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  • Premier article le 16/05/2015
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  • vote
    ffi 9 mai 2014 14:23

    Le conférencier a quelques positions problématiques :
     
    Déjà, il affirme qu’au passage entre les temps médiévaux et la renaissance, les gens s’apperçoivent que les choses sont changeantes. J’ai un petit doute, étant donné les mutations considérables qui eurent lieux entre la fin de l’antiquité et les temps médiévaux. Il suffit même de penser à la guerre de cent ans ou même à l’âge des ténèbres où 20% de la population en Europe décède.
     
    Ensuite, il semble réduire la "fortuna" au hasard.
     
    Or, dans la pensée médiévale, la "fortuna", c’est la chance, le destin, et donc elle doit être reliée à la grâce divine. Dieu, par sa grâce qui vient par l’intermédiaire du Saint-Esprit, nous assiste intellectuellement pour nous aider à prendre la bonne décision, voire éventuelle réalise directement un miracle pour nous aider.
     
    La fortuna doit donc être conçu comme la grâce divine.
    C’est d’ailleurs très proche de la conception de la Vertu chez Platon.
     
    Cette grâce s’obtient lorsque l’homme n’est pas coupé de Dieu, quand il sait l’entendre, sinon, si l’homme est en disgrâce, il n’a plus l’esprit clair et tout s’embrouille en lui : il finira par faire lui-même les erreurs qui vont le perdre.
     
    Bien évidemment, un homme qui agirait contre la Volonté divine irait vers état de disgrâce à terme.
     
    C’est la raison pour laquelle il fut considérés 2 grands volets de la Vertu :
    - Les vertus théologales, liées au rapport à Dieu : espérance, foi et charité. Elles permettent de rester en grâce aux yeux de Dieu.
    - Les vertus cardinale, liées à l’intelligence de l’homme seul sans Dieu : prudence, tempérance, courage/force, justice.
     
    L’approche morale opérée par Machiavel fait l’impasse sur les Vertus théologales, et c’est donc un retour à la vertu de l’homme sans Dieu, qui croit, par ses petits calculs, pouvoir mener le monde à sa guise.
     
    Machiavel ne dit-il pas qu’il est plus important de faire semblant de croire en Dieu en public que d’y croire réellement en public ?
     
    Mais s’il avait été chrétien, comment n’aurait-il pas conçu qu’un roi apostat et incroyant subisse à coup-sûr une disgrâce divine laquelle ne peut que rejaillir sur son peuple et donc sur le Bien Commun ?
    Donc Machiavel était Athée, forcément.
     
    Bien évidemment, l’homme sans Dieu peut croire pouvoir agir en cachette et faire semblant aux yeux de tous, contrairement à l’homme de Dieu qui se sait toujours observé.
     
    Alors, allez savoir ce qui peut déboucher de ce genre de schizophrénie sociale qui se développe chez un homme : agir d’une manière en privé, et faire semblant en public. C’est l’hypocrisie des pharisiens et donc l’assurance de la disgrâce tôt ou tard.



  • 4 votes
    ffi 7 mai 2014 21:37

    La fin est dans les moyens comme l’arbre est dans la graine
    Gandhi.



  • vote
    ffi 7 mai 2014 15:25

    À moins d’avoir une très longue feuille d’émargement.
    Mais s’il manque 1 signature, on fait quoi ?
     
    Chouard a certainement plus ou moins conscience du truc, puisqu’il estime que ses délégués tirés au sort doivent pouvoir obliger à certaines décisions.
     
    Montesquieu d’ailleurs évoque ce fait : la forme nécessaire de l’exécutif est la monarchie, puisque s’il y avait un exécutif oligarchique, tout désaccord entre eux serait la guerre civile.
     
    La cinquième République résout le truc par un pouvoir monarchique présidentiel, précédé d’une "guerre civile" dans les urnes (et parfois un peu plus que dans les urnes...).
     
    La cinquième République est une monarchie élective, dont le monarque est choisi par élection suite à une compétition entre oligarchies politiques.



  • 1 vote
    ffi 7 mai 2014 15:12

    J’ai rapporté une citation d’une femme qui a vécue l’époque, ce qui n’est le cas ni pour vous, ni pour moi.
     
    Comme je vous ai dit, la galanterie ne date pas de la révolution, et elle a même plutôt reflué depuis. Quand on s’intéresse aux arts médiévaux, on connaît l’amour courtois.
     
    Quel contenu donner à ce règne des femmes pour illustrer la citation d’Elisabeth Vigée Le Brun ?
     
    Certes les femmes n’étaient pas régulièrement exposées à des postes sociaux importants, même s’il y en a eu : Aliénor d’Aquitaine, Jeanne d’Arc, catherine de Médicis (régence pour Charles IX), Marguerite de Médicis (régence pour Louis XIII) et à moindre degré, des lois permettaient à toute épouse d’un maître d’un métier d’hériter de cette fonction à la mort de son mari.
     
    Mais je ne pense pas qu’Elisabeth Vigee-Lebrun n’appelle ceci le règne des femmes. Les femmes de l’Ancien-régime étaient très écoutées, et leur influence se faisait par des conciliations, des mises en relation, l’organisation de rencontres.
     
    Faut dire qu’à l’époque la société ne se réduisait pas à l’économie et au monde du travail. Les femmes avaient un monopole sur la mise en relation et la régulation des conflits, ce qui est politiquement une influence considérable.



  • 2 votes
    ffi 7 mai 2014 08:19

    Une réelle démocratie est impossible : il n’y a qu’un stylo pour signer les lois et autres traités, donc il faut une main et une seule pour le tenir.
     
    Même en Suisse, pays par excellence de la démocratie directe, les référendums d’initiatives populaires ne peuvent faire autre chose que "forcer la main" du conseil national.
     
    La démocratie implique donc d’avoir un souverain disposé à laisser sa main être guidée par le peuple. Or ceci me semble d’autant plus difficile quand le souverain en question est partisan. Quand il se prétend de plus être le reflet exact du peuple, c’est pire : pourquoi écouterait-il le peuple ? Il l’est...
     
    Il s’ensuit qu’un Roi disposé à écouter le peuple et à laisser sa main être guidé par le peuple permettrait d’aboutir à une bien meilleure démocratie que ce que ne peut prétendre une République comme la nôtre, qui s’assoit sur la démocratie à la première occasion.
     
    D’ailleurs, il existait, sous l’ancien-régime, une zone en démocratie directe dans les Alpes, la République des Escartons, qui fut abolie sous la Révolution, pour raison de centralisme Jacobin.

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