Ok, c’est bien tel que je l’entendais : tu entends par "pulsion de mort" une attitude suicidaire causé par le désespoir.
Donc je change rien à ce que je dis : c’est évidemment culturel, et c’est lié à l’athéisme en général et à la perte de l’idée que notre Âme est immortelle en particulier.
Moi je pense que mon Âme est immortelle, peut-être est-ce une illusion, mais c’est en tout cas un excellent remède à cette "pulsion de mort"...
C’est logique : si l’homme peut être sauvé, puisque son corps va fatalement mourir ici-bas, ce ne peut être que par l’existence d’un au-delà.
Pour les autres (Socarates et Borcorde) : Bon courage à vous face à la perspective de crever bouffés par les vers parce que vous avez refusé la seule main qui pourrait vous secourir à coup sûr : Dieu.
Je ne suis pas sûr de comprendre ce que tu entends par "pulsion de mort".
Si tu entends par là "peur de la mort", tout dépend de conception de la Nature de l’homme. Si l’homme est à la fois mortel par corps mais immortel par son âme, la pulsion de mort ne vaut que pour l’athée, car il ne croit pas en l’immortalité de son âme. La pulsion de mort (ou l’absence de pulsion de mort) est dans ce cas une construction culturelle.
Si tu entends autre chose par "pulsion de mort", je t’invite à le préciser car dans ce cas je ne l’ai pas compris.
Et bien dans ce cas, vous tenez que des gens de culture différente sont de nature différente et donc qu’ils sont de races différentes...
Vous confondez les formes que prend la nature de l’homme dans la réalisation de son potentiel avec la nature de l’homme elle-même...
Considérez l’analogie : le bois est à la nature comme la culture est au lit. Avec le même bois, on peut certes faire diverses formes de lits, mais ça n’en reste pas moins le même bois.
C’est le modèle de l’hylémorphisme, paradigme central en science. On peut dire que toute existence est une substance/essence mise en forme (ou informée).
La culture est une information de l’essence humaine. Par définition, l’essence/substance ne change pas. Seule l’information varie.
Donc, l’homme ne change jamais de nature. Si la société subit des bouleversements culturels qui changent l’existence des hommes, ce n’est que l’information de leur nature qui change et cela aboutit alors pour les hommes à une nouvelle manière d’exprimer les potentialités de leur nature.