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ffi

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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 1 vote
    ffi 10 avril 2014 13:54

    Il ne faut pas confondre "cultiver" et "être cultivé".
    La pratique homosexuelle ne peut que cultiver une société fondée sur une norme hétérosexuelle pour subsister : c’est une forme de parasitisme.
     
    C’est un peu comme le virus qui cultive la nature d’un être vivant pour subsister.
    Le parasite cultive une nature. Le parasité est cultivé par sa nature.
     
    Si un parasite, qui dépend de l’espèce qu’il cultive, par mégarde provoque l’extinction de l’espèce assurant sa subsistance, alors il s’éteindra à son tour. Donc cultiver revient bien dans ce cas aussi à obéir aux règles qui permettent la subsistance de l’espèce cultivée. Si tu mets des engrais qui s’avèrent toxiques pour les plantes de ton champ, alors ton champ ne produira rien du tout. Tu n’auras alors rien cultivé, mais tout fait périr.
     
    Ce qui assure la survie, dans le cas de l’homme, c’est autant la nature que la culture, c’est autant l’instinct que ses coutumes, car l’homme ne se réduit pas à un animal qui serait dirigé exclusivement par l’instinct : l’homme a une intelligence et décide donc une partie de ses actes par des raisonnements qu’il peut acquérir culturellement. Il s’ensuit que l’intelligence intervient dans la survie. Mais pas nécessairement en bien : certaines maladies de l’intelligence (des pensées fausses) peuvent amoindrir cette aptitude.
     
    La distinction entre l’instinct et l’intelligence, n’est pas celle entre la nature et la culture, car l’homme est par nature intelligent. l’homme peut donc être cultivé sur le plan de sa nature physique, comme tout animal, mais également sur le plan de sa nature intellectuelle. L’homme, de ce point de vue, peut donc être parasité sur ces deux plans. Il y a ainsi deux parasitismes possibles pour l’homme : un parasitisme physique et un parasitisme spirituel.
     
    Une société dont la culture intellectuelle aura été totalement subvertie et rendue non fonctionnelle par divers virus spirituels peut ainsi être menée à sa propre perte.



  • vote
    ffi 10 avril 2014 12:48

    Une société dont la culture serait exclusivement homosexuelle s’éteindrait en une seule génération. Ce n’est donc pas une culture au sens propre, puisque cultiver consiste à obéir aux règles pour faire survivre une espèce au-delà de l’extinction de ses individus particuliers.
     
    De fait, toutes les cultures d’aujourd’hui sont le propre d’espèces qui ont survécu collectivement. Donc, sans nature, pas de culture possible.
     
    Peut-on cultiver le néant ? Peut-on cultiver ce qui n’existe pas ?
    Il faut que la nature existe avant de pouvoir la cultiver.
    La culture n’existe que par une nature qui subsiste.



  • 1 vote
    ffi 10 avril 2014 10:24

    On ne peut cultiver qu’une nature...
     
    Les relations nature/essence && culture/existence sont un peu plus subtiles que ça à mon avis. Il est clair qu’un champ de blé, ça ne se cultive pas comme un champ de vigne. Une plante, pour bien pousser, a besoin d’une existence qui soit conforme à son essence. Elle a des besoins spécifiques.
     
    Le jardinier qui cultiverait toutes les plantes de son jardin exactement de la même manière serait manifestement incompétent.
     
    Le point important ici est que l’homme, pour bien grandir, a besoin de l’amour de ses parents. Ses parents, il ne les a pas choisit. Mais il les aime pourtant.
     
    C’est une nécessité de sa nature qu’il soit aimé par eux.
    Or, ses parents le sont par une contingence existentielle.
    Donc une contingence existentielle peut devenir une nécessité de la nature.
     
    C’est là que le modèle naturaliste d’Aristote, largement repris par le socialisme, est dans les choux. Chez Aristote, la contingence est un accident qui ne fait que spécifier à la marge une nature prédéterminée. Or, je viens de montrer ici que, pour l’homme, la contingence existentielle, loin d’être un accident aléatoire et d’influence négligeable, est absolument essentielle et déterminante : elle est une nécessité pour cultiver sa nature.
     
    Le socialisme est mal à l’aise là-dessus. Il oscille entre la négation pure et simple de toute nature, mais méconnaît néanmoins toutes les contingences factuelles de l’homme réel et cherche à y substituer des abstractions. Mais on ne peut pas généraliser les contingences par l’abstraction. Elles sont par définition particulières à chaque existence.



  • 1 vote
    ffi 9 avril 2014 21:29

    Pour illustrer le délire du socialisme, un extrait de wikipédia sur Charles Fourier.
     

    Il présente sa théorie comme résultant d’une découverte scientifique dans le domaine passionnel, parachevant la théorie de la gravitation d’Isaac Newton dans le domaine matériel. Dans le cadre de cette théorie dite de l’Attraction passionnée, l’univers serait en relation avec les passions humaines, qu’il reflèterait. Ainsi déclare-t-il possible de s’informer sur les situations passionnelles humaines en observant notamment les animaux et les plantes terrestres, et en appliquant à ces observations un raisonnement analogique dont il donne quelques clés.

