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  • Premier article le 16/05/2015
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    ffi 29 avril 2014 10:12

    Comme je l’ai écrit plus haut, tu oublies la partie fondamentale de la science, c’est-à-dire les principes qu’elle pose, les paradigmes qu’elle se donne, et sur lesquels elle construit ses discours logiques.
     
    Tu comprends bien qu’en partant de principes alchimiques (l’oeuf philosophique) ou des principes de Lavoisier (notion d’éléments chimiques), la chimie que l’on construira sera totalement différente.
     
    Mais comment construit-on ces principes, ces paradigmes ?
    Par des réflexions métaphysiques.
     
    L’histoire des sciences montre ce rôle éminemment important de la confrontation à la période scolastique entre la métaphysique d’Aristote et la métaphysique chrétienne. Nos notions modernes de causalité ou de loi scientifique sont directement issues de correction d’Aristote par la métaphysique chrétienne. Un grand débat comme la querelle des universaux a dégagé diverses positions métaphysiques (réalisme, nominalisme, conceptualisme) qui continuent d’être pertinentes aujourd’hui.
     
    Bien-sûr que la science intègre Dieu aujourd’hui dans ses équations, puisque Dieu fut pensé comme l’Être logique et rationnel qui gouverne le monde, ce qui aboutit donc à ce que la science décrivit un monde obéissant à des lois logiques et rationnelles.
     
    Dieu étant la cause première de tout ce détail, la conception de Dieu implique une conception du monde. Un Dieu Logique et Bon implique une certaine conception. Un Dieu illogique et mauvais en impliquerait une autre. La trinité chrétienne de Dieu, le Père créateur, le Fils verbe-logos, l’Esprit-Saint relation d’amour, réunit la causalité, la rationalité et la bonté.



  • vote
    ffi 29 avril 2014 00:06

    Méconnaissance totale de l’histoire des sciences.
    Tout le travail scolastique sur Aristote fut au fondement des progrès scientifiques.
     
    La réflexion sur Dieu revient à réfléchir sur les principes que l’on choisit en science. Oublier cette réflexion sur Dieu, et bientôt les principes deviennent obscures, puis incohérents, puis inutilisables.



  • vote
    ffi 29 avril 2014 00:02

    D’une part, les avancées technologiques ne suivent pas immédiatement les avancées théorique. D’autre part, elles sont largement indépendantes, puisque découvertes par empirisme.
     
    Sans l’élaboration du Calcul différentiel au XVIIème, la science ne serait à peu près nulle part aujourd’hui.
     
    La réflexion sur les principes théoriques est ce qui permet de les rendre cohérents et compréhensibles. Depuis l’abandon de Dieu, la réflexion sur les principes est devenu extraordinaire sommaire (en gros, on prend Dieu pour un con), comme si le moindre délire imaginaire était pertinent. Il s’ensuit que les théories modernes sont devenues particulièrement incohérentes et obscures, si bien qu’elles sont devenues impossibles à visualiser.
     
    Forcément, des théories auxquelles on ne comprend rien, ce n’est pas moteur en terme de progrès des connaissances. Une théorie, c’est fait pour être compréhensible et visualisable. Des théories incompréhensibles ne servent à rien.



  • vote
    ffi 28 avril 2014 20:49

    Précision :
    Dieu, pour ceux qui y croient, a interdit qu’on touche à l’arbre de la Connaissance du BIEN et du MAL.
     
    Dieu, c’est le principe de tout les principes.
     
    Lisez Kepler pour mesurer combien il loue Dieu des Grâces que Dieu lui a faites de lui permettre de comprendre les mouvements dans le système solaire...
     
    Il suffit de regarder l’histoire des sciences pour s’apercevoir combien l’idée de Dieu fut utile dans la progression des connaissances scientifiques. Sans la période scolastique, il n’y aurait jamais eu les progrès fulgurants que nous avons connu dans ce domaine.
     
