne revient-il pas à penser, d’un coté, que la vertu n’aurait pas de règles bien précises, et, simultanément, de l’autre, que cette vertu politique obéirait à une règle systématique ?
     
    Si ce n’est une contradiction, comment concilier ce paradoxe ?
     
    Entre Machiavel et Marx, il y a eu une révolution scientifique, et l’on voit que les idées philosophiques et politiques se sont mises peu à peu prendre la forme des sciences naturelles : les philosophes mis en avant furent ceux qui ont cherché à tout reformuler par la seule nécessité, qui est une causalité systématique et reproductible à l’infini. Il suffit de voir le prestige immense acquis par Newton au XVIIIème et XIXème. Tous les socialistes utopiques (ex : Fourrier, Saint-Simon, Auguste Comte) se sont réclamés de Newton, donc d’une théorie politique qui singe les formes de la physique mathématique.
     
    Pour ce qui est de Marx, cette tendance est aussi très clair :
    La société passe par étapes successives au gré de rapports de force.
    C’est du pur Newtonisme, transposé à la politique :
    l’accélération du progrès est égale à la somme des forces...
     
    Du coup, comme ce genre de théorie prend les formes de la physique mathématique, sa tendance générale est de penser les rapports de cause à effet des évolutions sociales comme guidées par des nécessités, d’où la prétention à affirmer que l’on pourrait en découvrir les règles exactes. D’où aussi que leurs applications pratiques sont toujours technocratiques (puisque l’on suit une règle systémique)
     
    Hélas, la politique, science puis art des rapports entre sujets animés, est le royaume du contingent, et la forme de la physique mathématique, science des rapports entre objets inertes, y est évidemment totalement incongrue de ce fait.
     
    De ce point de vue, Machiavel reste de l’ancienne école,
    il tient que la vertu dépend des contingences,
    tandis que Marx est de la nouvelle,
    il tient que la vertu découle de nécessités.
     
    Mais revenons sur un plan plus basique :
     
    Celui qui conseille aux plus faibles de rechercher le rapport de force avec les plus forts, celui-là est un faux ami des faibles, puisque les plus faibles sont sûrs de perdre à ce jeu-là...[je mets de coté l’éventualité d’un miracle]
     
    Le libéralisme, c’est prôner la liberté du renard dans le poulailler.
    Le marxisme, c’est prôner aux poules d’attaquer frontalement les renards.

     

    Y aurait-il un meilleur moyen de s’assurer que les poules soient mangées toutes crues que de les convaincre de s’exposer d’elles-mêmes aux appétits de leurs prédateurs ?

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