    Fourier classe hommes et femmes en 810 catégories. Ces catégories correspondent à autant de passions, sous-passions, sous-sous-passions, etc., différentes. Sur cette base de 1 620 caractères qu’il appelle une phalange, il jette l’organisation des phalanstères composés, comme il se doit, d’autant de personnes.

    La terre de la Société harmonique sera divisée en trois millions de phalanstères, chacun regroupant 1 500 personnes

     

    C’est du Newtonisme transposé à la politique.

    Mais les lois de Newton sont des lois d’inerties.

    Or l’être vivant n’est pas inerte, il vit ;

    Des lois "à la Newton" dans ce domaine sont inadaptées.

    Ainsi, le socialisme part du principe de négliger la vie elle-même. Il propose un rationalisme froid pour une société de cadavres. Et on remarque également que son inspiration est Anglaise.

     

    C’est bien joli d’avoir de belles intentions, mais cela ne suffit pas. Encore faut-il une pensée un minimum réaliste...

     

    Si les phalanstères avaient fonctionné, il n’y en aurait partout. Mais la vérité est que cela n’intéresse personne et que donc ces expérimentations ont tourné court. Manque de surprise. Manque de piquant. Tout est y déjà prévu, tout y est déjà prédéterminé. Mais les gens ne voient pas la vie comme se mettre dans une case. Intuitivement, ils savent que ce genre de chose, ce sera pour le cercueil.



  • vote
    ffi 8 avril 2014 09:25

    Frida, ce qu’il dit est pourtant évident :
    D’instinct, les gens se fient à ceux qu’ils considèrent les meilleurs et en imitent les manières d’être.
     
    C’est très vrai pour la jeunesse, peut-être moins avec l’âge.
    Il suffit de regarder le nombre de jeunes qui arborent des tee-shirt à l’effigie de leurs idoles.
     
    La stratégie, pour influencer subliminalement les populations, est donc de leur imposer des sujets d’adoration à imiter, et pour cela, il faut détruire en leur pensée toute leur structuration antérieure qui fait leur stabilité, et donc en particulier renverser leurs normes. C’est bien de la manipulation, puisque cette stratégie s’appuie sur des réflexes instinctifs et non sur une communication verbale et rationnelle. C’est de la magie sociale, comme il dit.
     
    Quant à l’histoire de virus. Jean-Pierre Vernan, grand helléniste, utilise cette conception virale de certaines idées. C’est logique : qu’est-ce qui rend malade l’esprit si ce n’est un virus spirituel ?
     
    Extrait ( L’univers, les Dieux, les Hommes JP Vernant - Dionysos à Thèbes)
     
    "Perché là-haut, Penthée attend et voit arriver sa mère Agavé et toutes les filles de Thèbes que Dionysos a rendues folles, qui se trouvent par conséquent dans un état de délire très ambigu. Il les a rendues folles, oui, mais elles ne pas véritablement des adeptes du Dieu. Elles ne sont pas des converties au dionysisme. Au contraire, Agavé et ces femmes déclarent que cela n’existe pas. Malgré elles, cette folie, qui n’est pas le fuit d’une conviction ou d’une conversion religion, présente le symptôme d’une maladie. Pour ne pas l’avoir accepté, pour ne pas y avoir cru, le dionysisme se manifeste sous la forme d’une maladie contagieuse. Dans leur folie, tantôt elles sont comme des adeptes du Dieu, dans la béatitude du retour à un age d’ôr, de fraternité où tous les êtres vivants, les dieux, les hommes et les bêtes sont mêlés. Tantôt, au contraire, une rage sanguinaire s’empare d’elles ; tout comme elles ont taillé en pièce l’armée, elles peuvent aussi égorger leurs propres enfant ou faire n’importe quoi. C’est dans cet état hallucinatoire de dérangement mental, "d’épidémie dionysiaque", que se trouvent les femmes de Thèbes.
    [...]Après ces évènements, [...] Dionysos poursuit ses voyages à la surface de la terre, son statut au ciel assuré. Il va avoir à Thèbes-même un culte, il a conquis la ville, non pas pour en chasser les autres Dieux, non pas pour imposer sa religion contre les autres, mais pour qu’au centre de Thèbes soient représentés, par son temple, ses fêtes, son culte, le marginal, le vagabond, l’étranger, l’anomique."
     
    Dionysos est d’ailleurs le Dieu du vin, il soule les esprits. Il est accompagné des Ménades, qui se mettent en transe grâce aux champignons hallucinogènes, et par les Satyres. Dionysos est le Dieu de la subversion des normes. Un de ses attributs est le Bonnet phrygien. Son culte était un culte initiatique, un culte à Mystère.

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