    C’est d’autant plus évident que l’abandon de l’idée de Dieu au tournant du XIXème siècle a manifestement laissé une science incompréhensible, paradoxale et très brouillonne, bref inutilisable.



  • 1 vote
    ffi 28 avril 2014 20:35

    Une science, ce ne peut être le doute, mais ce ne peut être qu’une certitude.
    Peut-on savoir un doute ? Non...
    Ce que l’on sait, on en est sûr.
    Il n’y a que dans ce que l’on croit qu’il y a place pour le doute.
     
    Ce qu’il faut comprendre, c’est que la science a deux étages.
     
    Le premier étage, le plus fondamental, concerne les principes (latin : principium : ce qui est pris en premier). Cet étage regroupes les axiomes et les paradigmes, non destinés à être démontrés : la remontée vers les raisons premières étant infinies, on s’arrête toujours avant l’infini et on pose des principes qu’on estime raisonnables. Ici, le doute est possible, mais il est rare.
     
    Le second étage concerne tout ce qui se déduit des principes : à cet étage, il n’y a pas de place pour le doute car tout doit se déduire logiquement des principes choisis.
     
    Les principes sont les fondations. Le reste se construit en relation logique par-dessus les principes. Un bon exemple est la géométrie Euclidienne. On a un jeu d’axiomes et toute la géométrie est construite par-dessus.
     
    Actuellement, la science ne laisse aucune place au doute : les principes de la Relativité de même que ceux de la Mécanique Quantique sont absolument indiscutables sauf à risquer d’être traité comme un hérétique. La science "royaume du doute" est une légende qui ne résiste pas à l’observation de la réalité. Les scientifiques tiennent fermement à leurs principes et leurs discours scientifiques en découlent logiquement.
     
    C’est que la raison du dogmatisme n’a pas été bien comprise : le dogmatisme vient par une école de pensée qui a acquis une autorité. Il y a aujourd’hui des écoles de pensée en science qui ont acquis de l’autorité, et celles-ci font la pluie et le beau temps sur les publications (via le système des peer-review).
     
    L’Art du scientifique a donc trois parties :
     
    - La première est de savoir poser des principes à partir desquels il peut produire des discours logiques sur la nature.
    - La seconde est de savoir faire des déductions logiques avec rigueur et sans erreur à partir de ces principes.
     - la troisième est de savoir expérimenter pour vérifier si les déductions logiques réalisées à partir des principes sont conformes ou non à la réalité factuelle.
     
    L’expérimentation ne permet pas de vérifier les principes eux-mêmes. En cela, on peut toujours douter des principes, même si cela n’est que très rarement le cas. Il est tout-à-fait possible que sur un même fait de la réalité physique plusieurs jeux de principes aboutissent à prévoir exactement le même phénomène, auquel cas il est impossible de choisir à coup sûr entre ces jeux de principes alternatifs. Un exemple est la Relativité avec Éther de Poincaré et la Relativité sans Éther d’Einstein. Ces deux modèles prévoient exactement la même chose.
     
    Maintenant, il faut bien comprendre l’utilité de Dieu dans l’avancée de la science en Occident. Dieu a joué un grand rôle métaphysique, c’est-à-dire qu’il fut invoqué pour penser les principes à la base de la science. En s’imaginant comment Dieu créa le monde, l’homme a eu confiance en son intelligence pour comprendre le monde. De l’idée de création divine est sortie la notion de causalité moderne (la cause crée la conséquence). De son gouvernement actuel sur le monde est sorti la notion de "loi scientifique". La scolastique a été une période essentielle dans l’histoire des sciences, tous les scientifiques de la révolution scientifique ont été instruits à ses concepts.
     
    C’est même l’idée de Dieu qui permet le doute en science.
    En effet, Dieu est la raison première dont découlent tous les principes scientifiques et qui en assure unité.
     
    En maintenant l’existence de Dieu par-dessus tous les principes scientifiques, alors on a une assurance de stabilité et l’on peut faire varier ces principes à moindre frais, ce que l’on perdrait si l’on faisait de nos principes scientifiques des petits Dieux.

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