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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 4 votes
    ffi 1er mai 2014 09:12

    Moi je trouve au contraire cela passionnant...
    Ca nous change de certains discours convenus et c’est en plus très cohérent.



  • vote
    ffi 1er mai 2014 09:11

    Il y avait cependant une certaine indépendance entre les deux.
     
    Les premiers états généraux, qui regroupaient les représentants des 3 types de fiefs existants (nobiliaire, ecclésiastique, bourgeois (communes)), sont directement issus d’un désaccord entre Philippe-le Bel et le Pape sur la suprématie entre pouvoir spirituel et temporel (Bulle Ausculta fili) : Philippe-le Bel escomptait nommer les évêques, et autres gens d’église, ce que le Pape n’acceptait pas (Il y eut le même genre de querelle dans le Saint-Empire Germanique auparavant sous Frédéric Barberousse cf querelle des investitures). Ce conflit entre Philippe-le-Bel et le Pape aboutit à la Papauté d’Avignon.
     
    On peut dire que le pouvoir temporel a alors pris le contrôle du pouvoir spirituel au plan national en France. Toute Bulle papale devait être avalisée par les Parlements, et tout le XVIIIème siècle est émaillé de conflits entre le Parlement de Paris et le Pape (au sujet du jansénisme notamment). Les juges ne cessèrent pas de vouloir s’immiscer dans les affaires de foi.
     
    Pour illustrer cette mainmise de l’État sur l’Église, je citerais le duc de Noailles qui fut nommé Archevêque de Paris par Louis XIV grâce à ses relation avec Mme de Maintenon. On peut s’interroger sur la qualité du jugement de nos Rois en matière de foi et sur les conséquences qu’ont pu avoir diverses nominations à des postes clés.
     
    Par la suite, la suprématie du pouvoir temporel sur le pouvoir spirituel n’a jamais cessé de croître. Aujourd’hui encore, tout évêque nommé par l’église doit être préalablement avalisé par la République.

    Il faut bien comprendre la structuration territoriale de la France à l’époque pré-révolutionnaire. L’administration et la justice y prenaient 3 formes :
     
    - Dirigée par un noble (qui éventuellement déléguait à un Parlement) sur les territoires nobiliaires (duché, comté,..etc)
    - Dirigée par un ecclésiastique sur le territoire des Abbayes.
    - Dirigés par des gens élus sur les communes.
     
    Chaque rôle administratif et de justice impliquait des rentes (des prébendes, des impôts) pour être mené à bien (salaire des juges, des gardiens de prison,..etc). Le contrôle par le Roi de la nomination des ecclésiastiques lui permettait de contrôler en sous-main les territoires gouvernés par l’église.
     
    Sur de nombreuses zones urbaines, les territoires dirigés par l’Église et ceux dirigés par les communes s’imbriquaient. L’essor du Protestantisme s’explique en grande partie (c’est mon opinion basée sur l’histoire de ma commune) par une concurrence entre les juridictions communales et ecclésiastiques : évincer les juridictions ecclésiastiques permettait aux communes d’étendre leurs prérogatives et donc aux oligarchies communales de gagner en pouvoir. Le protestantisme s’est donc d’abord étendu dans les villes, et en premier lieu chez les juristes qui formaient généralement ces oligarchie communales.
     
    C’est si vrai que le bras armé de la Révolution fut la garde nationale, et celle-ci n’était autre à l’origine que la milice de la commune de Paris. Elle absorba ensuite les autres milices communales. La milice de la commune de Paris mis en échec les troupes royales. La Révolution créa ensuite des communes partout, ce qui est une autre illustration de ces explications.
     
    De fait, les principaux acteurs de la Révolution furent les membres des oligarchies communales, les bourgeois comme dirait Marx, sauf que Marx se trompe puisqu’en France ces oligarchies étaient très rarement composées de marchands, mais plus sûrement de juristes, d’avocats, ou de notaires... autrement dit, des gens liés à l’administration et à la bureaucratie de l’État. Cet état de fait n’a d’ailleurs pas changé depuis : les politiciens sont à une écrasante majorité des gens de l’administration.



  • vote
    ffi 30 avril 2014 15:33

    Je ne vois aucune raison valide d’affirmer qu’une hausse de la productivité impliquerait l’absence de possibilité d’un travail pour tous.
     
    La hausse de productivité devrait se traduire en baisse des prix, et donc en l’accroissement de la quantité d’argent disponible au-delà des dépenses contraintes pour acheter d’autres produits, ce qui génère des occasions de travail.
     
    Le chômage actuel en France est plus sûrement la conséquence des tricheries sur le marché des taux de change qui rendent les produits importés artificiellement bas, ce qui se traduit, à cause de la concurrence sur les prix, en faillite des filières de production en France et donc en destructions d’emploi.
     
    Cette tricherie sur les taux de change, que l’on perçoit bien en considérant les Taux de change à parité de pouvoir d’achat, n’est au bénéfice que des sociétés d’import-export, les "nomades" d’Attali, qui vont acheter là où les monnaies sont sous-évaluée pour revendre là où les monnaies sont sur-évaluées. Cette technique de spéculation internationale est une astuce très ancienne : Venise l’employait déjà au XIVème siècle en profitant du différentiel des prix de l’Argent métal entre les deux rives de la Méditerranée.



  • 11 votes
    ffi 30 avril 2014 12:37

    Suffit pas d’accoler des mots à la mode pour faire une pensée sensée.



  • 1 vote
    ffi 30 avril 2014 12:34

    Je ne peux qu’abonder dans ton sens sur ce point. Mais je ne peux guère en vouloir aux conseillers de pôle emploi. Quel pouvoir ont-il ? Ils peuvent demander de faire acte de candidature, mais ce ne sont jamais eux qui décident l’embauche... Pôle-emploi a été fondé sur des apparences, des faux-semblants...
     
    À l’origine, avec l’augmentation du chômage, qui est une faute politique puisque la constitution de 1948 affirme que chacun a le devoir de travailler et que chacun a le droit à un emploi, les politiciens (je crois qu’il y avait Chirac dans le lot), au lieu de faire en sorte qu’il y ait de l’emploi pour tous, ont mis en place un revenu de remplacement, l’Anpe et les Assédics.
     
    Ca fait déjà trop longtemps que dure cette histoire de chômage massif. Pôle emploi est une bureaucratie tout ce qu’il y a de plus caricaturale, et à mon goût assez écoeurante (comme toute bureaucratie). Il aboutit à mettre les chômeurs face à leur conseiller dans un rapport employé-patron (mais patron impuissant et employé désoeuvré qui gagne une misère...).
     
    Mettre en place un revenu de base aboutirait au même genre de dispositif, une gigantesque bureaucratie avec toute les tracasseries administratives qui vont avec. Il faut donc simplifier le truc. Qu’il y ait un revenu de remplacement : OK, pour les accidents de la vie. Mais la norme doit rester le travail, ce qui implique qu’il y ait du travail pour tous.
     
    Ce qui m’énerve particulièrement chez Pôle-emploi, c’est que les conseillers prennent les gens comme des gamins : "Qu’est que vous voudriez faire plus tard ?", demandent-ils. Et de promettre de fausses formations toutes en apparence... Moi je pense que les gens aimeraient plutôt qu’on leur dise "Voici ce qu’il est possible de faire, voilà où il y a de la demande, voilà où il y a du travail, voilà où vous pouvez vous rendre pour obtenir du travail".

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