Précision : le saint-simonisme est resté très présent dans les hautes sphères de l’administration Française durant tout le XXe siècle.
Sur wikipedia est cité un groupe "X-Crise", une assemblée de polytechniciens qui aurait était assez actif pendant les années 1930.
L’intéressant est qu’il y a un groupe de polytechniciens fondé en 2005 qui se réclame de l’héritage du groupe "X-crise", donc du Saint-Simonisme. Ce groupe s’appelle "X-sursaut", mais semble avoir une orientation plus libérale.
Il y a un lien ici qui parle de X-sursaut. Parrains : Claude Bébéar (ex Axa), Bernard d’Esambert (ex-banque Edmond de Rothschild), Gérard Worms (ex-Indosuez), Jean Peyrelevade (ex-Crédit Lyonnais).
Il y a une page de présentation ici. Le groupe se réclame en effet du Saint-Simonisme.
ça devient donc très clair. Saint-Simon, en voulant fonder la morale sur "la loi de la gravitation de Newton", montre qu’il conçoit l’Homme sans esprit : l’homme n’est pour lui qu’un corps, qui sécrète la pensée. Les lois de la physique suffisent donc à la politique.
Saint-Simon est scientiste. Mais cette position ne tient pas. La physique ne traite que d’objets inertes, qui agissent sous la nécessité des causes externes à eux-mêmes. Or l’Homme, comme tout animal, s’il subit en effet les causes physiques externes par son corps, a en plus la capacité de se générer en interne ses propres causes d’agir : l’homme est un sujet, il a une cause finale, une fin, une volonté, ce qui fait qu’il faut le distinguer de l’objet physique qui est inerte, sans volonté propre.
C’est cette distinction nécessaire entre sujet - qui a des droits et ne peut être objet de possession, et objet - qui n’a pas de droit, mais peut être objet de possession, qui justifie que les sciences morales et politiques ne peuvent pas être considérés selon le modèle de la science physique. D’où l’erreur de Saint-Simon.
Pour les Saint-Simoniens, l’homme n’est pas propriétaire de ses propres pensées, celles-ci sont conçu comme une sorte de sécrétion corporelle. La variation des pensées entre les hommes ne s’explique pas par un Esprit propre à chacun, mais par une histoire propre à chacun, qui oriente les sécrétions intellectuelles dans une certaine direction. En conséquence de quoi, il suffit de changer l’histoire de chacun pour changer l’Homme. Or, puisque chacun naît dans une famille, c’est donc dans la famille que se fait le début de l’histoire de chacun, et ce début a une conséquence considérable.
Donc, il faut retirer les enfants aux familles, afin de leur transmettre au plus tôt les vérités de foi Saint-Simonienne.
Nous sommes donc face à un gouvernement qui se dit laïque, mais qui est en vérité parfaitement religieux, et cette religion, c’est le Saint-Simonisme.
Je ne crois pas que le gouvernement fasse diversion. En effet, vu comme cette diversion le fait se marginaliser dans l’opinion, s’il ne s’agissait que d’une diversion, il en changerait pour en employer une plus efficace.
Donc non, je ne crois pas qu’il fasse diversion sur ce point. La diversion qu’il fait sur ce point, c’est quand il revêt toute critique de l’habit d’extrême-droite...
Le gouvernement agit guidé par une foi.
Le PS se réclame du Saint-Simonisme (je l’ai lu il y a peu dans le journal des militants en 2010 de mémoire). Or le Saint-Simonisme a développé une doctrine de l’ingénierie sociale, et a même préconisé une "religion laïque" (basé sur... "la loi de la gravitation de Newton"... c’était la période scientiste). Étudiez cette doctrine, la filiation est très claire avec les mesures prises par le PS aujourd’hui.
Bref, le PS est la secte des Saint-Simoniens.
Il agit, guidé par une foi Saint-Simonienne.
Nous voilà avec un gouvernement sortit tout droit du XIXème siècle.
Elle préfère la croix de Wotan, celle du Dieu exterminateur, à la croix du Christ, celle du Dieu qui se donne en sacrifice.
Frida est pour une révolution néo-payenne. "Odin statt Jesus" plaide-t-elle.
Vu notre patrimoine, vu les résultats désastreux du néo-paganisme dans l’histoire du XXème siècle, je ne pense pas que cette offre politique soit conforme au Bien Commun.