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  • Premier article le 16/05/2015
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    ffi 11 avril 2014 17:04

    Comme je disais plus haut à Mac., chez l’homme, ce qui est essentiel, ce sont les contingences existentielles, c’est-à-dire ses rencontres, ses fréquentations, et en premier la famille où il naît : Surtout pendant l’enfance, il va mémoriser les manières d’être qui lui semblent les meilleures et les adopter.
     
    Cette mémorisation, réitérée à travers les générations et au sein des voisinages, aboutit à des habitudes sociales, à des us et des coutumes, à des habitus.
     
    De ce point de vue, les formes de sociétés subsistent à travers les époque, et on peut donc les modéliser logiquement comme on modéliserait des substances. La tentation est donc grande d’essentialiser ces habitus, ces us et ces coutumes.
     
    Mais ce ne sont que des pseudo-essences, liées non pas à une nature spécifique, mais à une créativité ponctuelle qui s’est étendue par les contingences de l’existence dans une société, puis maintenue en tant qu’habitude.
     
    Cela dit, bien que ce ne soit que des pseudo-essences, il n’en reste pas moins que leur force de cohésion est très grande, l’adhésion venant par l’amour que les générations ressentent les unes pour les autres.
     
    Cela revient à peu près à ce que vous dites.
     
    Mais je dirais que l’humain imite ce qu’il aime parce qu’il aime ça.
     
    Vouloir changer l’humain, c’est donc vouloir le priver de ce qu’il aime.



  • 1 vote
    ffi 10 avril 2014 22:03

    La France ne peut se réconcilier avec elle-même qu’en se réconciliant avec la monarchie.



  • 2 votes
    ffi 10 avril 2014 22:02

    Aux temps où l’école n’était pas si développée qu’aujourd’hui, la transmission générationnelle du métier a rendu d’immenses services et de nombreuses oeuvres d’Art... Pensez à Mozart. Il y a d’ailleurs toujours aujourd’hui souvent des enfants qui font des métiers similaires à celui de leur Père. C’est très naturel : les enfants aiment imiter leur père, et ils apprennent ainsi très vite son métier (ils sont tombés dedans quand ils étaient petits...)
     
    Pour la Noblesse, il y avait deux genres de Noblesse. La Noblesse militaire, d’épée et la Noblesse Administrative, de Robe (juristes, collecteurs d’impôts et taxes, etc). Globalement, tous ceux au service de l’administration centrale, à des postes important était membres de la Noblesse. La plupart des Révolutionnaires étaient au service de l’administration centrale, donc d’une Noblesse de Robe.
     
    La Révolution est une mutinerie dans l’État, réalisée grâce à la milice communale de Paris qui s’est bombardée "garde nationale" pour l’occasion (toutes les grosses communes avaient leurs milices).
     
    La Noblesse de toute façon n’était pas une classe, mais un état.
    L’état de Noblesse pouvait se gagner ou se perdre.
    Il ne faut pas percevoir les états de l’ancien-régime comme des classes, c’est une erreur et un anachronisme.



  • vote
    ffi 10 avril 2014 21:30

    L’unité est dans le fait que toutes les cultures ont les mêmes sortes de productions : Art, Science, Religion, Organisation Politique,..etc.
     
    La contingence est ce qui fait "contact", ce qui se touche.
    Les contingences existentielles, ce sont donc les contacts, les rencontres, les fréquentations (mauvaises ou bonnes) que chacun fait pendant son existence.
     
    Pour faire un oxymore, qui soulignera notre difficulté à penser la chose dans notre langue qui a pris beaucoup du modèle d’Aristote,
    je dirais que les contingences existentielles sont essentielles pour l’homme.
     



  • vote
    ffi 10 avril 2014 20:06

    La culture bantoue n’est pas la culture cheyenne qui elle même n’est pas la culture celtiques qui n’ est pas la culture Han qui n’ est pas la culture maori et ainsi de suite !
     
    Toutes les cultures ont développé de l’art, de la peinture et de la musique, des cosmogonies, des sciences et des techniques, des religions, du rituel et du sacré,...etc. Les différences de formes ne masquent pas l’unité du fond, qui est commun.
     
    Il y a bien une nature humaine unique.
    Mais celle-ci est mise en forme par les contingences existentielles.
    C’est cela que vous ne parvenez pas à comprendre.
    Vous croyez qu’il n’y a que les nécessités de la nature qui compte, alors que les contingences existentielles et culturelles sont absolument déterminantes, parfois bien plus que les nécessités naturelles elles-mêmes.

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