Je pense qu’il vaut mieux définir le travail comme une activité qui porte à rémunération. On ne peut pas considérer les loisirs, bénévolats, ou oeuvres de charité comme du travail, ce n’en est pas, ce sont des activités que l’on fait par don gratuit et c’est très bien ainsi.
Sinon, c’est la porte ouverte aux petits malins qui songent à faire travailler des gens pour leur compte aux frais de la collectivité...
Comme je l’ai écrit plus haut, tu oublies la partie fondamentale de la science, c’est-à-dire les principes qu’elle pose, les paradigmes qu’elle se donne, et sur lesquels elle construit ses discours logiques.
Tu comprends bien qu’en partant de principes alchimiques (l’oeuf philosophique) ou des principes de Lavoisier (notion d’éléments chimiques), la chimie que l’on construira sera totalement différente.
Mais comment construit-on ces principes, ces paradigmes ? Par des réflexions métaphysiques.
L’histoire des sciences montre ce rôle éminemment important de la confrontation à la période scolastique entre la métaphysique d’Aristote et la métaphysique chrétienne. Nos notions modernes de causalité ou de loi scientifique sont directement issues de correction d’Aristote par la métaphysique chrétienne. Un grand débat comme la querelle des universaux a dégagé diverses positions métaphysiques (réalisme, nominalisme, conceptualisme) qui continuent d’être pertinentes aujourd’hui.
Bien-sûr que la science intègre Dieu aujourd’hui dans ses équations, puisque Dieu fut pensé comme l’Être logique et rationnel qui gouverne le monde, ce qui aboutit donc à ce que la science décrivit un monde obéissant à des lois logiques et rationnelles.
Dieu étant la cause première de tout ce détail, la conception de Dieu implique une conception du monde. Un Dieu Logique et Bon implique une certaine conception. Un Dieu illogique et mauvais en impliquerait une autre. La trinité chrétienne de Dieu, le Père créateur, le Fils verbe-logos, l’Esprit-Saint relation d’amour, réunit la causalité, la rationalité et la bonté.
Méconnaissance totale de l’histoire des sciences. Tout le travail scolastique sur Aristote fut au fondement des progrès scientifiques.
La réflexion sur Dieu revient à réfléchir sur les principes que l’on choisit en science. Oublier cette réflexion sur Dieu, et bientôt les principes deviennent obscures, puis incohérents, puis inutilisables.