Chitine : Fausse par rapport aux nécessités de la nature humaine. Une société qui établirait une culture absolument opposée aux nécessités de la nature humaine péricliterait rapidement.
DavidEdourado : Théoriquement la nature est à la substance ce que la culture est à la forme. La Nature est mise en forme par la culture. La substance, c’est ce qui subsiste dans la chose en deçà du changement de forme et d’apparence. Donc la nature est ce qui ne change pas, elle subsiste.
Mais chaque chose subsiste à travers sa manière propre d’exister. Donc il n’existe que des natures cultivées.
Pourtant, il y a bien un ordre naturel dont l’ordre culturel ne serait que trop mal inspiré d’ignorer.
La Nature, c’est tout ce qui ne s’apprend pas. La Culture c’est tout ce qui s’acquiert. L’intelligence, elle ne s’apprend pas, elle est intrinsèque en l’homme. Ce qui s’acquiert sur ce plan chez l’homme est le savoir.
L’intelligence en l’homme vient par sa nature. Le savoir en l’homme vient par sa culture.
Le savoir chez l’homme peut devenir complètement faux. L’ordre culturel dans la société est alors en décalage par rapport à l’ordre naturel. C’est la décadence.
Le concept de tradition ne nous en prémunit nullement. Une tradition peut être totalement fausse.
On ne peut pas détacher totalement la culture de la nature. Comme il y a des lois de la nature, il y a donc des lois de la culture.
Il ne faut pas confondre "cultiver" et "être cultivé". La pratique homosexuelle ne peut que cultiver une société fondée sur une norme hétérosexuelle pour subsister : c’est une forme de parasitisme.
C’est un peu comme le virus qui cultive la nature d’un être vivant pour subsister. Le parasite cultive une nature. Le parasité est cultivé par sa nature.
Si un parasite, qui dépend de l’espèce qu’il cultive, par mégarde provoque l’extinction de l’espèce assurant sa subsistance, alors il s’éteindra à son tour. Donc cultiver revient bien dans ce cas aussi à obéir aux règles qui permettent la subsistance de l’espèce cultivée. Si tu mets des engrais qui s’avèrent toxiques pour les plantes de ton champ, alors ton champ ne produira rien du tout. Tu n’auras alors rien cultivé, mais tout fait périr.
Ce qui assure la survie, dans le cas de l’homme, c’est autant la nature que la culture, c’est autant l’instinct que ses coutumes, car l’homme ne se réduit pas à un animal qui serait dirigé exclusivement par l’instinct : l’homme a une intelligence et décide donc une partie de ses actes par des raisonnements qu’il peut acquérir culturellement. Il s’ensuit que l’intelligence intervient dans la survie. Mais pas nécessairement en bien : certaines maladies de l’intelligence (des pensées fausses) peuvent amoindrir cette aptitude.
La distinction entre l’instinct et l’intelligence, n’est pas celle entre la nature et la culture, car l’homme est par nature intelligent. l’homme peut donc être cultivé sur le plan de sa nature physique, comme tout animal, mais également sur le plan de sa nature intellectuelle. L’homme, de ce point de vue, peut donc être parasité sur ces deux plans. Il y a ainsi deux parasitismes possibles pour l’homme : un parasitisme physique et un parasitisme spirituel.
Une société dont la culture intellectuelle aura été totalement subvertie et rendue non fonctionnelle par divers virus spirituels peut ainsi être menée à sa propre perte.
Une société dont la culture serait exclusivement homosexuelle s’éteindrait en une seule génération. Ce n’est donc pas une culture au sens propre, puisque cultiver consiste à obéir aux règles pour faire survivre une espèce au-delà de l’extinction de ses individus particuliers.
De fait, toutes les cultures d’aujourd’hui sont le propre d’espèces qui ont survécu collectivement. Donc, sans nature, pas de culture possible.
Peut-on cultiver le néant ? Peut-on cultiver ce qui n’existe pas ? Il faut que la nature existe avant de pouvoir la cultiver. La culture n’existe que par une nature qui subsiste.
Les relations nature/essence && culture/existence sont un peu plus subtiles que ça à mon avis. Il est clair qu’un champ de blé, ça ne se cultive pas comme un champ de vigne. Une plante, pour bien pousser, a besoin d’une existence qui soit conforme à son essence. Elle a des besoins spécifiques.
Le jardinier qui cultiverait toutes les plantes de son jardin exactement de la même manière serait manifestement incompétent.
Le point important ici est que l’homme, pour bien grandir, a besoin de l’amour de ses parents. Ses parents, il ne les a pas choisit. Mais il les aime pourtant.
C’est une nécessité de sa nature qu’il soit aimé par eux. Or, ses parents le sont par une contingence existentielle. Donc une contingence existentielle peut devenir une nécessité de la nature.
C’est là que le modèle naturaliste d’Aristote, largement repris par le socialisme, est dans les choux. Chez Aristote, la contingence est un accident qui ne fait que spécifier à la marge une nature prédéterminée. Or, je viens de montrer ici que, pour l’homme, la contingence existentielle, loin d’être un accident aléatoire et d’influence négligeable, est absolument essentielle et déterminante : elle est une nécessité pour cultiver sa nature.
Le socialisme est mal à l’aise là-dessus. Il oscille entre la négation pure et simple de toute nature, mais méconnaît néanmoins toutes les contingences factuelles de l’homme réel et cherche à y substituer des abstractions. Mais on ne peut pas généraliser les contingences par l’abstraction. Elles sont par définition particulières à chaque existence.